Élève de Loubon. Médaille en
enfantin. A ses pieds, des coquillages, des bigornots. Il regarde droit devant lui^ barbouillé et gentil comme un Murillo. M. Reynaud excelle à rendre ces types méridionaux, et sa couleur est toujours aussi vive et aussi agréable.
Mme la baronne de Rothschild*. — Deux oignons, un couteau et un torchon. Et voilà yne étrange aquarelle signée d'un tel nom, d'un nom qui tinte l'or. Fantaisie de grande dame, mais à coup sûr œuvre d'artiste. Ces oignons-là feront pleurer plus d'un pauvre diable qui, au lieu de s'amuser à les peindre, est contraint de les manger.
M. Saintin*. — Deux augures. Une soubrette qui regarde en riant un magotjaponais, riant aussi. Peinture crue, éclatante, mais agréable. Les laques sont fort bien rendus. Voilà M. Saintin atteint aussi de japonisme. Mais non, il devient Parisien avec son 2 Novembre 1871, et trop Parisien môme. Cette petite personne, fort geptille et vêtue de noir, qui porte une couronne au tombeau d'un soldat, ce n'est ni i|ne épouse, ni une sœur, c'est une maîtresse, et même une maîtresse élégante, que je n'aime pas à rencontrer là, dans cette attitude de pleureuse. Je comprenais autrement et plus sévèrement le Jour des Morts d'un lendemain de guerre.
M. Salomé. — Une bonne étude d'Italienne.
M. ScHENCK*. — Moutons ou chevreuils. M. Schenck peint ses animaux avec beaucoup de talent. Ce n'est pas parce qu'il est né dans le duché de Holstein et qu'il est devenu Prussien qu'il ne faut pas le reconnaître.
M. Schlesinger nous apprend, par le livret, que, né à Francfort, il s'est fait naturaliser Français. Son ta-