Élève de l'Académie des Beaux-Arts de Varsovie
5. Élève de Gros. Médailles de deuxième classe en 1824, de première classe en 1827, décoré en 1836.
rable. Et pourtant ce petit tableau a de la jeunesée encore et de la vivacité.
M. Georges Becker*. — Un tout jeune homme encore imberbe, vingt-six ans, je crois. Sa Veuve du Martyr compte parmi les meilleures toiles du Salon. C'est une belle scène, bien composée. La veuve d'un chrétien supplicié descend dans les catacombes, et par un geste fort beau élève son dernier né jusqu'au monogramme du martyr qu'elle veut faire baiser par les lèvres de l'enfant. Un petit garçon, plus âgé, suit, déjà sérieux et triste, les pas de sa mère. Une lampe éclaire cette scène et projette sa lumière rougeâtre sur la couronne blanche et les palmes appendues au tombeau du mort. Il y a d'éminentes qualités dans cette composition, exécutée dans des dimensions qui ne feraient point reconnaître chez M. Becker un élève de Gérome. Les plis des étoffes qui couvrent ces grandes figures tombent avec une réelle majesté. Il y a là un sentiment profond du style, et le succès de M. Becker, à qui le jury a décerné une deuxième médaille, nous fait espérer que le jeune peintre reviendra, plus résolu encore et plus mallre de sa couleur, d'un voyage en Espagne, où l'envoie la direction des beaux-arts.
M. Jean Benner*. — Encore une seconde médaille du Salon de 1872. Il y a un sentiment dramatique saisissant dans la grande scène que M. Benner a peinte. Son tableau a pour titre : Après une tempête à Capri. Des femmes, affolées de douleur, interrogent du haut des rochers la mer qui leur a pris leurs frères, leurs amants ou leurs époux. Elles se penchent sur le gouffre, elles se tordent les cheveux. Leur désespoir, un peu trop mélodramatique, finit cependant par causer une
1. Élève de M. Gérome. Médaille en 1870, deuxième médaille en