‹ Peintres et sculpteurs contemporainsChapitre 97 sur 151 · Ëlève de MM. L Cabat et F. Barrias. Médaille en · texte numérisé non relu

Ëlève de MM. L Cabat et F. Barrias. Médaille en

L'ART FRA^îÇAIS EN 1872. 301

l'autre, le couchant et l'automne; M. Robinet y voit le silex. li le polit et le repolit d'ailleurs admirablement. C'est le Desgofife des cailloux.

A peine me reste-il la place pour signaler l'effet de lune, tout à fiiit étonnant et crdne, de M. Schoutteten qui, avec ce ciel tourmenté, a signé là son meilleur paysage, et le Moulin^ vert et charmant, de M. Servin*, puis les deux admirables paysages de M. Vernier, pris sur la plage d^Yport^ vraiment lumineux, avec les coques des barques luisantes et claires. M. Yernier n'a pas été médaillé, mais en revanche, un Suédois, M. Wahlberg *, avec deux tableaux, l'un breton, une mer grise, une falaise, des genêts ; l'autre clair, verdoyant el qui est une vue de Suède, quoiqu'il ressemble à un coin de l'Oise, a obtenu une seconde médaille qu'il mérite.

J'ai pris encore en note les tableaux de M. René Véron *, la Premibi^e geUe et le Soir; et la Solitude et le Soleil couchant de M. Von Thoren. Ces deux dernières toiles sont de belles études des forêts badoises.

Mais quel voyage, en vérité, qu'une telle excursion à travers tant de sites, où nous promènent la fantaisie, le goût personnel et Tinspiration de ces peintres de toutes saisons et tableaux de toutes couleurs ! On éprouve le besoin de se reposer un peu au retour d'une telle expédition : il semble, en vérité, qu'on vient de faire le tour du monde, un tour du monde en deux heures. Un lecteur sensible pourrait dire alors au critique comme cette dame à Bougainville : • Ah ! que vous devez être las I Donnez-vous donc la peine de vous asseoir ! »

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