‹ Peintures antiques inéditesChapitre 24 sur 28 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

P. 2 i , 1), ajoutez : Il n’est pas inutile de remarquer que, dans une glose sur ces paroles d’Aristophane, Plat. 997 : T dA 7 vu niNAKOS, on lit : Zavîç un , comme équivalent de nïvctJç. Tout inepte

que soit cette observation du Scoliaste, concernant un plateau servant à porter des mets, elle n’en constate pas moins la notion vulgaire de tableau peint attachée à l’usage attique du mot V«f.

P. 22, h) : Ajoutez ce témoignage fourni par un poète de l’ Anthologie , Agatli. Carm. lxxi, in Brunck. Analect. t. 111, p. 2 5g : Ôç KctÇù v

4 mpfi/kç , ûmç ntNAKOS 7 s ttvj&.Çmv, cf. Porphyr. apud Stob. Eclog. il, 8, t. II, p. 368, ed. Heeren. : cv ni naki yty^ufAva.. De

cet usage d’un tableau dans les combinaisons astrologiques dérivait l’acception du mot 7nva.>u>iïi , comme synonyme de généthliaque ; voyez à ce sujet Scaliger, in Manil. p. 99, et Saumaise, de Ann. climact. p. 53, sqq. , qui semblaient avoir épuisé la matière; et consultez Boettiger qui a su ajouter encore ici des observations nouvelles concernant les Tm-pcLmy^s m, die Aldobrand. Hochzeit, 27), p. 16g- 1 70.

P . 2 h , 1 ) , 1. h : lisez : <h[2oeicLj.

P. 2b , 2 ), L 8 : AvTiJbtr.; lisez : ÀvnJ bV.

P. 3o , not. 1. 1 5 : pernicillo ; lisez : penicillo.

P. 33, b h : TmptoV, lisez : Tmpeav.

P. Il 1 , 1. 1 : AmWioa ; lisez : A77 îMoiï»

P. 45, 2) , col. 1 , 1. l 3- 1 A : lisez : ^v[x<pipo v.

Ibid. col. 2,1. 11 : dvSp iciov, lisez : dvSfiâui.

P. Zrg, 2), ajoutez : C’est sans doute de ces tableaux, dont la principale des villes de l’Eubée, Chalcis, était décorée dans la plupart de ses édifices publics, qu’il est fait mention dans ce passage de Dicéarque, in vit. Græc. ap. Geoyraph. yr. min. t. II , pag. 19 , ed. Hudson ( t. Il , p. 1 33 , ed. Gail. ) : Ko) to7? koivo7ç <h’ V) 7 mhiç (tmv XuXkiÂmv) J)cttpôpü)ç >ig.Timtvct<rlcij , yu/uvctwcuç , tflocuç , Upo7ç , Süctafoiç, TPAOAIS , ctv^ictai.

P. 5o, i ), 1. 4 ; T/ ; lisez : t /'.

P. 58, 2) : Idem, Ibid. , § 18; lisez : Idem, pro Dom., § 43, ni.

P. 86, 1), ajoutez : Ce qui rend cette citation d’Anaxandride plus précieuse encore, c’est que ce poète, rhodien de naissance, mais attique par la diction , était auteur d’une comédie intitulée les Peintres, dont un vers est cité par Pollux, x, 59 : eV Ava.^a.vJ'plSbv ZfirPAOOlS : UuÇtov ^olCmv v^bov.

P. 94, 2 ) , 1. 9 : uppTHOTmoZm', lisez : cLppmwrQioinm.

P. 107, 2 ), ajoutez : Il est parlé du temple et de la statue de Diane, surnommée Alpheiaia, dans la description de l’Elide par Pausanias, vi, 2 2,5: ÂpTtpuJbç dytXpux. cv vaut -, et le silence gardé sur les

peintures par notre voyageur donnerait lieu de croire quelles avaient été enlevées de son temps. Voyez aussi, sur le mythe qui avait donné lieu au culte de cette Diane, qu’il appelle AAi ç&Ûclv, les observations du Scoliaste de Pindare, ad Nem. 1, 3; cf. Eumd. ad Pyth. 11, 12; add. Streber. Numismat. nonnull. græc. p. i4o.

P- 3 1 1 , 1 ), ajoutez : Une allusion plus directe à ces peintures dont le temple de Delphes dut être décoré, à l’époque d’Euripide, est exprimée dans ce vers de la même tragédie, Ion. 247, Matth. : Ab/kai P, w(T7TEp cv rpA$H< voy,lÇi7wi ; il s’agit ici d’une peinture relative à la naissance d’Ériclithonius, exécutée d’après la tradition reçue, et sans doute d’après quelque modèle consacré , tel que celui que nous a conservé un beau vase peint du prince de Canino , Monum. pubbl. dall’ Instit. archeol. tom. I, tav. x, xi ; et plus tard encore, nous apprenons par le témoignage de Lucien, que ce sujet faisait partie des peintures dont on décorait les habitations de son temps , Lucian. de Dom. § 26, tom. VIII, p. 1 1 ï, Bip.

P. 1 1 3 , 2 ) , ajoutez : Il faut encore comprendre parmi ces trésors de divers peuples grecs, celui des Acanthiens, que nous fait connaître Plutarque , au commencement de sa Vie de Ly sandre, § 1 : ky.avbiu>v Srtnnw&ç cv AïAÇofr 'tvicwviv • kv&vbioi cbr’ Abnvctiuv.

P 129, 4 ), ajoutez : M. Marx n’a fait, du reste, aucune observation essentielle sur ce passage de Dicéarque, dans l’édition critique qu’il a publiée du fragment bIoy éaaaaos, apud Creuzer. Meletem., P. III,

§ iv, p. 1 86,

P. 1 3 4 , 1), ajoutez • L’impression de cet ouvrage était terminée, lorsque

j ai reçu de M. Aschik, directeur du musée de Kertch, un dessin colorié des peintures dont il est ici question , telles quelles se voient encore sur les planches déposées dans ce musée. J’aurai occasion de publier bientôt cet unique et précieux monument de la peinture grecque sur bois, dont je regrette de n’avoir pu enrichir mon livre, mais qui du moins ne restera pas perdu pour la science.

P. 1 4i , 1), ajoutez : Au nombre des témoignages fournis par l’antiquité classique , concernant les plafonds en bois et les ornements qui s'y appliquaient, j’ajouterai la mention que nous devons au poète Mnésimaque, des chambres dont le plafond était en bois de cyprès , â/ucov KV7m&urwpc>çiM , apud Athen. ix, 4o2,F-, et surtout le trait rapporté par Plutarque, in Lycurg. § i3, t. I, p. 189, Reisk. : Aew-Tt^c/W cm Kûfivbcü Jïi7rvouv7tt , ^nct<mpnvov tÜç tfUyiiç tou o’i'mu tvv >&7ttmtunv ttoâ uteAw j(^j «ÊATNnMATIKHN , ipcorntmi tou i^ivov , ti Tirç dynvci 7mçf cwtvIç 7w ST AA <pvt7vu. Ce trait a rapport, comme on le voit, aux maisons de Corinthe ; et la citation de Mnésimaque , à celles d’Athènes ; d’où résulte , pour les maisons grecques de cet âge , une notion à peu près générale.

P. 16a, 2 ) : C’est par erreur que j’ai attribué à M. YVelcker les paroles précédemment citées, lesquelles appartiennent à M. Jacobs.

P. l64, 1. 2 2 : 70; lisez : tvv.

P. 194,1. 1 3 , après : temple de Tyclié, ajoutez : Un autre trait à peu près pareil , c’est celui qui se rapporte à l’une des peintures les plus célèbres de Parrbasius , à son Hercule , peint d’après une apparition en songe : oïoç T’ cvvv%tov QavldÇiTo 1. Du moins était-ce là le témoignage que le peintre avait rendu de son propre ouvrage , dans l’inscription qu’il y avait placée lui-même : Ôôw t« niNAKl; et de

laquelle il résulte , à n’en pouvoir douter, que c’était encore un tableau sur bois. C’est ce que nous savons avec une égale certitude pour les autres travaux de ce grand maître, attendu que , dans les témoignages classiques qui les concernent, la mention de ces tableaux est toujours exprimée par le mot m J’en puis citer pour exemple le passage de Thémistius, Orat. 11, p. 29, ed. Petav., où il est question du Mercure que Parrbasius avait peint à son image : ypâ.<p&v tov

1 Theophrast. apiul Atlien. xn , 543 , F, t. IV, p. 5 20, Schw.

Ep/tAiv hy%eipŸicmç , t»v îeunvu {MçiCpùv raf niNAKI iy^Ttbi tu. Mais j appelle surtout l’attention des lecteurs sur une des Controverses de Sénèque qui a rapport au tableau de Prométhée, peint par le même artiste et placé dans le Parthénon d’Athènes, Controvers. 34, lib. v,

§ 5. Le fait de la consécration de ce tableau dans le temple de Minerve : llle tabulam in templo Minervœ posuit; la nature de cette peinture exécutée par le procédé de Y encaustique , ce qui résulte des expressions grecques attribuées à l’un des orateurs : il niNAKI AiAnxPH/ ÇMypa(povv7M , 7mw TvpwvovvTvj., la manière dont un autre orateur justifie l’intention du peintre : Lædunt rempublicam, qui diruunt templa , non qui ornant. Peccaverunt enjo et sacerdotes qui tabulam receperunt. Quarè tamen non reciperent ? Deorum adulteria picta sunt; positæ sunt picturæ Herculis liberos occidentis ; tous ces détails sont si positifs, et l’expression en est si claire, qu’il n’est pas possible de conserver le moindre doute par rapport à ce tableau de Parrliasius, peint sur bois , à l’encaustique , et consacré dans le Parthénon. Je n’en ai point fait mention dans le cours de ces recherches; et je m’étais borné à le citer dans mon mémoire sur Atlas, p. 17, 2), parce que je me réservais de lui accorder, dans mon Histoire générale de l’Art des anciens, une place proportionnée à l’importance du témoignage qui le concerne. Mais l’occasion de le signaler à mes lecteurs s’étant offerte ici naturellement, j’en profiterai pour relever, dans le travail d’un savant critique qui s’est récemment occupé de Y encaustique, une omission entre beaucoup d’autres qui s’y trouvent; voy. le Journ. desSav. , septembre 1 83 5 , p. 543-45. Ce savant a rejeté, conformément à l’opinion de Schweighàuser, l’idée de peinture encaustique qu’on avait cru voir attachée aux mots paCJîov <f)a.7iv&v, employés dans un passage de Plutarque, de ser. Num. vindict. , t. VIII, p. 246, Reisk. Mais, sans parler de plusieurs motifs qui s’opposent à son interprétation, et qui seront exposés ailleurs , que répondra ce critique au passage de Sénèque , qu’il n’a certainement pas connu, et où l’idée de peinture encaustique se trouve exprimée d’une manière si positive , à l’aide du même mot dont s’est servi Plutarque, ti niNAKI AlAnxPn/ ÇuypcKpovvTtu J J’ajouterai encore ici une autre rectification qui me concerne moi-même , et qui a rapport à ce tableau de Prométhée ; c’est que des peintures du même sujet devaient être assez communes dans l’antiquité grecque,

sans doute d’après le modèle qu’en avait laissé Parrhasius, puisqu’il en est question dans un fragment de Ménandre, qui répond tout à fait à la description de Sénèque, Frac/m. Fabu]. incert., n. vi, p. 193, ed. Meineck. : Hpo<rm7mTjetMu/Avov rPA$OT2i 7vv ripOjUAiôéct; cl. Bentley. Emendat. ad h. I. p. 52 2. il fallait donc que Ménandre eût vu plus d’une de ces peintures de Prométhée cloué sur son rocher, tel que l’avait peint Parrhasius; et j’avais conséquemment eu tort de réduire à ce seul ouvrage de Parrhasius les représentations de ce sujet qui avaient pu exister dans la Grèce, à la belle époque de l’art, et dans son principal siège, à Athènes. Je me borne ici à des indications qui seront développées ailleurs.

P. 1 q8, 2 ), col. 2, 1.8, ajoutez : Libanius parle aussi des sujets de bataille qu’il était d’usage de peindre de son temps dans les maisons de son pays, et qui se peignaient certainement sur mur; voy. Declamat. t. IV. p. 1021-22, ed. Reisk. ; et ce pouvait être là une tradition de l’antiquité asiatique , attestée par un autre écrivain du même âge et du même pays, Amm. Marcellin, xxiv, 6, 3 : Gentiles pictüras per omnes partes ædium ostendens , . . . Nec enim apud eos pingitur vel Jinaitar aliad præter varias caedes ac bella.

P. 24q, 1 ), corrigez AwiAia , et ajoutez : Pausanias, 1, 28, 5, na parlé que d’un autel, fiwjaoç , de cette divinité allégorique, qui serait plutôt Y Impudence que Ylmpudeur.

Même page, 3), col. 2, 1. 17, par Aristophane , ajoutez : dans une pièce portant ce titre, dont un fragment est cité par Athénée, xii , 52 5, A, t. IV, p. 45o, Schw.

P. 2 5 7, 2), col. 1, 1. 23, ajoutez : yç^^o v xùpfbiv , apud Athen. x, 456, D.

P. 259, 5), ajoutez : Rapprochez de ce trait l’usage des Sybarites rapporté par Athénée , xii, 5 1 9 , C, t. IV, p. 429 , Schw. , en ces termes : Eïç

TU toi/ NTMÎ’ÜN AN TP A TOI' Aov<7ia.<h>v , JRrsAoyt/ fJ-iid 7Mcmç 'rçvQÎiç , x. t. A.

P. 286, 1. 21, tetines; lisez : teintes.

P. 294, 1. 16, après : pictarvm ornatu, ajoutez: Plus tard encore , un trait intéressant du règne de Titus nous fournit la meme pieuve, cest Suétone qui le rapporte en ces termes1 : Urbis incendio, . . . prætoiiorum saorum or. nam enta operibus ac templis destinavit.

1 Sueton in Tit. , S 8.

P. 295, 1. 6, après : marbres divers , ajoutez : Mais voici l’indication la plus formelle et la plus authentique qui nous reste à cet égard , telle quelle résulte d’une inscription, malheureusement très-mutilée aussi, appartenant à une ville antique de l’Ombrie, Carsulæ1; 011 y lit, lign. 3 et suivantes :

oRNAM . AD . SILVANVM 2

cONSVMMAVIT . AEDEM . A(pollinis) . .

(consu)MMAVIT . TABYLAM . NEMES(is)

TIRONIANO . SVPERPOSVIT

Il n’est pas douteux que , dans cette énumération de travaux publics dus à la munificence d’un riche citoyen, il ne soit question d’un tableau peint de Némésis, consacré dans un temple d’Apollon , et placé sans doute au-dessus d’un meuble , désigné sous le nom de tironianum, mot nouveau dans le vocabulaire latin, dont je n’ai pas en ce moment à rechercher la signification précise 3.

P. 32 y, 1. 18, ajoutez: Effectivement, ce ne fut pas seulement à Rome, mais dans le reste de l’Italie, où la même passion pour le même genre de spectacles s’était répandue , avec l’imitation des mœurs romaines , que des tableaux de Gladiateurs , produits à cette occasion , furent exposés dans les édifices publics , à la décoration desquels ils contribuaient d’une manière plus ou moins durable. Nous en avons la preuve par une curieuse inscription de Bénévent, où il est dit qu’un citoyen de cette ville avait construit la basilique où furent placés les tableaux des jeux de Gladiateurs dont il avait donné la représentation au

Don. Inscript, cl. 11, p. 5g, n° 3, avec cette observation de Gori : «Tabula Nemesis, ut arbitrer , picta fuit ; nam pictis tabulis templorum parietes decorabantur. »

3 Sous ce nom de Silvanum, j’entends une fontaine dont la décoration, oRNAMentum, pouvait être dans le goût de celles de Pompeï, avec incrustations de coquillages; voy. plus haut, p. 394. Le mot le plus habituellement employé en pareil cas était Silanus, Cels. de Medic. ni, 18 : etiam alicjuid ad somnum SILANUS juxtà cadens; et nous possédons une inscription an-

tique qui nous offre la même expression : SILA- NVM. PECVNIA. SVA. FECIT , Labus, Ara antica scoperta in Hainburgo, p. 29; et Mus. di Mantov. t. II, p. 3o5. Mais on disait aussi en pareil cas Silvanus; voy. la note de Dacier, sur Festus, v. Tullios, p. 724, ed. Lindemann. : «Glossæ Silvanos legunt, in quibus Silvanus exponitur npouvôs. »

s Je me borne à citer ici le vase peint publié par M. Micali, tav. cm, n° 1 ; des détails plus étendus seraient superflus en cet endroit.

peuple. Ce fragment mérite , à cause de son importance , d’être rapporté ici, tel qu’il se lit dans le recueil de Doni1 :

IDEM BASILICAM IN QVA TABVL(ae) MVNE RIS AB EO EDITI POSI(tae) SVNT CONSVMMAVIT.

La même inscription est reproduite avec plus d’exactitude et dans toute son intégrité, par l’auteur des Antiquités de Bénévent 2 * 4, qui s’est seulement trompé en interprétant tabvlae par bas-reliefs , quand il s’agissait de tableaux.

P. 3 4 7, 1. 4, ajoutez : C’est aussi ce qui résulte, et d’une manière bien plus expresse encore, pour une époque plus récente, où la pratique de la peinture sur mur avait dû devenir si familière aux Romains , du trait de la vie de Maximin , rapporté en ces termes par son biographe 3 : Jussit tabulas pingi , ità ut erat bellum ipsum qestum , et ante curiam proponi , ut facta ejus pictura loqueretur ; quas quidem tabulas post mortem ejus senatus et deponi jussit et exuri. Le fait est si positif, et le témoignage est si formel, qu’il ne saurait rester le moindre doute sur cet emploi de tableaux peints pour en décorer les édifices publics, à Rome même, du temps de Maximin, c’està-dire, vers l’an 236 de notre ère; et la même notion, reproduite en termes équivalents par Hérodien \ justifie tout à fait l’idée que nous nous sommes formée , d’après le témoignage de cet historien , des peintures du portique de Septime Sévère.

P. 358 , 1. 1 3, après : aux murailles , ajoutez : Mais je ne sache pas qu’il nous reste à cet égard une notion plus authentique que celle du portrait d’Elagabale , peint par lui-même5, en pied, dans son costume sacerdotal,

1 Inscript, antiq. cl. xv, n° 68, p. i54-

2 De Vita, Antiq. Benevent. xxvx, 8, t. I, p. 273. L'inscription se lit encore, d’après le témoignage de l’auteur, écrivant et vivant sur les lieux : sub areu Pontis Leprosi.

5 Jul. Capitolin, in Maximin. I, S 12, t. II, p. 34. Cf. Casaubon. ad Spartian. in Pescerin. S 6, 1. 1, p. 656.

4 Herodian. vn, 2 , S 1 5 , t. III , p. 6o3-6o4, ed. Irmisch. : rPA<I»flNAI JLSASVGCiÇ, peyienous EÎKQ2IN ÀNÉ0HKE 7 rpô t ov j3ouA£UTï7p/e>t/....

TYJV S’ EiKÔNA vorepov KabstXsv v GoynAyTos.

5 Le dernier éditeur d’Hérodien, adoptant l’interprétation du mot y palets suivie par Schweighâuser et par la plupart des éditeurs, a cru qu’il s’agissait ici d’un portrait exécuté par l’ordre de l’empereur, et non de sa propre main. Mais aucun de ces savants ne s’était souvenu qu’Élagabale s’exerçait à peindre , et qu entre autres traits d’extravagance dont il affligea 1 humanité , il avait la manie de se peindre luimême dans le costume des plus viles professions. C’est ce que nous apprend son biographe latin , Lamprid. in Helioyabal. S 3o, 1. 1, p. 867-

avec son dieu Soleil à ses côtés; lequel portrait, envoyé à Rome, dut y être placé au milieu de la carie , à l’endroit le plus élevé , précisément au-dessus de la statue de la Victoire , afin d’y recevoir les vœux et les supplications des Romains 1 ; car le témoignage de l’historien est clair et formel sur tous ces points 2.

P. 364 ,2), ajoutez : Mais le témoignage le plus positif et le plus grave à cet égard est celui-ci d’Hérodien, concernant Septime Sévère, 11 , 9, § 5 : AvîTntùi Zi o.Itov ONEIPATA . ^puay-oi 75 x.àf oou tîç <5500yvoùtnv tco v [aaPKovtcov m/fJcQo^ct cpaiviTcu . . . tx. {mv ovv 7roMà. . . J\ipœcna.iç ÀNE0HKEN EIKOSIN. Ces dernières expressions de l’auteur ne laissent aucun lieu de douter qu’il ne s’agisse ici de tableaux peints , exécutés d’après les songes de l’empereur, et consacrés dans des édifices publics.

P, 365, 4), ajoutez : Comme il est très -important pour l’objet de mes recherches d’établir de la manière la plus positive le sens des mots 7 wrtf et 7rivct>uov, employés exclusivement pour désigner des peintures mobiles , c’est-à-dire , sur bois , j’ajouterai ici quelques autres exemples de cet usage attique des mots en question, pour exprimer toute sorte de tables ou de tablettes propres à recevoir des inscriptions ; car il est évident que , l’idée de meuble , d'objet mobile, étant inséparable de ces sortes de tables, la même idée devra être nécessairement aussi attachée aux tables peintes désignées par le même mot; et toutes les arguties qu’011 voudrait élever contre cette acception seraient en pure perte.

8 : i\i N .vit se ut cupediarium , ut seplasiarium (h. e. rrnvioicoXr]s sive pconomokns , Hesych. h. v.) , ul popinarium, ut tabernarium, ut lenonem; et dès lors, on conçoit qu’il ait pu et qu’il ait dû se peindre en prêtre du dieu Soleil. Du reste , je ne propose pas de comprendre Elagabale parmi les peintres de l’antiquité romaine, comme l’a fait Boerner , de Privileg. Pictor. p. 58. La liste des anciens artistes s’enrichirait peu d’un pareil nom; et néanmoins, ce trait d’Elagabale, qui lui est commun avec Néron, n’était pas indigne de trouver place dans l’histoire de l’art.

1 A cette occasion , je rappelle le passage si curieux de la lettre de Pline le jeune à Trajan ,

où il est question du portrait de l’Empereur exposé à la vénération publique parmi les images des Dieux de l’empire, Epistol. x, 97 : cùm imagini tcae , guam propter hoc jusseram cum simulacris numinum afferri, tliure ac vino supplicarent.

2 Herodian. v,5,§ 11-12, t. III, p. 1 46- 1 48, ed. Irmiscli. : EÎKÔNA fieyiairiv TPAYAS ■navios èavTov , oïos npoïcbv ts nui îepovpycôv êÇalveio, ■KapaaTiiaoi; ts iv irj T P Ad' H i t ov iviov t où ènyjoptoo Q-eov, à> Sri > caXXiepùv êyéypano , 7réfn(/as ts eh ivv Pwpnv, êxeXsvoev iv ti p peacuidico iris ffvyx'Xrjiov 16110 v-^n'XoïâiCf) is ir}v ElKÔNA ÀNATEOHNAI ùièp xeÇcêXiis 10O dyâ'Xpaios ifjs Nbtr?s.

Aristophane se sert en plusieurs endroits du mot 7nv*>uov , pour désigner les tablettes dont on se servait à Athènes, à divers usages politiques et judiciaires ; par exemple, in Av. 45o : n^pypâ<pufjav cv tq7ç niNAKIOIS; et Vesp. 167 : niNAKION ti/mitikov-, cf. Schol. ad h. h; Pollue, vm, 16; Phot. Lexic. c. 433. Le même écrivain connaissait l’emploi du mot wœç, dans le sens de tablettes à écrire, Tliesmoph. yo5; et dans celui de plateaux de table, Plut. 997 : T«7j •) rov niNAKOS 'ïfa.yŸipc m -, et s’il ne l’a pas proféré dans celui de tableaux peints , c’est que l’occasion ne s’en est point offerte dans le petit nombre de pièces que nous possédons de ce poète , dont le langage est si riche, et le théâtre réduit aujourd’hui à si peu de chose. Or, dans toutes ces acceptions diverses d’un même mot , l’idée fondamentale de meuble , résultant de la matière même, le bois, dont ces tablettes étaient faites, se retrouve aussi positivement que dans l’emploi du mot ^vctKuJiv, Ran. 845, interprété comme il l’est par le Scoliaste : Thva>uAç A , ai ^yâ’Xaf 2ANIAE2 ’tZv ttXoIm , k. t. A., et dans celui du mot u»77wAj»ç, Av. 1 4. C’est toujours la même idée qui se reproduit dans les passages de Démosthène où figurent les mots t&ivctï; et <mi Amov, par exemple , in Orat. adv. Leochar. p. 1091, 6, Reisk. : Eiç tvv ÔrpvviCiùv FIINAKA tov hmAmnatrlncov ; cf. ibid. 16; et adv. Makart. p. io55, 16; de Reb. in Chersonn. p. 96, a3 : niNA- KION f Mxpôv ; sur quoi un Scoliaste, après avoir rapporté ce qui se lit dans Harpocration , au mot <mvd)uu, cite comme synonymes de ce mot les termes que voici ; ÀXtcç, vx^e^ov, 7ru^lov. On ne saurait donc mettre en doute que , dans l’usage attique , les mots Tmctf et vrtvdiuov, quand ils se disaient de peintures, n’aient signifié proprement et exclusivement des peintures mobiles , conséquemment sur bois; c’est le sens qu’ils ont dans Æschyle, Suppl. 466; dans Jsocrate , Tnç) AvtiJ&o-. , § 2 ; dans les poètes attiques , qui nous tiennent lieu des orateurs; témoin Anaxandride, apud Athen. vi , 227, B; et chez d’autres poètes de la plus haute époque , tels que Simonide , Carm. lxiii : tous passages déjà cités dans cet ouvrage, 210, 3), et 407, 4); 25, 2); 86, 1), et 444; 4o8, 6); et à l’appui desquels je puis produire encore ce témoignage de Platon , qui ne laisse aucune incertitude, de Republ. vi, E, t. VII, p. io3-

io4, Bip. : AMa Jii rivet hiyc.it; rfOTmv rvç J)ctypct(pn; ; hctCovTîç , riv <f lyy, mot 7îç niNAKA, ttdA/v 7* v> ô« a.v^pùù7mvi n. r. A.

P. 3g2, 5 ), I. 1 5 , ^Ttcryiv ; lisez : vJ\i(rtiua.'Clirn.

P. 4o6, 2), ajoutez : Une indication du même genre nous est donnée par un autre monument de l’art, par un bas-relief grec, transporté de l’Asie Mineure au musée de Leyde, où il doit se trouver aujourd’hui. Voici de quelle manière cette particularité est décrite dans le Mus. Papenbroch. n. 46, p. 38, cur. Oudendorp. : « A tergo apparent « sex columnæ , et in superiore parietis parte quinque tabclae , « quarum figuræ non amplius satis claræ sunt. »

P. 409, 1), ajoutez: C’est d’ailleurs ce qui résulte du témoignage exprès de Polllix , X, i4, 58 : K ctj FIINAKIAA2 <T’ a.v ibpotç ch nu; <I>;AuM/ou rioAsoî * . .... ô <Â h’ùôv ri) niNAKIAI >i fulhbn.

P. 422, 1), ajoutez : C’est d’un pavé en stuc, xovlctfxci, qu’il s’agit dans ce passage d’ Athénée; et c’est de la même expression que se sert Diodore de Sicile pour désigner les pavés en stuc, xavifutlct, des maisons de file de Malte, v, 1 2 , t. III, p. 274 , Bip. : ré.; 75 ohûa; ù^ioho^>uç ^

iigltmivctoyiévci; (piho’nyM; yc.l<7tmç qçtf KONIAMA2I 7n&r\ori£çv.

P. 43 1 , 2 ), ajoutez : D’après des renseignements exacts que je reçois en ce moment de M. Aschik, directeur du musée de Kertcli, ce r^ase, représentant les trois Parques , avec leurs attributs , et avec des traces de peinture à la cire dans les vêtements des figures , a été transporté à Saint-Pétersbourg, où il se trouve déposé actuellement au palais de l’Hermitage. M. Aschik m’adresse en même temps le dessin d’un autre vase récemment découvert dans un de ces tombeaux grecs de Panticapée , vase d’un style excellent et d’une conservation parfaite, où les figures jaunes , sur fond noir, offrent des vêtements coloriés en bleu et en vert, avec les chairs blanches et avec des ornements dorés en relief, dans le goût des plus beaux vases de Nola. Voilà donc encore un autre monument de la Céramog rapide grecque , exécuté dans le style de notre charmant vase de Salamine, et probablement de la même époque, mais non pas de la même fabrique attique à fond blanc, qui se retrouve à l’extrémité du vaste domaine de la civilisation grecque, au fond de la mer Noire; et c’est dans un tombeau de la colonie miiésienne de Panticapée que se rencontre un

ADDITIONS ET CORRECTIONS, vase qu’on pourrait croire sorti d’une des plus belles manufactures de Nola.

P. 43 7, 1. 1 , sur le mot Tvmy^oç , ajoutez la note qui suit, et qui a été omise par inadvertance :

C’est de cette peinture de paysages, m vay^ict, qu’il faut entendre le passage de Vitruve que je vais rapporter textuellement, vu, 5, 2 : Ambulationes vero propter spatia longitudinis varietatibus topiorum ornarent, ab certis locorum proprietatibas imagines exprimentes ; pinguntur enim portus , promontoria , littora, .... Sed hæc guæ ex veris rébus exempta sumebantur, nunc iniguis moribus improbantar. Nam pinguntar TECTORiis monstra. Cf. Plin. xxxv, 10, 3 7 : Ludio Divi Angusli œtate , gui primus instituit amænissimam parietum picturam , villas et portions, ac topiaria opéra, lucos , nemora , etc. En rapprochant ces deux passages , comme l’a fait Schneider, ad Vitruv. Comment. II, 1, 54-55, on conçoit très-bien en guoi consistait la peinture de paysages, telle quelle s’exécutait avant l’époque de Vitruve, contemporain de Ludius, et quelle devait être celle dont l’invention, attribuée par Pline à Ludius, excitait les plaintes de Vitruve. Notre Démétrius, cité par Diodore en qualité de , était un paysagiste de l’ancienne

école ; et nous connaissons par les peintures d’Herculanum et de Pompeï le goût de la nouvelle. On doit croire d’ailleurs qu’il y eut dans la Grèce antique, à la belle époque de l’art, de ces peintres de paysages, 707 nypcapoi -, c’est ce qu’à défaut de témoignages positifs, tels que celui de Platon ,in Crit. p. 1 07, C; voy. plus haut, p. 22 , 1) , on pourrait inférer du double titre de la comédie d’Anaxandride, apad Pollue. X, 59: \v Àvu^avS'piJbo znrpÂ<DOi2 M TEQrPActOIS; et c’est surtout ce qui résulte, à n’en pouvoir douter, de l’existence de toute une classe de peintres scénographes, puisque cette peinture de sites, de lieux, de paysages enfin, faisait nécessairement partie de la scénographie.

TABLE ANALYTIQUE

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