ÉlèTe de M. Cabanel
2. Élève d'Ingres. Médaille de 2* classe en 1839, de 1'* classe en 1847, de 2* classe en 1848. Décoré en 1852.
3. Né à Paris en 1837. Connu surtout comme graveur. Médaillé en 1864 et en 1866. il a obtenu une médaille de 3* classe à TExposiiion universelle de 1867. Décoré en 1869.
4. Lauqée (Désiré-François), né à Maromme (Seine-Inférieure),
d'homme. Mais on retrouverait son nom au bas des fresques qu'il terminait naguère^ sur les murailles de Saiute-Clotilde. Cet homme, d'un vrai talent et d'une modestie rare, a fait là sans bruit une belle œuvre. Et c'est aussi une chose fort remarquable que son portrait de M. 'Dicey, qui me parait être un peintre anglais, et que M. Langée nous représente, élégant, jeune, ardent, le regard clair, très-vivant avec sa main si bien peinte et sa barbe rousse* C'est là, à coup sûr, un des bons portraits et des moins tapageurs de cette Exposition*
Il en est un autre, un portrait de femme, à qui je trouve une saveur et un charme tout particuliers. C'est le portrait féminin de M. Rodakowski ^ .
M. Henri Rodakov^ski n'en est pas à ses premiers succès. Il nous a déjà donné des portraits qu'on a pu, sans tomber dans la flatterief comparer à ceux de Yan Dyck. La toile qu'il expose en 1872, le Portrait de. Mlle B...., est supérieur à son grand tableaU| Sigismond I*' faisant proclamer le rescrit confirmant les prir vUéges des gentilshommes polonais. Il y a sans nul doute
en 1823. Elève de M. Picot. IL débuta au Salon de 1845 et aborda i la fois rhistoire et le porttait. Outre des Portraits (1845-1853), il i eiposé; «titre abtfes cboées f emftrqaéeB : Vàn Dytk à Sfti^éMMm, U MeuHr^ de MiMnio, la Mort de gurbaran (1850) ; le Siège de Smint- Quentin, la Mort de Guillaume le Conquérant (1S53); Leeueur chef les Chartreux (1855) ; le Déjeuner du moissonneur, Sur te pas de la porte (1857) ; la Leçon d'équitation, les Maraudeurs (1859) ; la Bécolte des œillettes, la Bonne nouvelle, la Sortie de i' école (IMI); Saint Louis lavant les pied» aux pauvres, la Bouillie, le Nouveauné, (1863); Épisode dei guerres de Pologne enlS&3, le Repos (1864); SairUe Elisabeth de France lavant les pieds des pauvres (1865); la Petite curieuse (1866): la Pia di Toloméi, Jeune (iUe de Picardie (1869), etc.
M. Laugée a obtenu une 3* médaille en 1850| une 2* en 1856| un rappel en 1859, une l'* médaille en 1861 et un rappel en 1863. II a été décoré en 1865.
1. Ëlève de M. Léon Gogniet. Médailles de l" classe en 1853, de 3" classe en 1855. Décoré en 1861.
une grande vigueur de coloris et une science de composition trës-louable dans cette toile d'histoire : la tôle pensive du vieux roi Sigismond, l'air insolent et triofnphaîit de Tintrigapte reipe Pop^ Sforza sont excellemment rendus; mais cette œuvre est inférieure, à mon sens^ aq portrait attirant, élégant et exqpis de Mlle B...
Ce portrait-là peut sans crainte être mis à cAté des meilleurs et des plus Ans de no3 bons portraitistes du dix-huitième siècle, Il représente, debout et enveloppée dans un jnanteau de velours noir, dont la doublure cerise se relève et tranche sur le fond sombre, une jeune femme au sourire étrange, qui fixe devant elle un regard à la fois profond, railleur et honnête, tandis que ses narines, les tiarines d'un petit nez rond et charmant, semblent palpiter de vie. Tout pela est traité avec un art inouï.
Ce qu'il faut louer encore, ce sont ces lèvres, pareilles à deux cerises, où le sang court sous la peau et qui se froncent dans un sourire bizarre et ravissant; c'est le bras élégant, c'est le front intelligent et pur, c'est, en un mot, ce je ne sais quoi de doux et de spirituel répandu sur cette physionomie, d'un type que je croîs slave; c'est enfin l'expression de ce visage, expression qui ne nuit en rien ici à la facture du velours et des dentelles. ^
M. Rodakovvrski, né en Gallicie et élève de Léon Cogniet, n'avait certes pas besoin de ce nouveau succès pour être définitivement classé parmi nos portraitistes les plus remarquables, mais celte dernière œuvre, une des plus originales du Salon, le met tout à fait en relief et au premier rang.