Elève de M. C. Comte
2. Médaille de 3* classe en 1861, rappel en 1863, médaille en
M. LÉON Perrault, — V Éducation d'Azor. — Cela est gentil et maniéré; de l'art agréable, rien dQ plus. Ja préfère, en fait de sucreries, le Mobilisé du même auteur , mais j'aimais mieux- encore ses tableaux des années précédentes. .
M. Charles Pille^ . — V Automne. Deux vieilles gens, ou plutôt une commère et un compèrç, mûrs Tun et l'autre et bien vêtus, de riches Hollandais en costumée du dix-huitième siècle, se font, devant la porte, une cour assidue. Ce sujet est spirituellement traité. I^es amoureux hors de saison sont fort comiques sans êtr^ ridicules. Les étoffes et les accessoires sont traités avec un soin infini. Je ne dout^ pas que M. Pille, qui est fort jeune, ne devienne un peintre d'un rare talent daas }e genre épisodique qu'il a choisi. Sa peinture est solide, ferme et très-agréable à l'œiL
M. Plassan^. — Toujours de jolies petites figurines et d'ingénieuses petites combinaisons. KAtelier nous représente un modèlôy une femme à demi vêtue et re-»gardant de près une peinture. Gela est tout petit et prétend à rappeler le^ Hollandais. La femme est rousse et vulgaire. Le second tableau de M. Plassan s'appelle : Armé jusqu'aux dents. C'est un homme attablé, tenant fourchette et couteau et qui dtnct Ces drôleries sont h la peinture ce que les vaudevilles du Palais^Royal sont à la littérature.
M. Princeteau. — Patrouille de uhlans surprise par une embuscade de frQrm- tireurs. Il fait nuit; des coups de feu, pâles comme des lumières de vers luisants, trouent l'obscurité. Les uhlans , figurés par des ombres chinoises, détalent et se précipitent dans un fossé. Quelles poses bizarres d'hommes et de chevaux 1
1. Elève de M. F. Barrias. Médaille en 1869, V médaille en 1872.
2. Médaille de 3* classe en 1852; rappels en 1857 ^t 1859. Décoré en 1859.
Quels fantastiques raccourcis I M. Princeteau a fait la gageure de donner à cet épisode de guerre l'aspect improbable d'une ballade de Bulwer traduite par un pinceau allemand. Il y a réussi.
H. Louis Priou*. — La coupe et la Lyre. C'est du moins un essai de grande peinture et qui a bien des qualités. Le poëte est demi nu, hésitant entre la lyre et la coupe. Composition un peu grise, à la Couture, mais bien étudiée, avec des parties excellentes.
M. GoNZAGUK Privât*. — Un peintre littérateur, ou un littérateur peintre, un Provençal, au moins par la façon dont il conte, un ami et un disciple d'Alphonse Daudet. Son Effet de nuit est fort réussi, et cette promenade à la Fontaine fait songer à ces belles heures nocturnes de Ntmes, où la poésie erre, accessible aui seuls initiés, à travers des ruines superbes. Il y a un double talent tout particulier et très-sympathique dans M. G. Privât, et je le signale avec plaisir, et à ces deux titres.
M. Ranvter*. — Une Nymphe des eaux. Etude fort jolie, dont le seul tort est de trop rappeler la peinture sur faïence.
M. 6. Régamet^. — On n'a pas beaucoup pu voir ses Tirailleurs algériens et spahis blottis dans un coin du Salon. C'est une bonne étude, très-vraie, de ces pauvres gens défendant, à demi gelés, ce grand Paris qui n'était point leur patrie.
M. Rejnaud'. — Lazzarone mangeant v/ne pastèque,"
C'est un petit drôle accroupi sur le sable et mordant à belles dents au milieu d'une tranche rose. Sa petite frimousse noire et très-drôle s'ouvre dans un bon rire