Élève de MM. L. Cogniet et Gastan
2. Élève d'A. de Pujol et de G. Maller. Médailles de troisième classe en 1859, de deuxième classe en Ml, rappelée en 1863. Décoré en
3. Élève de TEcole des Beaux-Arts de Lyon. Médaille de troisième classe en 1844. Rappels en 1857, 1859 et 1863.
ce nom magiqile écrit sur le sable : Paris! La fillette se croise les mains, songe et oublie son petit panier d'œufs qu'elle va casser en chemin. Ce gracieux couple se détache sur un paysage d'automne. On croirait voir une scène élégante d'un de ces vaudevilles Louis XV que Déjâzet excellait à jouer jadis. Oui, c'est justement cela, et M. Compte- Galix a fait élégamment du Déjazet en peinture.
Les Deva Grégoces de M. Charbonïïel * sont deux juifs, un couple, homme et femme, fort ennuyés par les nouvelles coupures de la Banque. Ils les examinent avec attention, comme un expert étudierait un autographe. M. Charbonnel est élève de M. Gérome et de M. Garolus Duran, mais c'est l'influence de son dernier maître qui se fait sentir dans cette étude curieuse d'usuriers.
M. Armand Gharnay ■ a peint avec esprit une Leçon d^équitaliorij très-mondaine, très-élégante et qui ressemble à quelque Ulmtration d'un roman de Feuillet. Une bonne toile et d'une facture très-moderne.
M. Chavet • reste fidèle à ses petits intérieurs. Ses femmes rousses causant ensemble, ou écoutant un musicien qui leur joue du Mendelssohn ou du Schubert, sont bien contemporaines et fort gracieuses. C'est un peu là de l'art d'étagère, mais ces figurines ont leur prix, et, comme le poëme de Musset, elles ont cela pour elles qu'elles ne sont point historiques.
M. Chazal* a exposé la Reine de Saba: c'est une imagerie voyante, un décor d'opéra, avec des négresses
h JSlève de MM» Gérome et G. Duran.