‹ Peintres et sculpteurs contemporainsChapitre 78 sur 151 · Ëlève de MM. Giacomotti et Pils · texte numérisé non relu

Ëlève de MM. Giacomotti et Pils

convenait V Ambulance internationale par un temps de neige^ expose en même temps un Bazar japonais d'une bizarrerie qui n'est point sans agrément. Mais voilà bien ce que nous disions tout à l'heure, et ce petit tableau ressemble assez à un marchand de bric-à-brac. L'artiste y a accumulé tout ce qu'il a pu trouver à la Porte-Chinoise, ou ailleurs, d'objets, d'étoffes et de meubles japonais. C'est un fouillis^ d'ailleurs harmonieux, de lanternes, de parasols, de masques et de laqueg. tJn peintre en lunettes, tenant son pinceau en poil de loutre fln, achève de colorier un de ces masques de bois, dotlt les modèles semblent avoir été pris sur les masques antiques. Des enfants, pareils aux borbys du Japon et tratnalit leurs jouets, regardent en riant, tandis que detix visiteuses, leurs longues robes de soie à fleurs jetées traînant à terre, entrent curieuses dans le bazar. Il y a beaucoup de qualités cer7 tainement dans ce bazar où tout se heuf le, les couleur^i lés Soieries, les armes, les boiseries luisantes ; mais, malgré tout l'art du peintre, cette toile est^ en somme, peu vivante et M. Castres, qui a donné utie vie si intense à ses ambulanciers^ ne iréussit à représenter ses Japonais et ses Japonaises que sous forme de statuettes de bron2e. Ce ne sont point seulement des masques du Japon qu'on voit suspendus aux murailles de son Bazar : les deux femmes qu'il met en scène portent littéralement, non pas un visage mais un mftëque, plus tin, plus gracieux que les autres, mais un masque. Combien elles ressemblent peu à ces petites Japonaises à la peau de lait, toutes frêles, toutes mignonnes, à ces mousmées qui, avec leurs vêtemeiats aux couleurs tendres , rappelaient, à TË^position de Ï867, dans toute leur personne, la coloration de la rose -thé!

Les Japonaises du Bac japonais de M. Paul Lenoif * se

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