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vant, les mêmes lésions sur des travailleurs occupés à décharger des sacs remplis de froment. Peu d'années auparavant pareil accident s'était produit sur les bords de la Theiss et paraît-il, on ne put se défendre contre les attaques du Pedivculoides qu’en submergeant le navire et son chargement dans le fleuve.
Des cas semblables se produisirent à nouveau en 1884 près de Klausenbourg (Flemming). Enfin en 1885, au mois de juin, des ouvriers occupés, près de Budapest à moudre de Porge,
. eurent,au cours de ce travail, une éruption prurigineuse.
Seul le contact de l’orge non préparé provoquait cet accident : l’orge une fois moulu n’avait plus aucun effet. Les lésions consistaient en petites pustules disséminées sur les parties découvertes du Corps, mais débutant toujours au cou. Karpelles découvrit dans l’orge le Pediculoides dont il donna une longue description sous le nom de Tarsonemus uncinatus. S
Avant de quitter l’Europe, signalons que M. le P' Brumpt a reçu une lettre de Constantinople lui racontant qu’au mois d'avril 1922, des éruptions et des démangeaisons furent observées chez des travailleurs manipulant de l’orge.
Mais c'est surtout en Algérie et aux Etats-Unis que les accidents dus au parasitisme du Pediculoides ventricosus semblent être relativement fréquents.
La première observation en Algérie remonte à 1870. Elle est due à Nouffert, médecin à Guelma. D’après Moniez, après être descendu dans sa cave où se trouvait empilé une | vingtaine de sacs d'orge, luiet une personne de sa famille
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qui l'avait accompagné constatèrent une série de larges
cercles rouges sur les bras, le tronc, le cou et les jambes, circonserivant, irrégulièrement des plaques rosées, dures, légèrement saillantes, de diamètre varié, survenant presque subitement et accompagnées d’une vive démangeaison. Tout disparut au bout de 7 à 8 jours. Les sacs d'orge étaient recouverts d’une poussière rougeâtre, qui, à l’examen microscopique se montra presque uniquement composée d’Acariens qu’il nomma Acarus urticans mais qui fut plus tard reconnu être notre Pediculoides.
Onze ans plus tard, en 1881, à Gouraya, le D" Collard, manipulant chaque jour une certaine quantité d'orge destinée à un mulet, est atteint, ainsi qu'une dame voisine, des mêmes accidents, accompagnés Cette fois de fièvre. L'examen des grains lui fit constater qu'il existait à leur intérieur une cavité pleine de poussière transparente uniquement composée d’Acariens analogues à ceux de Nouffeït.
En 1899, au magasin militaire de Constantine (lettre du D' Billet publiée par M. Brücker) des soldats employés à cribler de l'orge, présentèrent des accidents de toxidermie d'intensité variable. L’un d'eux « présentait une éruption tenant à la fois de l’urticaire et de l’érythème scarlatinitorme, s’étendant principalement sur le ftronc, les membres supérieurs, le dos, la face, en particulier aux paupières qui semblaient atteintes d’érysipèle. Au bout de quelques jours ces accidents ont disparu avec la desquamation des plaques ». Avant l'opération du criblage on avait trouvé sur l’orge en question une couche de 7 à 8 centimètres formée entièrement de cadavres de Microlépidoptères, c’est-à-dire probablement de Teignes des blés, d’Alucites ou de genres
voisins parasités sans doute par le Pediculoides.
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Au début de novembre 1907, Plantier observe à El. Affroun, dans le département d'Alger, une petite épidémie de dermatose prurigineuse survenue brusquement chez des cultivateurs ayant semé de l’orge toute la journée. La plupart n’accusèrent que quelques démangeaisons et un érythème sur les mains et les avant-bras, du reste de peu d'importance. Mais chez l’un d'eux, le prurit fut intolérable, Cet homme présentait au niveau des parties découvertes, c’est-à-dire des avant-bras, un érythème scarlatiniforme, sur lequel se détachait une éruption ortiée et, en certains points, de petites vésicules remplies de sérosité. Lemembre était très augmenté de volume, gonflé par un œdème dur, ne produisant aucun godet à la pression du doigt. A la suite d’un traitement approprié ces phénomènes disparurent au bout de 3 jours. Ayant examiné les échantillons de l’orge semé, Plantier y trouve un Acarien, déterminé plus tard Pediculoides ventricosus par le P° Trouessart.
Dans le même mois, H. Gros x l’occasion d'étudier des faits semblables chez les gendarmes de la brigade de Rebeval. Il trouve, non seulement dans les céréales et les légumineuses incriminées — du reste infestées par la Teigne des céréales — mais encore à la surface de la peau de malades de nombreux Pediculoides. dont il donne une bonne description.
Ce même automne 1907, Cambillet constate une petite épidémie de vives démangeaisons, survenues brusquement chez 23 personnes du village de Flatters, ayant manipulé l'orge récoltée dans une ferme voisine. Le prurit était sou-
lagé par le grattage, mais « celui-ci provoquait une érup-
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tion d'urticaire, caractérisée par des élevures, rouges dures, à sommet aplati et plus clair, de formes et de dimensions très variées, les unes petites, rondes, d'autres plus étendues et polycycliques, mais les plus nombreuses étaient en forme de trainées dans la direction des coups d’ongle ». Le prurit ne durait que peu de temps mais l'éruption d’urticaire laissait à sa place «des papules de prurigo, les unes écorchées par les ongles et recouvertes par conséquent d’une petite croûte noire de sang desséché, les autres intactes et d’un rouge qui allait en pâlissant avec leur ancienneté ». Pareille épidémie s'était déjà produite plusieurs années auparavant dans un village des environs et n’avait cessé qu'avec la disparition de l'orge emmagasinée dans un appartement. Ici aussi, Cambillet trouva un Acarien qu’il détermina Tyroglyphus (Aleurobius) farinæ, parasite ordinaire du blé et des vieux fromages. N’y a-t-il pas euü confusion d’espèce avec notre Pediculoides ? Avec Plantier, Courcelle et Molle cela nous paraît vraisemblable.
Dans le courant du mois d'octobre 1910, apparut à Oran une petite épidémie de dermatose, consistant « en une série d’élevures rougeâtres, acnéiformes, assez volumineuses extraordinairement prurigineuses les premières heures de de leur formation et qui, malgré la disparition du prurit, restent saillantes et très apparentes ». Ce prurit amène les malades à se gratter incessamment et ce grattage ne tardait pas à modifier l’aspect des lésions éruptives qui simulaient alors à sy méprendre l’aspect de la gale sauf en ce qui concerne leur distribution. Les personnes atteintes étaient toutes des portefaix ou des employés au service
d’une entreprise de transport, ayant touché à des sacs
d'orge destinés à l’alimentation des chevaux, emmagasinés depuis peu. À
Deux médecins de la ville les D" Courcelle et Molle, connaissant des accidents survenus dans les mêmes conditions en Algérie, n’eurent aucune peine à en déterminer ia cause. En examinant les poussières de l'orge, ils trouvèrent facilement le Pedieuloïdes.
Cette même année 1910, Etienne Sergent signale dans deux localités du département d'Alger, El Hannser (commune mixte d'El Milia) et Sidi Merouan, deux épidémies de dermatose due au Pediculoides. A EI Hannser cette affection était bien connue étant, paraît-il, très répandue chaque année. Mais cette fois elle semble avoir eu un certain caractère de gravité : « elle fait cruellement souffrir » «les douleurs sont intolérables >» et lorsque l’éruption était généralisée elle s'accompagnait chez les enfants de violents accès de fièvre. Ceux que le D'° Sergent à vu « avaient sur tout le corps un érythème avec lésions de grattage et l’éruption, très abondante,consistant en macules rouges entourant une
pêtite pustule blanchâtre ».
Dans l’automne 1916, une épidémie analogue sévit dans deux localités de la haute vallée du Cheliff, Lavigerie et
Voltaire. La plupart des malades, rapportent Sergent et Alary, présentaient sur les membres, la face et le cou, atteints d’un gonfiement plus ou moins marqué, des lésions rappelant celles de lurticaire, mais centrées d’une petite vésicule remplie de sérosité ; au bout de peu de jours, les plaques urticariennes s’affaissaient et, les démangeaisons persistant, les lésions de grattage apparaissaient.
Chez quelques malades l’aspect des lésions simulait
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