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saire pour maintenir ses connaissances et mieux connaître les matières du cours d’études. L’instituteur, qui, maître de la branche qu’il enseigne, prépare la leçon de chaque jour et met de la vie dans son enseignement, est sûr d’intéresser et d’instruire ses élèves; il n’aura pas à s'occuper de la discipline et ses élèves ne prendront pas l’école en dégoût.
IT. — Éducation et Instruction
L'éducation est le développement des diverses facultés que le bon Dieu a données à l’homme. Elles ne sont qu’en germe chez l'enfant. A l’instituteur incombe la tâche d’en occasionner, aider et diriger le développement: II accomplit ces augustes fonctions par divers procédés au nombre aesquels se trouve l’enseignement des différentes matières du cours. /T'acquisition des connaissances, l'instruction, n’est donc qu’un moyen de formation et l’on a grad tort d’en faire le but de l’école. L'enfant va à l’école pour se développer, se discipliner, se former, c’est-à-dire se préparer à la ve. / À l’école, on lui enseigne diverses vérités qu'il s’assimile comme la plante s’assimile les sucs qui entourent ses racines, les éléments divers qui existent autour de sa tige. Toutes les matières enseignées doivent donc converger vers la formation de l’enfant, l'éducation.
PR CE III. —La Discipline
La discipline est l’ensemble des règlements qui concernent l’école et que l’instituteur est chargé de faire observer. L’institueur y est soumis comme les élèves et son exemple sera toujours pour ces derniers un puissant entraînement à bien faire. La discipline maintient la bonne tenue des élèves, le silence et l’ordre pendant les divers exercices. Elle est très importante, car “tant vaut la discipline tant vaut l’école.”
L'ordre en tout, un tableau du temps judicieusement fait et suivi de manière que les élèves soient toujours occupés et sachent toujours ce qu’ils ont à faire, des leçons toujours bien préparées, graduées et rendues intéressantes par des exemples, des interrogations, des images, voir même des projections lumineuses, si les conditions de l’école le permettent, des applications à la vie physique ou morale, voilà, avec l'esprit chrétien, les garanties les plus sûres d’une bonne discipline. Que l’instituteur sache bien que des procédés paternels, indulgents pour les enfants quoique inexorables pour les défauts, valent mieux que les reproches amers et les punitions.
Que le maître s’efforce de faire comprendre aux élèves qu’ils sont à l’école sous une direction paternelle, qu’il évite autant que possible les punitions corporelles et qu'il n'emploie aucune punition dégradante. Il ne frappera jamais les élèves à la tête ou à la figure. Dans les écoles où il yaun
principal ou un directeur, les punitions corporelles lui sont réservées: (Voir art. 245 du code civil).(1) Ajoutez à tous ces moyens une surveillance avisée et constante, exercée avec discrétion et charité et la discipline règnera dans l’école.