‹ Pediculoides VentricosusChapitre 9 sur 24 · RAT · texte numérisé non relu

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ques, siégeant principalement au cou, au visage, au tronc et aux parties génitales, rarement au cuir chevelu.

Il n’y à que peu de lésions de grattage bien qu’il existe du prurit et une sensation de cuisson. L'état général reste bon. L’éruption progresse rapidement : en deux ou trois jours elle atteint son point culminant. Puis les vésicules qui dans certains cas sont confluentes ou volumineuses se sèchent rapidement, les taches rouges disparaissent sans laisser de traces et, en dix à vingt jours,si toute nouvelle cause de contagion a été écartée, le malade est guéri.

La même année S. Berna constate une dermatose identique chez un Certain nombre d'individus. Il trouve également le Pediculoides ventricosus dans les grains incriminés.

En 1920, Puntoni d’une part, Pantaléoni de l’autre, décrivent deux épidémies de dermatose identique à la précédente, dues aux mêmes Acariens et survenues dans la région de Rome. Peu après, en septembre et octobre 1921, Pantaléoni observe de nouveau les mêmes accidents chez tous les individus d’une même famille après contact avec des grains.

En Hongrie, les attaques du Pediculoides sur l’homme paraissent un peu plus fréquentes.

En juin 1877, dans une station de chemin fer de Klausenbourg (Kolosvar) des ouvriers occupés à décharger des sacs d’orge furent pris au bout de quelques minutes déja, d’un prurit et d’une éruption. Géber, professeur à l’université de cette ville, étudia et décrivit l'affection. Dans les cas les plus bénins l'éruption avait une apparence urticarienne : des plaques rondes, discrètes ou confluentes,

de dimensions variables, atteignant quelquefois un diamè-

Si es

tre égal à celui de la paume de la main, étaient disséminées sur une grande surface du corps. Après cette première attaque brutale d’urticaire, subsistèrent de petits nodules de la grosseur d'une lentille, recouverts de croûtelles de sang concrèté. Chez quelques individus plus gravement atteints, ces lésions étaient accompagnées de petites vésicules grosses comme une tête d’épingle.

Les malades présentaient en même temps un peu d’anorexie et un léger mouvement fébrile pendant les deux premiers jours. Dans des cas plus sérieux il se produisit sur une surface plus ou moins étendue de la peau un érythème rouge vif, augmentant la température locale, si sensible que les malades ne Suppürtéiént pas le contact des draps ou des vêtements. Une fièvre pouvantatteindre jusqu’à 38°5 accompagnait cette dermatite. Celle-ci après avoir atteint son point culminant letroisièmeou le quatrième jour, restait stationnaire un jour ou deux, puis disparaissait gradueHement. Geber, étudiant l’orge suspect y trouva le pediculoides qu’il décrivit minutieusement."

En 1882, le 18 juillet, 36 journaliers étaient occupés à décharger, près de Budapest, un certain nombre de sacs d'orge d’un bateau arrivé de Kalafat (Roumanie). A peine une demi-heure après la fin du travail, les ouvriers ressentirent à la partie supérieure du corps un très vif prurit qui augmenta les jours suivants.

On remarquait alors sur le cou, la poitrine, les avant-bras, le ventre et même les cuisses de ces hommes, des vésicules presque coufluentes, « de la taille d’un grain de mil à celle d’un grain de pavot » entourées d’une zone rougeñtre. Kol-

er, qui rapporte ces cas, avait déjà observé, 6 ans aupara-

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