Élève de M. Picot
3. ScHLESiNGBa (Henri), né à Francfort-sur-le-Mein, vers 1814, iiaturalisé Français, élève de l'Académie de Vienne, U débuta au Salon de 1840. On lui doit : les Séductions de la vie. Promenade à Véglise, Guérillos espagTiols, Marguerite et le Tentateur (1840-1842); Si Jeunesse savait l.., les Favorites du sérail, le Repos, une Journée de J.'J, Rousseau, Colin-Maillard assis , le PorU d^amour, VlndiS' cret (1843-46); le Discret, V Intérieur du harem, Petite marguerite, la Romance (ISkl) ; le Premier amour de Voltaire, les Set^, les Confidences de V amour*, Improvisation de Piron, Ressemblance gararUie (1848-53); le Bonheur dans les m,oniagnes, la Chasse ai» p<ipillons, les Préférences, la Pénitente, la fiancée (1855) ; En Vahsence des maîtres (1857); la Dernière séance, le Bain de pied, Coucou (1859) ; VEnfant volé, laSource (1861) ; Peineperdue (1863); Fête de la Madone (1864) ; les Cinq sens (1865) ; Carmela, la Lecture (1867, Ex. un.); Maria dd Marco, Seule dans Vatelier (1868); les Bons amis {\S69); Peine perdue (1872); plusieurs portraits; etc.
n a obtenu une 3" médaille en 1840, une 2' en 1847 et la croix en
l'art français EIÏ 1872. 283
néej5 et pimpantes ; mais elles vivent peu et inspirent plus de sympathie souriante que d'admiration vraie. C'est nn joli dessus de botte à bonbons.
M* AjitignaS qui réussit jadis avec plus d'un tableau dramatique, et même mélodramatique : des incendies des inondations, des terreurs populaires, semble avoir renié son passé; il s'altife et se fait coquet maintenant en peignant des jeunes^premiers bretons ou des Xvago^ naises d'Anso. On les prendrait pour des figurantes d'opéra-comiqud, ces Aragonaises que le ciel d'Espagne fftit énergiques» superbes, et que M. Antigna nous rend toutes souriantes et enjolivées^ c'est-à-dire enlai»dies. On en peut dire autant de son Cousquet-hù Cette petite penmrez endormie et ce jeune Breton qui la regardi; ont Tair de deux actrices, dont Tune est traves^ tic, et qui vont jouer un vaudeville. Je préfère à ces figureg de li. Antigna Y Intérieur breton de Mme Antigna», où le vieux bahut, le banc de bois, les personna-
1. Antigna (Jean-Pierre-Àlezandre), né en 1818, à Orléans, élève de Paul Delaroche. Il a exposé : la Pauvre famitte, le Coin du feu, le Premier joujou, V Orage, les Baigneuses (1846); les Enfants de Ports j les Enfants de la Savoie, les Enfants égarés, la Lecture (1847); le mtin, le Soir, l'Atelier, VÉelair (1848); Après le Bain, l'Incendie, V Hiver, un Bas-bleu, les Enfants dans les blés (1850) ; Vlrwn^ dation de la Loire (185^) ; la Gamelle, la Ronde d^enfants (1853); la Fétê'Diêu, le Paralytique, la Jeune mendiante, une Pileuse d'Auvergne, le Denier de l'ouvrière, le Vieux pécheur de truites, la Fille du bouquiniste (1855) ; If s Inondations de 1856 d^ Angers, Pauvre femme. Méfiante, Pileuse bretonne, un Ecouteur (1857) ; Scène de gu£rre civile, Baigneuses effrayées par une couleuvre, la Descente, le Sommeil du Midi (1859); Filles d*Eve, le Lendemain de la Toussainhj Intérieur breton. Jeune fille à ^a fenêtre (1864) ; Mendiant et bergère (1863) ; le Miroir des bois, Fontaine àAnso (1864) ; Dernier baiser d'une mère, le Dimanche des Rameaux (1865) ; un Cauchemar, Sérénade à écho (1866); A quoi tient V amour, l'Enfant et son ombre (1868); le Roi des moutards. Fascination (1869); Aragonaises d'Anso, Cousquet'hi (Bretagne) (1872); divers portraits, eto.
Il a obtenu une 3* médaille en 1847, un« %* en 1848, uda 1'* en 1851 0t une 3* len 1855 (Ëx. un.). Il a été décoré.'en 1861.
2. F.lève de Delacroix et de M. Antigna. Mme Antigna a exposé :
ges de la ferme apparaissent, grasscDient peints, daus une bonne et belle lamière.
Un excellent tableau breton, c'est celui de H. Robert WylieS de Philadelphie. Il représente une vieille sorcière tirant à un enfant nouveau-né la bonne aventure. La. mère, une jeune paysanne, d'une beauté sérieuse, tient son enfant sur ses genoux. Il est fort bien peint, ce visage de belle fille songeuse, inquiète. Autour d'elle se groupe la famille, jeunes et vieux. Toute la scène est traitée avec soin et dans une gamme excellente. Le jury a accordé à cet Américain qui se plaît à Pont-Aven, au Finistère, une seconde médaille, et voilà, certes, une de ses médailles les mieux placées.
MM. Leleux*, de vrais bretons bretonnants, quoique très-parisiens et, je crois, élèves d'Ingres, ont exposé, cette fois, des Bretons, encore de petits pâtres, et nul ne s'en plaint. Le talent est le même, et si on en parle
Chercheuse de bois mort, Nature nwrte (1861); V Histoire saink (1863) ; le Retour du Contrebandier (1864), etc.