ANCIEN PROCÉDÉ DIT D'ÉPELLATION
Le procédé d’épellation ec: sidère le mot écrit comme un assemblage de lettres et non comme la représentation d’un son ou d’un groupe de sons. Les lettres seules étant considérées comme les éléments du mot, on commence par les faire étudier toutes à la Jois, en leur donnant un nom particulier qui ne sera presque jamais rappelé dans les mots qu’elles sont destinées à former. Quand les enfants sont arrivés à la distinguer parfaitement, ils doivent, en les prenant une à une et les nommant, décomposer le mot. Après cette analyse, on fait la synthèse du mot ou plutôt la synthèse de chaque syllabe que l’on prononce comme elle doit l'être, sans tenir compte de l’épellation particulière des lettres.
Voici un exemple:
Supposons que l'enfant ait à lire le mot Cham- Pignon. On analyse d’abord ainsi la première syllabe C'é, ache, à, èm, on fait ensuite la synthèse
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en prononçant cham, et l’on continue en disant : pé, 1, pi; gé, ène, 6, ère, gnon.
“Etrange analyse et non moins surprenante synthèse!--dit Vincent, inspecteur d'enseignement primaire, en France—dont l’une étudie les éléments desquels on ne saurait induire l’autre qui, à son tour, fait un tout avec des éléments ne pouvant absolument pas le constituer.’
D'après l’ancien procédé, ou méthode d’épellation, chaque syllabe est considérée comme ayant autant d'éléments que de lettres, exemple: le mot austérilé, s'épelle: â-u-s aus,: t-é accent aigu: lé—austé, r-i: ri—-austéri, t-é accent aigu: té—
‘auslérité. Cette épellation est généralement accompagnée d’un petit ton chantard très désagréale,
Le procédé d’épellation est absolument illogique et ne tient aucun compte de l’âge des élèves qui le subissent.
Prenons les mots agréable. mouchoir, cheval, psaume, siructure et épelons-l: , gréable: à-géerre-é accent aigu—gré; âgré, à: agréd, bé-elle-é-ble: agréable. Il est impossible à travers ce galimatias, qu'un pauvre en‘ant de six ou sept ans découvre le mot agréable. On lui a fait dire au milieu du mot: à (grave), mais en lisant le mot tout entier on le force à prononcer a (aigu). Il a épelé: bé-elle-6, suivant l'oreille ces trois lettres doivent donner la syllabe blé, mais non, on oblige l'élève, contrairement à la logique, à prononcer ble.
Bé-elle-é: Ble ! ça n’a pas desenscommun! L’ana-