Ëlève de M. F. Barrias
2. Ëlève de P. Delaroche et de M. Gleyre. 3* médaille en 1850, rappelée en 1857 ; décoré en 1861,
M. Kaemmbrer*. — La dispute. Au Palais-Royal, deux muscadins en viennent aux mains, armés de chaises à barreaux verts. Leurs compagnes essaient de les séparer. Un garçon accourt. Les tasses de porcelaine se brisent. Au fond, sur un socle qui portait le buste cassé de quelque haut personnage, on lit l'inscription, ironiquement placée: Égalité, fraternité. M. Kaemmerer semble avoir fait du Debucourt avec les procédés de M. Tissot. Sa peinture est bonne, spirituelle et d'une couleur fort agréable; rien ne choque et tout amuse.
M- Eugène Lambert*. — Corvooitise.Cne sont des chats qui contemplent un rôti. — Grandeur déchue. C'est une peau de lion, dans la gueule empaillée duquel jouent doucement des petits chats. M. Eugène Lambert excelle à peindre les animaux et, en particulier les petits ani-. maux, poussins, canetons, petits chats. Les deux derniers tableaux sont adorables, peints et composés avec une finesse charmante.
M. Lambron*. — Le peintre ordinaire des employés aux pompes funèbres, n'a donné, celte fois, qu'un tableautin représentant un clown du Cirque et un nain chinois se détachant l'un et l'autre sur un rideau pourpre. Ces deux petits personnages sont peints comme sur porcelaine. Et quelle pauvreté d'Imagination ! M. Lambron tirait autrefois de retentissants coups de pistolet qui étonnaient bien des gens ; il a à peine fait éclater, cette fois, un pois fulminant qui n'a fait détourner personne.
M. Lançon. — Lion et Lionne. — Une fière étude d'animaux, très-puissante, quelque chose d'un Barye au pinceau. M. Lançon, qui a donné de si admirables