L HIVER
PAUL BAUDOUIN
coloris est assez brillant bien qu'un peu dispersé et dans les notes sourdes. Il n'y a ni synthèse générale, ni lyrisme, ni grandeur vraie. Le sentiment de la nature que reflètent ces peintures n'a rien de particulièrement exaltant. C'est la vision d'un brave homme et qui peint avec beaucoup d'ordre et de simplicité des scènes de la vie rustique. Ne cherchons pas dans ces peintures la grande arabesque décorative qui rassemble tous les personnages et le paysage dans une vision unique et qui précise la leçon générale que suggère par exemple « le Soir » ou « l'Été de la vie »' de Besnard. C'est plein de talent. Il y a des coins charmants. On peut citer par exemple : « la Maternité » ou encore la figure de jeune fille versant les semences dans le tablier de son père. Il n y a ni fougue ni emportement, à plus forte raison n'y a-t-il pas de génie.
Ajoutons que la bordure « décorative » qui entoure ces compositions est aussi pauvre que celle de Saint-Maur-les-Fossés et que les deux bandes rouges qui délimitent cette bordure sont d'un coloris rudimentaire.