Slève de J. Breton. Médaille de troisième classe en
fait dignes d'éloges, 11 y a une vie singulière très-inlense, d'une vérité et à la fois d'une poésie pénétrantes dans cette Hewre de la marée. Ces types hâlés de pêcheurs, ces vannes emplies de poissons, ce rivage, ces galets ; tout est rendu avec un soin et une séduction je ne dirai point très-personnelles , puisque le souvenir de M. Jules Breton étreint encore M. Billet, mais très-remarquables. Voilà un npm de peintre qu'il faut désormais retenir.
M. BiN*. — Un hercule musculeux se dispose à tuer un hydre d'un aspect classique. Gomment M. Bin appelle-t-il ce tableau? Héraklès Teraphonios. Il faut être helléniste, paraît-il, pour comprendre cette peinture. Ah! pour V amour du grec..,. Il y a de solides qualités dans la toile de M. Bin. La roche, les casques, certains accessoires sont fort bien rendus. M^is cet Hercule est de brique, et l'hydre, de forme classique, avec sa langue*de feu, nous fait sourire. Et dans quels roseaux en fer cette hydre est-elle tapie î M. Bin a été souvent mieux inspiré, quoiqu'il y ait dans son AffvX mythologique un réel talent.
M. Christophe Bisschop ^ est un Hollandais qui expose deux bons tableaux, un surtout, le Peintre de berceaux. Gela est joli, d'une couleur chaude et d'un ton tout à fait agréable.
M.Paul Blanc* (élève de M. Bin), est un des triomphateurs du dernier Salon. Non pas que tout soit parfait dans son Enlèvement du Palladium^ mais il y a une recherche du style et de ce qu'on nomme, en raillant, le grand art. Les Grecs arrachent de son piédestal la statue qui sert de défense à Troie. Les mouvements de ces détrousseurs' épiques sont bien agencés.