PLANCHES XLVII. ET XLVIII
Ces deux peintures ornent le col du vase dont les deux compositions précédentes ont été prises. Elles n’ exigent point d’ explication .
planche XLIX. à LL
Cette peinture appartient à la classe de celles relatives aux cérémonies funèbres . Un monument sépulcbral en forme d’ ædlcule s eleve sur un double soubassement . Deux colonnes d’ ordre Ionique en supportent le fronton, dont le sommet et les extrémités sont ornés d'acrotères. A droite est nn cqipe ou autel destiné à
Dans la \ille tle Ninos en Assyrie , on voyoit i statue d lo, avec un cosUiine dillcrent de celui t Grecs, et avec des cornes sur le Iront. pHiLOSTRATts . Vita Apoll. îih. I. cap. ig.
(i) Dan.s les auteurs anciens que nous possédai les aventures et les mall.eurs d’ lo ne sont qu’in, qués; nous n’en avons par le détail. Apollod. Ub.
cap. I, 3. Æschïlus. Prometh. vers. 5jo.
(2) Peut-être cette peinture représente lo qui clier- <;he son fils lijiaphus chez le Roi de Byblos . La sta-
tue sur une colonne .seroit Venus , di%-inilc protectrice de la ville de Byhlos . V. Apollodorcs . /ib. ii. cap. i.
(3) Parnii les objets offerts sur les tombeaux dans les cérémonies funèbres représentées sur les vases, on remarque très-souvent des miroirs .
Les miroirs étoient parmi les objets qui servoient dans les mystères , et jieut-élre les déposoit-ori par cette raison sur les tombeaux de ceux qui y avoient été initiés . Clemens Alexand . Cohort ad Gent . cap. 6. pag. i5. Edit. Polter. Arnobius contra Gent. /ib. v.
recevoir les sacrifices . Une femme y est appuyée tenant un ' miroir qu’elle va offrir sur le tombeau.
De l’autre côté du monument est un jeune lioiume avec une longue brandie de palmier. Dans l’intérieur de l’ ædicule ou n’apperçoit aucune statue ni ornement ; une guirlande de laurier seulement y est suspendue .
Au revers du vase Planche LE on voit trois éplièbes , dont deux sont enveloppés dans de grands manteaux . Celui qui est au milieu est nud , à l’exception d’une draperie jetée autour de son bras. Il tient un tliyrse et paroit s’ apprêter à célébrer les fêtes de Bacclius . Un de ses compagnons semble vouloir le retenir , en lui présentant un strigile , symbole des exercises du gymnase .
Dans le plan inférieur est un vieux Satyre endormi sur une peau de lion . Peut-être est-ce une allusion ingénieuse au trlomplie des plaisirs sur les travaux et les exercices pénibles , et qui se rapporte au sujet représenté dans la partie supérieure . La Planche LL offre la forme du vase , et les peintures dont le col est orné .