Ëlève de M. Bouguereau. Médaille en
arme couchée sur son bras. Ce n'est rien, et c'est une des plus remarquables toiles du Salon. Gela est vivant et charmant Cette jeune fille blonde est vue de profil, avec son corsage d'une grâce et d'une jeunesse ravissantes, et cette oreille rose, et cet air d'innocence, de candeur, ce je ne sais quoi d'honnête et de doux, est une peinture absolument remarquable et séduisante. Cela est coloré sans fracas, dessiné d'une façon hors de pair, et ce profil juvénile vous demeure devant les yeux comme une vision parfaite. La jolie chose en vérité! M. Gustave Jacquet est élève de M. Bouguereau; mais, celte fois, on peut l'affirmer, c'est le disciple qui a dépassé le maître.
M. Jalabert. — Le RéveU. C'est une Italienne qui regarde son petit enfant, rose et nu, s'étirer avec ce geste adorable des petits êtres regardant curieusement la vie. La peinture est élégante, et ce Réveil sert de di^ne pendant au portrait de la maréchale Ganrohert qu'exposait, à côté, M. Charles Jalabert.
M. Jazet*. — Le Repaire. Deux bandits, entourés d'objets précieux, d'étofTes de prix et même (il faut être pratique) de volailles arrachées au poulailler, fument et rient. On prendraitM. Jazet,élèvede M.Barrias, pour un élève de Meissonier. C'est là une jolie toile.
M. JoBBÉ-DuvAL*. — Désirs! Une femme assez laide tord ses membres nus en voyant se becqueter deux colombes. M. Jobbé-Duval n'avait pas besoin d'appeler Désirs cette scène d'hystérie. On en eût trop bien et trop facilement deviné le titre. J'aime mieux le Bouquet de roses du même peintre* Au moins cela n'est pas indécent.