PL. A, B, C
Formes diverses des vases, auxquelles il sera renvoyé dans les notices. Pl. 1 et 2. — Lycirgue et Dionysos.
Anzi di Basilicata. — Collection Millingen. — Musée de Naples.
Haut. 0°',7Û. — Forme pl. A, n" 1 (Heydemann, pl. 2, n" 80).
1° (Pl. t .) Lycurgue, roi de Thrace, dont les traits respirent une brutalité sauvage, est au moment d'exercer sa fureur contre sa femme. Derrière lui, Dryas, son lils, tombant mort entre les mains d'une suivante. A droite de la femme de Lycurgue, entre deux lauriers, un Satyre fait le geste de Vi-Komo-xzùzvj (claquant ses doigts, suivant Millingen) (1). Au-dessus plane une figure allégorique {Lyssa, Panofka; Iris, Millingen, Roulez; Ti/p/iloais ou Poiné, Welcker), tenant une lance et un flambeau, entourée d'un nimbe. Au-dessus de Dryas, on voit la partie supérieure d'une Ménade tenant un tympanon. La scène se passe sur le montRhodope (arbres, rochers).
2° (pl. 2.) Cette composition fait suite à la précédente, sans solution de continuité (sacrifice de Dionysos après sa victoire, suivant Millingen). Dionysos juvénile
(1) Cf. Caverloni, Bullettlm napnUInno. 18'.r3, p. 61. qui rapprocho Sil. Ital. xm, 341 : Ohleiidfiisque maninn solem infervescere fronli Ai-cet... et d'.autres textes int,<Sressants sur l'àitoffxonsOsiv. Voir aussi les références données par Pottier et Rcinach, La nécropole de Myrina, p. 381.
MILLINGKN. 94 — 1-2, 3.
est assis, tenant un thyrse avec bandelette et portant une panthère qu'il caresse sur sa cuisse droite. Au-dessous, un grand coffret ou buffet sur lequel est figuré un vase (de bronze?) à anse historiée et devant lequel est étendue une hydrie. A gauche du dieu, une Ménade ou Ariane, tenant une patère et une férule oii est suspendue une clochette; elle est couronnée de feuilles de lierre peintes en blanc et s'apprête à faire une libation au-dessus d'un grand cratère à figures noires (femme drapée, éphèbe nu avec bouclier et lance). Derrière Dionysos est une Bacchante tenant un tympanon. A droite, un Satyre tenant un thyrse, assis sur une nébride, et la partie supérieure d'un Satyre barbu, faisant le geste qu'on a déjà signale sur la pi. 1.
Dessin très sommaire, peu soigné.
Autres gravures : Inghirami, Vasi fhtili, t. I, pi. 53, 5B; Zoega, Abhandlmujen, éd. VVelcker, t. II, pi. i, o, p. 356; Miiller-Wieseler, fknkmaler ckr alten Kunst, t. Il, pi. 38, n° i42 (incomplète); Baumeister, Denbnâler, t. II, p. 834, 835, fig. 918, HIH ; Verrait et Harrison, Mi/tholagy nnd monuments of ancient Athens (1890\ fig. aux p. 260 et 261.
La pi. 1 est aussi reproduite par Inghirami, Gullena omerica, t. 1, pi. 82; Zannoni, Licurgo (1826), tav. d'agg. I.
Autres mentions: Hcydemann, Vasrnsmnmluarjen zu Neapel, n" mi [Avec l'Mérences inutiles à reproduire); Millin, Description des tombeaux de Canosa, p. 42, 43; Millingen, An7iali dclf Instltuto, 1834, p. 333; Roulez, ibid., 1845, p. 114, 121; Brunn, ibid., 1850, p. 339; Jahn, ibid., 1837, p. 124; 1860, p. 1; Helbig, ibid., 1862, p. 230; Michaelis, ibid., 1872, p. 249 (avec liste de monuments); Jatta, ibid., 1874, p. 196, 198; Gerhard, Archûologische Zeitun(j, 1846, p. 233; Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1863, p. 177, n. 4 et /;. 1868, p. 132, n° 2 (la clochette suspendue au thyrse); Panofka, Ihdlet. na/mlltmio, 1847, p. 92; Mincrvini, ibid., 1833, p. 64 (la personnification); Welcker, Aile Denkmiiler, t. 11, p. 94, 100, 102, 105 (la personnification); le môme, Xachtrciege zur Aeschijlisehen Trilogie, p. 116' Jahn, Vasensammlung zu Miïnchen, p. c,n. 728 (les peintures sur le vase de la pi. 2.)
Pl. 3. — PEUSicE ET Diax Satyres.
Basilicate. — Collection Onofrio Pacileo à Naples (1813).
Dimensions non indiquées. — Forme pl. A, n" 4.
Millingen a reconnu que cette scène se rapportait à la défaite des suivants de Dionysos par Persée (Nonnus, Diongs., lib. xlvh; Paus., Il, 20, 22, 23). Le héros' tenant la harpe et la tête de la Gorgone, pétrifie un Satyre qui se détourne. Le casque ailé de Persée est, d'après Millingen, une restauration moderne. Dans le champ, une bandelette et un gâteau sacré (?)
Autres gravures: Inghirami, Monumenti E/rusc/ii,t. V, pi. 43; Jahn, PhUologus, t. XXVII (1868), pl. 1, fig. 3, p. 16.
Un vase où la figure de Persée est analogue a été publié par Luckenbach dans les AnnalideW Instituto, 1881, p. 82, tav. d'agg. F. — Sur la tête do la Gorgone, cf. Dilthey, Annnli delV Instituto, 1871, p. 237.
Pl. -4 et 0. — Pelée et Thétis. — Pkntuée et les Mènades.
Italie méridionale. — GoUeclion Millingen (1813). — Collcclion de la comtesse Lipona, femme du roi Mural. — Musée de Munich.
Haut. 0",51. — Forme pl. A, n° 2.
1° (pl. i) Registre supérieur : Pelée poursuit Thétis qui, en fuyant, prend des formes diverses, indiquées par le serpent, le chien (loup?) et le monstre marin qui semblent sortir de son corps. Plus à droite, une jeune fille phénoméride (Psamathé, selon de Witte) tombe aux pieds du chauve Nérée (1), qui tient un sceptre; derrière Nérée, une nymphe (Doris? Leucothéc?) assise sur un dauphin. Derrière Pelée, Éros portant une bandelette, symbole du triomphe de Pelée, .\phrodite (?) appuyée sur une stèle et le centaure Chiron, le futur maître d'Achille (ijui doit naître de l'union de Thétis avec Pelée), tenant le frêne coupé sur le Pélion (Ilom. Iliade, XVI, 143). Dans le champ, miroir, sphère ou ballon. Au-dessous, quatre lions affrontés.
i° (pl. 5). Registre inférieur. (( La composition pl. 5, divisée en doux parties à cause de son étendue, occupe dans l'original l'entière circonférence de la partie inférieure du même vase. Elle présente deux sujets différents, séparés d'un côté par une colonne d'ordre dorique et distingués de l'autre par la direction opposée des figures. » (Millingen, p. H). — La première composition montre Pcnthée agenouillé entre deux arbres (les bois du Cithéron), tenant sa chlamyde en guise de bouclier; de part et d'autre, trois Ménades s'élancent vers lui. Leurs attributs sont une torche, un épi, un thyrso et un tympanon (à gauche); des quartiers d'un faon déchiré, un thyrse, une écharpe (à droite). — Le sujet de la seconde composition est obscur; elle est, d'ailleurs, très inférieure aux autres pour la pureté du dessin. A gauche, combat entre deux guerriers, dont l'un est nu; à droite, un guerrier nu s'élance vers un autre qui, percé d'une lance au flanc gauche, est tombé sur ses genoux; un cinquième guerrier, sur la droite, brandit une lance. .\ l'extrémité droite on aperçoit une colonne dorique [ionique suivant la description do Jahn).
Autres gravures de la pl. i : Overbeck, Gallerie lieroischer Bildwerke, pl. 8, n° 5, p. 175, n" 3.
Autres mentions : Jahn, Vascnsammlung zu Micnc/ien, n" 807; Millingen, Ancicni unedited monumenls, t. I, p. 23; Panofka, Musée Slacas, p. 61 ; Raoul Rochclte, Monumenls inédits, p. 3, n. 7; Gerhard, Auserlesene Vasenbilder, t. III, p. 68, note 10 4; Roulez, Vases pein/s du Musée de Leijde, p. 52, n. 3; de Witte, Annali deW lusliluto, 1832, p. lût; Heydemann, I\'ereiden mil den Waffen des Ac/iill, note 38; Stepliani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1867, p. 27, n. I.
Autres gravures de la pl. 5: 0. Jahn, Pentheus uni die Mninaden, pl. 2, a; Baumeister, Denkmiiler, t. II, p. 1204, Hg. 1396.
Autres mentions: Panofka, Annali deW Institut o, 182!», p. 276; Minervini, Bulletlino napolitnno, 1845, p. li; Jahn, Vasensnmmiung zu Mibichen, n° 807; Slephani,
(1) Sur la calvitie de ccUc figure, qui est aufsi iuibcrbc, cf. Treniloiruliurg, AiDidll ilcll' Iiis/l/iiln. 1872, p. 129.
MILLINGE N.
Compte rendu de Saint- l'élersboiirn p. 1803, p. 2^20, n. "2 ; /a 1867, p. 179, n. 4 (attributs des Ménades).
Pl. 6. — Jason et Médée.
Italie méridionale. — " Cette peinture est tirée d'un vase de la belle collection de M. Durand, à Paris. » (Milingen, p. li, n. 2). — Musée du Louvre (vases italogrecs, salle II, au milieu).
Haut. O"",*!. — Forme pl. A, n" 5.
Médée, vêtue à l'orientale, assise sur des rochers au pied d'un arbre, présente au dragon la potion qui doit l'endormir; Jason s'avance avec précaution pour le tuer. A droite, Aphrodite (?) dans l'attitude où nous l'avons vue pl. 4; à gauche, Éros tenant une épée (le mauvais génie de Médée, suivant Millingen ; un des Boréades, suivant Jahn et Heydemann). L'espèce de socle sur lequel est placée Aphrodite indique, suivant Millingen, les murs de l'enceinte sacrée de l'autel de Zeus, auprès duquel s'est passée la scène (Orph., Argon., v. 990; Apoll. Rhod., iv, v. H8). — Le peintre a omis la toison d'or. Palmettes au revers.
Figures jaunes. Bon style.
Une autre gravure de ce vase se trouve parmi les planches de la chalcographie du Louvre (n° 1381), e.xécutées pour l'ouvrage projeté de Tochon d'Annecy (voir plus haut p. 37) (l).
Autres mentions : Heydemann, Pnriser Aniiken, p. 39; Jnson in Kolchis, p. 18; Jahn, Archiiol. ZeiL, iSiSO, p. 73; Rheinischcs Muséum, t. VI, p. 298. Pyl, De Medex fabula, p. 38; Lambeck, De Merciirii statua vuUjo Jasonis habita, p. 22; Seeliger, dans le Lexikon der Mythologie de Roschcr, t. II, p. 82 (art. Jason).
Pl. 7. — J.\soN ET Péli.\s.
llalie méridionale. — « Cette peinture est tirée d'un vase appartenant à M. Durand, à Paris. » (Millingen, p. 16, n. 6).
Haut, (non indiquée par Millingen). — Forme pl. .V, n" 6.
Millingen a reconnu dans cette scène Phrixus reçu par Aétès (aIvîtyi!;). Phrixus, le pétase rejeté sur l'épaule, présente la toison d'or à Aétès, assis sur un trône orné de bas-reliefs et tenant un sceptre (2); au-dessus plane une Victoire portant une bandelette. Auprès de Phrixus, l'éditeur reconnaît Ghalciopé, dont le costume est semblable à celui de Médée, sa sœur; à droite d'Aétès, une suivante apporte un siège; au-dessus est Hermès, tenant le caducée d'une main, un plat rempli de fruits et de branches de myrte de l'autre. Sur la gauche, une colonne ionique surmontée d'un trépied; dans le champ, une bandelette, deux feuilles de lierre et une fleur étoilée.
Millingen a remarqué lui-même (p. 18) qu'on pouvait reconnaître dans cette
(1) La collection Tochon fut acquise pai- Loiii.s XVIII \un\i- le Louvre (cf. plus haut p. Tr. Millingen écrivait on 1813. S'il n'a pas fait erreur, il faut done a.lnieltre que Tochon avait cédé quelquesuns de ses rases à Durand.
(2) Sur ce sceptre surniont/- d'un ai-le. cf. WelcUrr, Aininfi tli-lf Iiisllli/lo. 1834. p. 307.
scène Jason, accompagné de Médûo, qui présente la toison d'or à Aétcs, ou le môme héros, de retour à lolcos, rapportant la toison à Pélias; mais il repousse ces interprétations à cause de la présence d'Hermès, qui se justifie, dans l'hypothèse qu'il a adoptée, par l'intervention de ce dieu, envoyé par Zeus pour décider Actes ;\ recevoir Phrixus (ApoU. Rhod., m, v. 584). C'est la seconde explication écartée par Millingen qui nous parait la meilleure.
L'interprétation de Millingen a été adoptée par Raoul Rochette, .Uoniimenis inédits, p. 159, et Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1869, p. 112; la désignation Jason et Artès est défendue par Flasch, Festgruss dur philol. Gesellschafl zu Wûrzburg, 1868, p. 77 (cf. du même Angebliche Argonautenbilder, p. 34); celle que nous préférons est celle d'O. Millier [Handbuch der Archaol., §. 412, 4), Heydemann {Archttol.Zeilung, 1871, p. 136), Stephani (6'(»w/j<e rendu p. 1874, p. 146, qui renonce à celle de Millingen), Ghirardini [Museo Italiano, 1888, t. III, p. 30) et Seeliger [Lexikon der Mythologie de Roscher, t. II, p. 84). Panofka s'imagine reconnaître dans cette scène Jason, Médée et le roi des Phéniciens Âlcinoos [Annali delV Instituto, 1848, p. 162).
Autres mentions : Roulez, Vases peints du Musée de Leyde, p. 87, n. 1 ; Knapp, Nike in der Vasenmalerei, p. 42 ; Ghirardini, Poinpei e laregione sotterrala dal Vesunio, p. 137.
Pl. 8. — Les Centaures et Cénée.
Italie méridionale. — Collection Millingen, puis de la reine de Naples. — Musée de Munich.
Haut. 0"',47. — Forme pl. R, n» 3 (Jahn, n'^ 47) (I).
Deux Centaures frappent Cénée avec des branches d'arbre pour l'enfoncer dans la terre (épisode du combat entre les Centaures et les Lapithes aux noces de Pirithoos) (2).
Le revers (inédit) présente trois figure mantellate; le jeune homme placé au milieu s'appuie sur un bâton.
Le même sujet est figuré dans la frise du Théséion (Baumeister, Denkmàler, t. III, p. 1782, fig. 1868) et dans celle de PhigaHe {ibid., pl. 43, fig. 1468). Millingen a pensé que la peinture qu'il publiait était la réplique d'un ouvrage de Phidias.
Jahn, Vasensammlung zu Miinchen, n" 846; Annali deW Instit., 1860, p. 16; Roulez, Vases peints du Musée de Leyde, p. 48, n. 4; cf. Minervini, Bulletlino napolitano, 1843, p. 14; Heydemann, Archàologische Zeitung, 1871, p. 34,
Pl. 9. — TuÉsÉE ET Procruste.
Nola(?) — Collection de la reine de Naples. — Musée de Munich. Haut. 0",34. — Forme pl. A, n° 9.
« La peinture est divisée en deux parties; l'une se trouve placée sur le devant, l'autre sur le côté opposé du vase. » (Millingen, p. 21).
(1) Millingen indifiue pl. .\, n>> ", a- qui est moins ciact.
(2) Schol. Apoll. Kliod., I. V. .50; Apoll. Rhod., i, v. 39-64.
MILLIXGEN.
Thésée, couronné de laurier, tenant à la main le marteau qu"il a arraché à Procruste, se dispose à étendre le brigand sur le lit fatal.
Dans le champ, AAXIMAXOSI KAA02I. Au revers, une femme courant, portant un plateau ou une coupe.
0. Jahn dit avoir lu distinctement AAXIMAXOSI ON î:jç kAAOSI et ajoute que le nom de Thésée annule l'hypothèse de Welcker (A lie Denkmaler, t. III, p. 3olV d'après laquelle AAXIMAX02 serait ici une épithète de Thésée.
Autres gravures : Guigniaut, Religions de l'antiquité, pi. 198, n° 698 a; Panofka, Eigennnmen mil Kalos, pi. 1, n° 2; Baumeister, Denkmiilei , t. I, p. 802, fig. 327.
Autres mentions : Jahn, Vasensammhnig :u Miinclien, n" 227; Stephani, Theseus iind Minotauros, p. 51; Corpus inscriptionum grxcanim, t. IV, n° 8 4i2; Welcker, Ihdlell. deir Jnslit., 1833, p. 151 ; Arndt, Studien :ur Vasen/.unde, p. 113; Wernicko, Die grirc/iisclien Vascn mit Lieblingsnamm, p. 56 ; Milani, Museo llalinno, 1888, p. 236 ( où il est dit par erreur que ce vase est à Naples, p. 265).
Pl. 10. — Thésée etProcrustk.
Italie méridionale. — <> Cotte composition est prise d'un vase appartenant à M. le D"' Barlhe, à Vienne. » (Millingen, p. 21, n. 5). — Musée do Vienne.
Haut. 0".30. — « La forme est celle appelée campana ou cloche ».
Même scène que sur le vase précédent. Au revers, un vieillard assis et un autre personnage debout, l'un et l'autre tenant un bâton.
Stephani, Theseus und Minotauros, p. 51, 53, 54; Gerhard, Archoologischi'r Anzeiger, 1854, p. 495; Sacken und Kenner, Die Sammlungen des kk. Miinz-und Antiken- Cabinetes, p. 173 [Zimmer t, Kasten III, n° 72, sans référence à Millingen).
Pl. 11. — Héraklès et le taureau crétois.
Italie méridionale. — Collection Onofrio Pacileo, à Naples; plus tard collection Bartholdy et musée de Berlin.
Haut. O^jSO. — Forme pl. A, n° 8 (Furtwaengler, n» 55).
Héraklès, qui a jeté à terre la peau de lion et sa massue, lutte contre le taureau en s'efforçant de l'abattre. Des taches noires sont éparses sur la robe du taureau. A gauche, Athéna, spectatrice du combat; en haut, Niké ,dont le visage est repeint. Dans le champ, deux rosaces.
Le revers (inédit) présente un éphèbe (Dionysos ?j, tenant uu seau et une couronne, qui court vers la droite, et une femme tenant un tympanon et un thyrse, qui se retourne.
Fiu'twaengler, Vnsensammlunij zu //p?7<rt, n" 3145 : Raoul Hochetle, Monuments inédits, p. 84, n. 1; Heydemann, Annlecta Thesea, p. 26; Panofka, Mnseu Bartoldiano, p 153 (Thésée et non Héraklès) (I); Gerhard, Auserlesene Vasenbilder, t. III, p. 'il ; Stephani, Theseus und Minotauros, p. 50, n. 2; Compte rendu de Saint-Péters-
(1) Millin<.'cn riait aussi ilisiiusi- à v rccounaitrc Tht'sée et le taureau de Marallmu (p. ii..]
bourg p. 1871, p. loi, n. 5 (Thésée); Jatta, I oasi ilatorjruri del sirpior Cciputi di Ruvo, Napoli, 1877, p. 105.
Pl. 12 i:t 13. — Scène de s.^crifice.
Italie méridionale. — Collection Durand. — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, armoire G).
Haut. 0'",30. —Forme pl. B, n" 1.
1" (pl. 12). Millingen croyait reconnaître dans cette scène Thésée offrant un sacrifice à Poséidon, Hippolyte avec deux javelots, une personnification du bois consacré à Hippolyte près de Trézène et le temple ionique construit en cet endroit par Phèdre ^p. 2i). Heydemann [Avchdol. Zeit., 1871, p. 158) a montré que cette interprétation était inadmissible; il propose d"y voir un sacrifice champêtre, opinion peu compromettante qu'on peut adopter. Le prétendu Poséidon porte un sceptre couronné d'une palmette, et non un trident; le prétendu Hippolyte est bien plutôt un Pan.
Rehauts blancs, jaunes et rouges.
Autres mentions : Stephani, Comptp rendu de Sainl-Pi'tersbou7-g p. 18(îO, p. 37, note; Heydemann, Pariser Antiken, p. M.
2» (pl. 13). Millingen y voyait Phèdre, Hippolyte et la nourrice (p. 25). D'autres ont cru y reconnaître le jugement de Paris, ou Aphrodite conseillant h Paris de construire un vaisseau (cf. Overbeck, Gallerie heroischer Bildwerke, p. 2(»1). La véritable interprétation reste à trouver.
Pl. 14 KT 15. — Oreste et Electre.
Basilicate. — Collection Millingen. — Musée de Naples.
Haut. O^.ee. — Forme : Heydemann n° 59 = pl. B, n° 3.
Les points indiquent la partie qui manquait dans l'original.
Millin, en 1817, dit que ce vase appartenait à Millingen, qui l'a cédé au musée Bourbon, et qu'il l'a fait dessiner à Naples. Millingen dit seulement (p. 25, n. i) que le vase est au Musée Royal des P^tudes à Naples.
1° (pl. M). Electre (EAEI<TPA) est assise, dans l'attitude du deuil, sur une base ornée de triglyphes qui porte une stèle surmontée d'un casque; sur la stèle on lit le nom AfAMEMNAH. De l'autre côté de la base est posé un vase peint .'i figures noires (une femme tendant une bandelette à un homme). Auprès d'Électro, une suivante portant un coffret; vis-à-vis, Oreste (OPESTHSI) tenant une lance, le pétase rejeté sur l'épaule. Derrière Oreste sont deux éphèbes, dont le premier est peut-être Pylade. Dans le champ, un gâteau sacré, une épée dans son fourreau et un bouclier.
2° (pl. 15). Un jeune homme assis, tenant une longue hampe, donne la main à une femme dont la tête est ornée d'une couronne. A droite, une femme tenant un coffret par son anse. Dans le champ et en bas, une bandelette, deux gâteaux sacrés (?), des rochers et un laurier. Inscriptions (modernes) KAVTEMHESITPA,
AinsTos:.
MILLINGKN.
L'authenticité de ces quatre inscriptions a été contestée. Heydemann considère ■.\yï;j.:;j-vmv comme authentique. 'Eliy.-o[T.] comme douteux, les trois autres noms comme des additions modernes, qui ont du reste disparu.
Autres gravures : Millin. OresUnde, Paris, 1817, pi. 1, i, p. 7; Inghirami, \asi Fillili. pi. 137, 138; Carelli, Disserlazione intorno alla sacra archit. pressa i Greci, p. 3r> (seulement la pi. U; Baumeister, Dcnhnwler. t. III. p. ISiS, fig. 1939 (pi. li).
Autres mentions : Heydemann, Vaseusammlungen zu Neapel, n° 1755; Gerhard et Panofka,.Ve^/)e/s antike Bildwerke, p. 306, n° 405 ; Dubois Slaisonneuve, Introduction, p. 12 (prétend reconnaître le même sujet dans la peinture d"un lécythe attique qu'il a publié pi. 18):Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 62, 110, 151, 158; Rathgeber, Allgemeine Encyclopadie (d'Ersch et Gruber), 3° partie, t. V (article Oresles), p. 111 ; Overbeck, Gallerie heroischer Bildwerke, p. 679, 687; Lenormant et de Witte, Élite des monuments ccramographiques, t. IV, p. 232; Jahn, Vasensammhmg zu Miinchen, p. Lxxxvi, n. 605 (vases figurés sur des vases); Stephani, Nimbus und Strahlenkranz, p. 124 (explique la pi. 15 comme Ariane et Dionysos); Der ausruhende Berakles, p. m. — Sur les inscriptions, Corp. inscr. grœc, n° 8419 = Heydemann, pi. 4, n" 1755; Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbowg p. 1860, p. 36, n. 4 (croit toutes les inscriptions fausses) ; Kramer, Ueber Stil und Herkunft der bemallen Vasen, p. l'S;Ue\demann. Archiiologisc/ie Zeilwig. 1869. p. 81 (admettent les deux premières).
Pl. 16. ÉlKCTRE .\U TOMBE.\U.
Basilicate. — Musée de Naples.
Haut. 0"',63. — « Comme la partie supérieure du vase manquait, on n'en donne point la forme. » iMillingen, p. 29, n. 1). Heydemann dit aussi que le col du vase ne lui appartient pas: il indique cependant la forme S2 de sa pl. 2 (amphore à mascalons =: Millingen, pl. A, n° 3).
1° (non gravé). Sur le col, un griffon attaque un mulet qui fuit, précédé d'un cheval bridé.
(Pl. 16). Electre, assise devant un héroon, dans l'attitude du deuil, tenant une grande urne sur ses genoux; à droite, Oreste, \e pHos rejeté sur l'épaule; à gauche, Pylade, le pétase rejeté de même. Dans le champ, une bandelette.
2» (inédit). Sur le col, ornement floral. Héraklés (f), couronné de lauriers, est assis sur la peau du lion de Némée, qui est passée sur son bras gauche: de sa main droite il tient un vase, de la gauche sa massue. Il se retourne vers une femme debout derrière lui, qui tient une bandelette et lui offre, de la main droite, une couronne. Au-dessus du héros est figurée une bandelette; devant lui, une stèle; audessous, des pierres et des rameaux (?) Derrière la femme (Niké?) est un grand thyrse.
Figures rouges, avec rehauts blancs et jaunes. Bon style. Très restauré {viel geflickt, Heydemann).
Autres gravures de la pi. 16 : Raoul Rochette, Monuments itiédils, pl. 31 et p. 158 (donne aussi la vue d'ensemble du vase; il supprime la bandelette à gauche et
(I) «. Un initié sous les iraits d'Hercule. » (Raoul Rochette, Mûiiumenls iniklils. p. 158. n. 2.)
MILI.INGEN. 101 16-19.
figure une étoile sur la droite) (I); Inghirami, Vasi Flltili, pi." 139; Overbeck, Gallerie heroischer BUilwerke, pi. '28, n" 7, p. liSo, n° 9 ; cf. la notice de Heydemann.
Autres mentions (cf. la notice de Heydemann) : Heydemann, Vasensammlungcn :u Neapel, n" 1761; Gerhard et Panofka, Neapels Antike Bildwni-lin, p. 239; Rathgeber, AUgemeine Encydopœdie (Ersch et Grubor), 3" partie, t. V, p. 112 (article Ore&tes) ; Furtwaengler, dans le Lexikon de Roscher, p. 1219 (article Eleklra).
Pl. 17. — Offrandiî au tombeau.
Italie méridionale. — Collection de François Carelli à Naples (1813). — Musée du Louvre (vases ilalo-grecs, salle II, armoire G).
Haut. 0"',275. — Forme pl. A, n° S.
« Les parties ombrées sont celles qui manquaient dans Toriginal et qui ont été restaurées. » (Millingen, p. 30, n. o). Il me semble cependant que la corbeille contenant des vases est antique.
Millingen reconnaît ici des femmes troyennes occupées à faire des libations et à porter des offrandes sur le tombeau de Troïlos. Cette interprétation serait certaine s'il fallait attribuer une signification précise à l'inscription tracée sur la stèle, dont l'authenticité est incontestable. — La femme placée à gauche tient de la main droite un objet qui, sur l'original, ressemble à une coupe; elle tient de la main gauche un petit vase. La corbeille que porte la femme sur la droite et une àXa^aTTpoOïixTi (cf. plus bas pl. 38).
Encadrement formé de méandres et d'une guirlande de laurier.
Heydemann {Raviser Antiken, p. iS) pense que l'inscription est authentique, mais que les lettres ont été retouchées; cf. Corp. inscr. gr^c, t. IV, n° 8115.
Autres mentions : Jahn, Telephos und Troilos, p. 91 ; Welcker, Aiinalidell' Inslif., 1830, p. 66; Heydemann, dans les Commentationes in konorem Mommsenii, p. 174; Saglio, Dictionnaire des Antiquités, t. I, p. 177, fig. 208 (gravure de ràla^acTpoOvixv)).
Pl. 18. — Offrande au tombeau.
Italie méridionale. — Ancienne collection de Carelli à Naples (1813). — Musée du Louvre (vases italo-grccs, salle II, armoire I).
Haut. 0",2(5. — Forme pl. A, n° 2.
Le mot 4'OINŒ, inscrit sur la stèle, est authentique. Millingen suppose que le jeune homme assis à côté pourrait être Néoptolème.
L'inscription est reproduite dans le Corpus inscr. grxc, t. IV, n° Sil6; cf. Heydemann, Commentationes in howo-em Mommsenii, p. 17i.
Pl. 19. — Sujet funéraire.
Italie méridionale. — Musée du Vatican.
Haut, non indiquée par Millingen. — Forme pl. B, n° 3.
(1) Ces divergences entre les deux gravures n'ont pas été relevées par Heydemann.
Héroon avec fronton etacrotères, au milieu duquel est un éphébe debout, tenant son pilos de la main droite. Son bouclier et ses cnémides sont suspendus à droite et à gauche; à ses pieds est une ceinture militaire (?) et une branche de myrte. A droite, un génie funèbre tenant une tleur de fantaisie, un plat de fruits et une sphère; à gauche, une femme assise avec une grappe de raisins et un plat qui paraît contenir des fruits. A ses pieds est un objet circulaire fi'uit, pain sacré?); dans le champ, un ornement étoile.
Millingen rappelle (p. 33) que Passer! expliquait ces édicules comme des laraires [Pict. Etrusc, t. T, p. 2"), mais il se range avec raison à l'explication donnée par Lanzi [De Vasi antichi dipinti, I, p. 65), qui y a reconnu des keroa. « Les personnes pour qui ces monuments ont été érigés y sont représentées avec les attributs et le costume convenables à leur état, les guerriers avec des armes et des chevaux, les chasseurs sont accompagnés de leurs chiens; les femmes ont des objets servant à leur toilette. » Il y a donc parallélisme entre ces peintures et les bas-reliefs funéraires, mais il faut remarquer que, dans ces derniers, on ne voit jamais de types de fantaisie comme ceux qui sont figurés ici à droite et à gauche du héroon.
Le génie peint sur la droite a été reproduit dans les Annali deW fnstiliito, 1S43, tav. d'agg. N.
Pl. '20 ET 21. — Amphiaraos et Érii'iiyle.
Sant' Agata de' Goti. — Collection de l'archevêque de Tarente Gapece Latro (1813). — Musée de Copenhague (acquisition du roi Christian VIII).
Haut. 0'°,49. — Forme pl. B, n» 3. — Figures noires.
« Ce vase fut trouvé, il y a quelques années, à Sant' Agata de' Goti, non dans un tombeau comme à l'ordinaire, mais en dehors, circonstance fort remarquable et qui indique qu'il a servi à des libations faites sur la tombe. » (Millingen, p. o6.) Figures noires sur fond jaune. Le vase a été recollé et restauré (j'ignore dans quelle mesure). Les vases à figures noires de Plistia fS. Agata de" Goti) sont extrêmement rares (Jahn, Vasensammlung zu Miinclien, p. lxiii. Millingen a supposé à tort que l'archaïsme de celui-ci était factice.
1° ipl. 20). Amphiaraos (AM^IAPAOSI, rétrograde) et son aurige Bâton, sur un char attelé de quatre chevaux; devant eux est Ériphyle (?) tenant de sa main droite un pan de sa tunique relevé. Entre les chevaux et la femme on lit KAAOPA, inscription où "Welcker, Overbeck et d'autres ont vu une épithète laudative d'Eriphyle {-ActluTzâi = E'jwTTi;), tandis que Jahn [Vasensamml. zu Miinchen,p. cxvi; Arch. Aufsaetze, p. 139) l'a rapportée à l'un des chevaux. Il est plus simple d'y reconnaître, avec 0. MûWer {Comment, soc. Golling., VII, p. 91; Miiller-Wieseler, Denkmnk);i). li),la formule ordinaire l<AA[02:]onA[12:i ou \<A/\0[f-0]PA\Z; Minervini [/Jull. delV lastit., 18i2, p. 46) propose l<AAEnA[l2:]. Le sujet est sans doute Amphiaraos prenant congé d'Ériphyle au moment de partir pour Thèbes.
2" (pl. 21). Deux héros sur un char attelé de quatre chevaux; devant eux une femme, dans la même attitude que la précédente. Trois inscriptions : APISITOSI (rétrograde"!, EPlct'YAE l<AA14'OPA On a reconnu dans cette scène Arfras/e et Po-
MIIXINGEN. — 103 20-21.
lyiùceAVCC Erip/n/le (Scotti), Èviphijk poursuivie par Alcméon et Amphilochos (Millingen, Inghirami, Welcker), Eriphylequi montre à Adraste la cachette d'/lw/j/waraos (Roulez), Alcméon prenant congé de sa mère (Overbeck). 11 n'est pas douteux que i<AAI4>OPA ne soit ici le nom d'un des chevaux (1), car il se retrouve plusieurs fois sur des vases (Gerhard, Rapporta mlcente, p. I8i, n° 72; Aiiserksene Vaseiihildi'r, t. II, pi. 107, p. 82; Etruskhche und Campanische Vasenbilder, pi. 12 = Furtw.TUgler, Vasensammlung zu Bei-lin, n° 1720; de Witte, Catalogue Durand, n° 296 ; Furtwœngler, Vasemamnilung , n° 1820; cf. Corp. inscr. grasc, t. IV, n°' 7711, 8154, 8155). Le mot APISITOSI a donné lieu à de longues discussions. Au lieu d'y reconnaître tout simplement une épithète d'un des héros, Avellino {Giomak enciclopedico di, Napoli, 1812, p. 361), Ponticelli (loc. infv. laud., p. 56) et Hase [Thés. ling. grxc, éd. Didot, s. v. "ASpacTOs) y ont lu AARIXTOSI ou AAPESITOS (cf. Minervini, Bull. deW JnsL, 1842, p. 14; Bull. arch. nnpolil., 1844, t. 11, p. 122) (2).
Autres gravures : Angelo Antonio Scotli, fllustrazlone di un vaso italo-greco del museo di mons. arcivescovo di Tairinto, Naples, 181 1 (non mis dans le commerce, introuvable; cf. Millin, Magasin encyclopédique, 1814, t. 11, p. 201-222); Inghirami, Vasi Fittili, 1. 111, pi. 219-220 ; Overbeck, Gallerie heroischer Bildwerke, pi. 3, n° 7, p. 94, 159 ; Miiller-Wieseler, Denkmciler t. I, pi. 19, n" 98 (la pi. 20 seulement).
Autres mentions : Sophus Birket Smith, De malede Vasvr i Anlikenkahinellet i A}o6e»Aay«, Copenhague, 1862, p. 37-39, n" 112;Pasquale Ponticelli, Osservazioni sulla illustrazione di un vaso italo-greco, Naples, 1813 (cf. Magasin encyclopédique, 1814, VI, p. 229, 402); Crestofilo Parresiaste (pseudonyme), Sulle osservazioni recentemente pubblicale intorno ail' illustrazione, etc., dall' abbate Scotti, Naples, 1813 (Magasin encyclopédique, 1814, VI, p. 402); Filalete (autre pseudonyme), Letlera a Cristobullo sulla scrillura di Crest. Parresiaste, Naples, 1814 [Mag. EncycL, 1814, VI, p. 427); Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 4; Welcker, Allgemeinc Schulzeilung, 1832, II, p. 213; Hyperbor. Rom. Studien, t. I, p. 307 [Alte Denkmriler, t. III, p. 351); Roulez, Annali dell Instituto, 1843, p. 211, 218, 219; L. Schmidt, ibid., 1850, p. 144; Griineisen, Eine altgriechische Bronze desTux'schen Knbinets, Stuttgart, 1833, p. 64; Minervini, Bullett. dell' Instit., 1842, p. 44; Bull. arch. nnpolit., 1814, p. 122 (3); Cavedoni, ibid., 1845, p. 63; Minervini, ibid., 1854, p. 114; Jahn, Vasensammlung zu Miinchen, p. lxii, n. 412 et p. cxw, Archâol. Aufscltze, p. 139, 156; Rose, Inscr. grxc. vetustissimx, p. 78; Corp. inscript, grxc, t. IV, n° 7711.
Il ne faut pas que cette longue bibliographie fasse illusion. Les antiquaires de tous temps ont été loquaces et la courte notice que nous avons donnée de ce vase résume tout ce qu'on a dit à son sujet de raisonnable ou même simplement de spécieux.
(1) Ponlicdliprupuse de lire KAAAItl^OAA, si-iiilhiul, /w/i tw/cV. liMiolhr.so qiio l'un traite trop poliment en la qualifiant, comme l'a fait Millingcn, de fort ingénieuse (p. 38, n. :)).
(2) Le même Ponticelli rapporte l'opinion d'un antiquaire qui a proposé de lire APISlTEYb .. exclamation d'encouragement usitée dans les courses de chars et gravée sur une des colonnes du stade de Delphes. » (Millingen, p. 38, n. 5.)
(3) Minervini pense que les inscriptions rétrogrades s'appliquent à des ligures marchant à gauche.
Pl. 22. — ISMÈNE ET TyDÉE ^?).
Provenance? — Collection Lamberg. — Musée de Vienne.
Haut. O^/iO. — Forme : hydrie. — Figures noires.
Millingen a reconnu dans cette peinture « Tydéc sur le point de tuer Ismène, près de la fontaine à laquelle on donna par suite le nom de cette princesse. » Ismène a dans la main une coupe et tient de l'autre un vase avec lequel elle va puiser de l'eau; « la fontaine est figurée sous la forme d'un puits; une vigne en treille enrichit le fond de la composition. » (Millingen, p. iO.)
D'après le catalogue du Musée de Vienne, ce vase porte un graffite (aufdcr imlercn Fluche des Bodens cingerilzl : XI .. .. ; Sacken et Kenner, op. laud., p. 192).
Autres gravures : Gerhard, Elrusk. und Campan. Vasenbilder,p\. E, n° Il ; Overbeck, Gallerie hcroischcv BUdwcrke, pl. 3, n° 12, p. 122.
Autres mentions : Welcker, Annali delV fnslituto, 18o0, p. 78 {Alte Denkmaler, t. V, p. 431); ibid., 1838, p. 38; Sacken et Kenner, Die Sammlungen des KK. Mihizund Antiken-Cabineles, p. 192 [Zimmerl, Kasten]Y, n» 29, sans indications bibliographiques). — Klein [Euphronios, 2" éd., p. 224) met en doute l'authenticité de cette peinture [kritisch nicht imbedenklich) et M. R. de Schneider m'écrit qu'il s'associe aux réserves de M. Klein.
Pl. 23, 24. — Atrée et Tuyeste (?)
Apulie (?) — Collection du cardinal Gualtieri. — Musée du Vatican (Bibliothèque).
Haut. 0",34(1). — Forme pl. A, n°3 (protomés de cygne de part et d'autre du col).
Sur le col est figuré un buste de Pan cornu (?) ou de Dionysos Taurokéros, encadré de deux panthères tenant un rameau de laurier entre leurs pattes (Montfaucon).
1» Millingen, suivi par Liibbert et Rosenberg, propose sous réserves de reconnaître ici OEdipe à Colone avec Antigone; à droite, Thésée; à gauche, Polynice ou un messager de Créon. Au-dessus de l'autel sont deu.x patères et deux bandelettes de suppliants. Le palmier indiquerait plutôt un lieu consacré à Apollon, mais peut aussi n'être que le symbole général d'un bois. Au second plan, on voit une Érinys (avec torche et serpents), Aphrodite (?) avec Éros (cf. Millin, t. II, pl. 7) et Déméter (Érinysselon Liibbert). Welcker, s'appuyant sur les fragments de YAtréeAe Sophocle et du Tlujeslc d'Euripide, reconnaît dans cette scène Thyesto sur l'autel du palais d'Atrée, à côté d'Aerope qui semble l'avoir pris sous sa protection ; à droite, le roi Atrée; à gauche, un écuyer ou serviteur. La figure en haut à gauche serait Némésis. Aucune de ces interprétations ne paraît satisfaisante, mais il est certain qu'il y a là un épisode de la tragédie.
Autres gravures : Montfaucon, Supplément de l'Antiquité, t. 111, pl. 36 (les deux faces du vase); Passeri, Picturœelrusc. in unsculis, t. III, pl. 280 (apothéose d'Hercule et d'Hébé !) ; Wiencv Vorkgeblcitler, 1" série, B, IV, I .
Autres mentions : Lanzi, De' vas! anlichi dipinti, 1, p. 72 (scène des Héraclidcs
(1) Il Knvii'nn 2U i)i>ucc». " l,Moiuf.-iiicoii.)
MILLINGEN. 1 Oo 23-23.
d'Euripide, où lolas et Macaria se réfugient sur l'autel de Jupiter et implorent la protection de Démophon, fils de Thésée); Raoul Rochette, Monuments incdils, p. -il ; 0. Muller, Handhuch der Archxologie § 412, 3 (adopte dans la seconde édition, § 4U, i, l'opinion de Welcken ; Welcker, Zeitschrift fiïrAlterlhumsichsenschafl, 1838, p. 233 {Alte D'iikmdler, t. III, p. 37 1) (1) ; Griechische Tragiker, t. II, p. 683 ; Overbeck, GaUerie himusclier Bddwerke, p. 70; Gerhard, Atiserlesene Vasenbilder, t. II, p. 31; Lvibbert, Annali dell' Institulo, 1863, p. 131; M. Hœrnes, Aï-cAa'o/. ZeZ/wn^', 1877, p. 20; Rosenberg, Die Ei-inyen, p. 63.
2° Le revers (pi. 24) représente une scène bacchique avec types ordinaires (Dionysos avec thyrse et canthare ; Satyre tenant seau et œnochoé; génie ailé avec bandelette; Ménades avec thyrses, l'une portant une torche, l'autre une corbeille de fruits; sur le sol, cardon (?) et pierres figurant le terrainl.
Autre gravure : Passer!, Piclurx Etvuscorum, t. I, pi. 3. L'identité de la peinture reproduite par Passeri avec la planche 24 de Millingen paraît incontestable, malgré une très légère différence (le génie ailé est un peu plus grand dans Passeri). Seulement, Passeri a figuré cette peinture comme la pars posterior d'un vase dont la pars anterior représente une femme caressant un taureau, avec un génie ailé et trois autres personnages (Passeri, t. I, pi. 2), vase dont une vue générale est gravée sur la pi. 1 du même ouvrage et qui se trouverait, suivant l'éditeur, au Vatican. Passeri, ici comme ailleurs (cf. plus haut p. 34), aura brouillé les documents qu'il avait en portefeuille et donné comme appartenant au môme vase des peintures empruntées à des vases différents.
Pl. 25. — Europe.
Italie méridionale. — Collection d'Onofrio Pacileo, à Naples (1813). — Musée Britannique.
Haut. 0",60. — Forme pi. B, n" 4.
Europe est assise à gauche sur le taureau, qui bondit au-dessus des Ilots, suivi d'un génie ailé tenant une bandelette. A droite, Poséidon (?) (2) couronné de feuilles de pin (?) ; en bas, oursins échoués sur le rivage, poisson, polype et homard (?) « Le vase fracturé ne laisse apercevoir devant le taureau qu'une partie d'un dauphin, chargé peut-être d'un Amour ou de quelque divinité marine. » (Millingen, p. 44-45).
Au revers (inédit , quatre athlètes nus, disposés en deux groupes; deux athlètes, un dans chaque groupe, tiennent un strigile dans la main gauche. Sous chaque anse est figuré un arbre.
Comme style, ce vase est un des plus beaux que nous ayons encore rencontrés.
Autres gravures : Huck, Kreta, t. I, pl. 3, p. (17 ; Lenormant et de Witte, Elite des monuments céramographiques, t. I, pl. 27, p. 60; Duruy, Histoire des Grecs, t. I, p. 218.
(1) Cf. Welcker. Annali dell' liistifuta, 18:ii, p. 301, 306; il semblait accepter alors rintcrprétation de Millingen.
(2) Peut-être aussi Agénor ou Phœnix, suivant Lenormant et de Witte, Élite, t. 1, p. 60, opinion partagée par Braun. Jahn, Stephani (qui pense aussi à Cadmos). Overbeck préfère y reconnaître Zeus lui-même.
SIILLIXGKN.
Autres mentions : Birch, Hawkins et Newton, Brithh Muséum. Catalogue of vases, n" 1261 ; 0. MuUer, Annali deW Inslit., 183-2, p. 39i ; Jahn, Denkschriften der Wiener Akademie, phil. histor. Classe, Bd. XIX, Wien, 1870 (et à part), p. 9; Stephani, Compte rendu de Sainl-Pétersbourg p. 1863, p. 136, n. 3; p. 1866, p. lOS et 1 22, n°' 13 et 18; Welcker, Ueber cine kretîscke Colonie in Thehen, p. 8; Overbeck, Grieckiscke Knnslmylhologie, Zeus, p. 438, n" 19. Braun a décrit en 18i4 (Bullelf. dcW Inslit., 18ii, p. 94) un vase de sa collection, qui parait bien être identique à celui-ci.
Pl. 26. — Scène érotiquk.
Italie méridionale. — Collection Millingen (1813). — Collection de la comtesse Lipona (reine de Naples). — Musée de Munich.
Haut. O^.SO. — Forme pl. B, n» 7.
Sur une kliné, devant laquelle est une grande vasque à pieds de lion (I), un éphèbe et une jeune femme se tiennent enlacés; Eros, agenouille sur un coussin, tend son bras droit vers le couple amoureux. A droite, une femme tenant un parasol au-dessus du groupe; une autre femme cherche un objet dans une sorte de grand coffret et se retourne. Entre les deux femmes, un Éros se balance au rebord d'une grande vasque. A gauche, un éphèbe embrasse une femme; une chaise renversée, placée auprès d'eux, indique la vivacité de la scène. Plus haut, une femme (Aphrodite ?) paraît les regarder avec bienveillance.
Figures jaunes avec rehauts blancs. « Rien de plus gracieux ni de plus agréable que toute cette composition : ces qualités faisaient sans doute pardonner aux artistes la licence qui régnait dans les peintures de ce genre. » (.Millingen, p. 46.)
Jahn, Vasensammlung zu Miinchen, \V 819, p. 266; Rathgeber, Monum. ed Annali deli Instit., 1836, p. 99 (sur le parasol); Jatta, Annali dell' Instituto, 1870, p. 329.
Pl. 27. — Héraklès et Géryon.
Italie méridionale. — Musée de Naples.
Haut. 0°',33. — Forme pl. B, n» 8 (Heydemann, pl. 3, n° 130).
Héraklès, brandissant sa massue, se couvrant de la peau de lion comme d'un bouclier, attaque le triple Géryon, qui tient un bouclier convexe et un glaive. Au-dessous est figurée une bandelette. Derrière Héraklès, Athéna accourant à son secours et Hermès tenant la caducée d'une main, une branche de laurier (2) de l'autre.
Rehauts blancs; style médiocre. Restauré [ïthermnli. Heydemann).
Autres gravures : Creuzer, Abbildungen zur Symbolik iind Mythologie, 2' éd., pl. 40, p. 250; Guigniaut, Religions de l'antiquité, pl. 180, n° 664.
Autres mentions : Heydemann, Vasensammlungen zu \eapel, n° 1924; Gerhard et Panofka, Neapels antik>' Bildwcrk>\ p. 346, n" 120 (autres références dans Heydemann); de Witte, .^'uuvelles Annales, 1838, p. 107; Catalogue Durand, n° 339; Drexlcr, art. Gcri/oneus dans le Lexikon de Roscher, p. 1632.
(1) Marche-pied suivant Millingen (p. 45).
(2) Wolivier, selon Millingen (p. 47).
Pl. 28. — Héraklés et Busiris.
Anzi di Basilicata {Docummii inediti... dei Mmci d'Ilnlia, t. II, p. 3). — Collection du comte Zui-lo, ministre de l'Intérieur à Naples (1813). — Musée de Naples.
Haut. 0",'20. — c, Gomme le col et le pied du vase manquent, on n'en donne pas la forme. » (Millingen, p. il , n. i).
Busiris assis sur un trône, coiffé du bonnet plirygien, les pieds sur un tabouret, tient de la main gauche un sceptre couronné d'une palmette (?) (1); delà main droite, il brandit son glaive contre Héraklés, qui, le front plissé par la colère, se prépare à assommer le roi avec sa massue. De la main gauche le héros tient une corde; à son flanc gauche est suspendu son carquois. Une corde nouée autour de son bras droit est tenue par un éthiopien, qui, de la main droite, tient l'extrémité d'une autre corde, peut-être passée autour d'un des pieds d'HérakIès. L'autre extrémité de la même corde est dans la main droite d'un second éthiopien, accroupi, qui regarde Héraklés avec stupeur. A droite de Busiris, une femme s'approche, tenant sur sa tête un plateau avec des fruits, des plantes et une œnochoé; elle tient une seconde œnochoé de la main gauche. Derrière elle et plus haut, une autre femme (à profil barbare) jouant de la double flûte. Une colonne dorique indique le lieu de la scène (2). Rehauts blancs; bon style.
Autres gravures : Museo Borbonico, t. XII, pl. 38; Greuzer, Abbildunyen zur Symbolil;, 2"" éd.,pl. 20, p. 3o9; Guigniaut, Religions de ianliquilé, pl. 53, n° IfiS c. Autres mentions : Heydemann, Vasouammlungen zu Neapel, n°2ao8; R. Rochetto, Monuments inédits, p. 139; Panofka, Hyperh. RiJm. Studien, t. I, p. 297; Welcker, Nachlnige zur Aeschyl. Trilogii', p. 303; Gerhard et Panofka, Neapels anlike Bildwerke, p. 375, n'>30;O. ia.lm, Annali delt Inslituto, 18i8,p. 2I0;Helbig, i'^jr/., 1865, p. 302 ; Stephani, Compte-rendu de Saint-Pétersbourg p. 1868, p. 96, n. 5; p. 141, n. 3; Heydemann, Terracotten aus dem Museo Nazionale zu /Vcff/jr'/ (Halle, 1882), p. 8 (avec liste des vases analogues) ; StoU, dans le Lexikon de Roscher, t. I, p. 835.
Pl. 29 i;t 30. — Apollon ht Hkr.\klès.
Basilicate (S. Agata de' Goti?) — Gollection de la reine de Naples (1813). — Musée de Naples.
Haut. 0'",55. — Forme pl. B, n' 6 (Heydemann, pl. 2, n" 80).
1° (pl. 29) (3). Apollon lyricine, couronné de laurier, marche vers la droite; au-dessus du dieu est une bandelette. A droite, une femme exprimant son admiration (?) {i); à gauche, un éphèbe appuyé sur un bâton. Au registre supérieur, une
(1) Millingen pense que ce sceptre est teraiino par trois i)oiiUcs en guise de trident, pour rappeler que Busiris était fils de Poséidon.
(2) Millingen se demande .si ce ne serait pas le tombeau d'Osiris (Diod. Sic, I, 51)); mais la tradition rapportée par Diodore parait do basse époque.
(3) C'est la pl. 30 qui devrait être regai-déc comme la face principale.
(4) Sic Heydemann ; Millingen s'imagine qu'elle est occupée à ri»i.i)i/li'r In illcii prir les .loils (p. 49) et prend pour des sorts les pierres figurées sur le sol près d'Apollon.
MILUNGKN.
Victoire apportant une bandelette et Artémis (Daphné selon Millingen, ou la nymphe du Parnasse), accoudée à un tronc d'arbre.
2° (pi. 30). Apollon, tenant une branche de laurier, poursuit Héraklès qui tient la massue et le trépied. Entre eux s'élève un laurier. Des cercles etdescaillou.x figurent le sol. Au-dessus, une bandelette et une femme (la Pythie?) (1) regardant par une lucarne.
Bon style; rehauts blancs.
Autres gravures : Creuzer, Abbildutxgen zur Sym/jnlik, 2"'^ éd., pi. il, p. 221 (pi. 30); Lenormant et de Witte, Élite céramographique, t. II, pi. 97, p. 3U (pi. 29); Overbeck, Griechische Kunstmythologie, Atlas, pi. 2i, n° 10; Baumeister, Denkmàler, t. I, p. 627, fig. 698 (la Pythie seulement).
Autres mentions : Heydemann, Vasemammhmgen zu Neapel, n° 17(i2 (avec références inutiles à reproduire); Gerhard et Panofka, Neapels antil;e Bildwer/ce, p. 238, n" i;U9; Panofka, Antiquités du cabinet Fotirtali's, p. 39; Bull, dell Inst., 1832, p. 71; Braun, Annali delV Instituto, 1837, p. 204; Hirzel, ibid., I86i, p. 331; Cavedoni, Bullettino napolitano, 18i-i, p. 52 (sur la lyre ornée d'une bandelette); Welcker. Allé Denkmàler, t. III, p. 281, 283 ; Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1868, p. 46 (2);;j. 1874, p. 133; p. 1873, p. 146; Overbeck, Griechische Kunslmythologie, Apollon, p. 331, 404.
Pl. 31. — Héraklks et Axtée (?)
Italie méridionale. — Musée de Naples.
Haut. 0°',38. — Forme pl. C, n° 2 (Heydemann. pl. 2, n" 99).
Héraklès, couronné d'une bandelette, presse contre terre un adversaire barbu [Erijx selon Millingen et Panofka; Alcyonee suivant 0. Millier, Jahn et Heydemann; Anlée suivant Gerhard, Stephani, Klein). La massue d'Héraklès est tombée (malgré les apparences, son adversaire ne la saisit point). A gauche un guerrier s'éloigne ; son bouclier est orné du triskèle. A droite on voit Athéna et Hermès (type archaïque). Au-dessus d'Héraklès sont suspendus sa chlamyde, son arc et son carquois.
Le revers (inédit) représente un homme barbu conduisant un quadrige: derrière les chevaux, et à moitié caché par eux, se tient un guerrier; devant les chevaux, une femme levant la main droite.
Rehauts blancs et rouge brun. Style sévère.
Autre gravure : Jahn, Berichte der Sochsisclien Geselhchaft , t. V (1833), pl. 9, p. 144.
Autres mentions : Heydemann, Vasensammiungen zn Neapel, n" 2519; Gerhard et Panofka, Neapels antike Bildwerke, p. 322, n° 146; 0. iMiiller, Handbuch der Archoiihxjie, g 410, 3; Gerhard, Auserlesene Vasenbilder, t. II, p. 104; Stephani, Mélanges gréco-rnmains, 1. 1 (= Parerga arrhxologica n» 15], p. 594 ; Kliigmann, Annali dell' Instituto, 1878, p. 36 ; Klein, Archuologische Zeitung, 1878, p. 66 ; Klein, Euphronios, 2"° éd., p. 122 (avec liste de vases analogues.)
(1) Peut-être aussi Latone, suivant Overbcclc \toc. iiif'r. Inuil., ]). 104.)
(2) Avec longue liste de monuments relatifs à l'enlèvement du ti'oi>ied.
MILUNGEN. — 109 — 32-34.
Pl. 35. — Hkraklès et Thitox.
Italie méridionale.— Collection de la reine do Xaples (1813'. —Musée de Munich.
Haut. O^jSe. — Forme pl. C, n» 1.
Héraklès, la peau du lion sur la tète, terrasse Triton, dont la chevelure est ceinte d'une bandelette.
Au revers (ine'dit), une femme debout auprès d'un homme armé: derrière la femme un autre guerrier.
Rehauts rouges et blancs.
L'ensemble du vase a été publié en couleur par Dubois Maisonneuve, Introduction à l'étude des vases peints, pl. 20, n° 3 (la face principale seulement).
Autres mentions : Jahn, Vasensnmmhmg zu Miinchen, p. -2'2i, n" 721; Gerhard, Auserlesene Vasrnhilder, t. II, p. 93, n. 12 (liste des vases avec la même représentation): Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1867, p. 22, n. 1 (distingue à tort notre vase du n° 721 de Munich: Stephani compte 49 vases représentant le même sujet.) Cf. Petersen, Annali dell' Instituto, 18S2, p. 76: J. Escher, Triton iind seine Bekampfung diirch Herakles, Leipzig, IS90.
Pl. 33 et 34. — Héraklès et un Centaure.
Sant' Agata de'Goti. — Musée de Naples.
Haut. 0'°,37. — Forme pl. C, n" 4 (Heydemann, pl. 2, n° 98, avec couvercle).
1° (pl. 33). Héraklès juvénile, portant la peau de lion, l'are et le carquois suspendus à son côté, brandit sa massue contre le centaure Dexamène (AEïA- MEHOSI) qui tient Déjanire (AAIAHEIPA, sic) de son bras gauche. Derrière Héraklès est le vieillard CEnée (OINEYS:), tenant dans la main droite un sceptre couronné d'une palmette.
2° (pl. 34). Un homme barbu, au-dessus duquel on lit le grafflte PYAAAESI. s'appuie sur un bâton: deux femmes, à droite et à gauche, s'avancent vers lui d'un pas rapide.
Sur le pied du vase est un graffite qui paraît composé d'un P lié avec un E et d'un I (fac-similé dans Heydemann, pl. 14, n° 3089).
Bon style. Rehauts blancs.
Autres gravures de la pl. 33 : Mmeo Borbonico, t. V, pl. 3; Monaco, Momnnenls du Musée de Naples, pl. 143; Hirt, Gôtter und Heroen, pl. 36, n" 304, sans les inscriptions (pl. citée par Heydemann i; Inghirami, Monum. eti-uschi,t.Y, pl. 28; Panofka. Recherches sur les noms des vases, pl. 9, n"' 3, 4 ; Otfried Millier, Manuel d'archéologie, édit. française, pl. 22, fig. 34; Creuzer, Abhildungen zur Symbotil;, 2° éd., pl. 54; Guigniaut, Religions de l'antiquité, y,\A^^, fig. 674 c; Roscber, LexiLon der Mythologie, art. Deramenos, grav. à la p. 999.
La pl. 31 est reproduite dans le Museo Borbonico, t. V, pl. 3, à droite, et dans Monaco, Monuments du Musée de Naples, pl. 142. Une gravure d'ensemble, avec les
couleurs, se trouve dans V Introduction à Félude des vases de Dubois Maisonneuve, pi. 38, 3, p. 20.
Autres mentions : Heydemann, Vasensnmmlungcn zu Xeapel, n" 3089 ; Jabn, Archiiol. Aufslllzc, p. 12fi; Gerhard, Auserlesene Vasenbilder, t. II, p. 122; Minervini, Bulletl. napolilano, t. III, p. 120; Roulez, Mélanges, fasc. III, n" 10, p. 3 (Biill. de l'Acad. de Bruxelles, i. VIII, 2, p. 43); Vases peints du musée de Leyde, p. 33 ; Geriiard etPanofka, Neapels antike Bildwerke, p. 2i2, n" 13U (autres références dans Heydemann) ; Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1865, p. 107; Kekulé, Annali deW Inslituto, 1864, p. 93 (cf. Hirzel, ibid., p. 330); Corpus inscr. grsecnrum, t. IV, n" 7603 (= Heydemann, pi. 8, n° 3089).
Pl. 35. • — llÉRAKLÉS KT LES SaTYRES.
Provenance italienne. — Musée du Vatican.
Haut, non indiquée. — Forme pi. A, n° 2.
Héraklès, surpris pendant son sommeil par les Satyres, les met en fuite à son réveil. L'objet que laisse tomber le Satyre à gaucbe d'Héraklès est le carquois du héros; un autre emporte son arc, un troisième sa massue. Ce sujet, plusieurs fois répété sur les vases peints, est emprunté, comme l'a reconnu 0. Jahn, au drame satyrique.
Dessin spirituel; bon style.
Autres gravures : Pistolesi, Vaticano descritto, t. III, pl. 104 (vue d'ensemble); Musen Gregoriano, t. II, pl. 13, n" 1 ; 0. Jabn, Philologus, t. XXVH, pl. 2, n» 2, p. 18.
Autres mentions ; Lenormant et de Wilte, Élite des monuments céramographiques, t. I, p. 136, n. 3; Jahn, Archiiologische Bei/râge, p. 428; Stephani, Der ausruhende Herakles, p. 127, n» 32 (liste de monuments analogues); Heydemann, Vase Caputi mit Thealerdarstellungen (Halle, 1884), p. 9, note 22 (liste de peintures analogues).
Pl. 36. 37 et 38. — Apothéose d'Héraklès; b.\taille d'Amazones.
Environs de Bari. — Collection du prince délia Torrella, à Naples (1813). — Ce vase était encore dans la même collection en 1890.
Haut. 0'°,97. — Forme pl. B, n" 2.
1° (pi. 36). Héraklès est debout sur un char conduit par Athéna : l'oiseau favori de la déesse plane auprès d'elle, tenant une couronne dans ses serres. L'un des chevaux est marqué sur la cuisse de la lettre ©. Le quadrige est précédé d'une Victoire portant un candélabre (pied de cottabe, xlâSo; xoT-a^ixiî suivant Stephani, Compte rendu p. 1869, p. 233 ; cf. plus haut p. 25); il est suivi d'une autre Victoire, qui porte le bouclier et la lance d'Athéna.
Dans le plan inférieur, Dionysos couché, tenant un thyrse et un canthare, s'entretient avec Ariane (?) qui tient une branche de férule. De part et d'autre, un Satyre et une Ménade tenant des thyrscs. La Ménade est presque entièrement moderne (voir le pointillé).
2° (pl. \M). Bataille de Grecs et d'Amazones. Le terrain est indiqué par des
MILLINGEN. H] 3g^j,
pierres et des plantes ; dans le champ, on voit nn tronc d'arbre, un glaive dans son fourreau et un bonnet conique.
3» (pi. 38). La peinture supérieure (côté principal du vase) offre une scène bacchique ordinaire ; la seconde (revers) « présente une de ces scènes d'hospitalité en général qui se retrouvent si souvent sur les vases et qu'on ne peut appliquer à aucun fait particulier et connu de la mythologie, faute de circonstances suffisamment caractéristiques. Une femme offre du vin à deux guerriers qui viennent d'arriver, tandis qu'un jeune homme leur présente un vase contenant l'huile (1) ou les parfums dont ils doivent faire usage en sortant du bain. » (Millingen, p. 60.)
Autres gravures : pi. 36 : Inghirami, Vasi F'uiili, t. III, pi. 225; Archàul. Zeitung, 1858, pi. 117, 9 (seulement le prétendu candélabre)— pi. 37: Inghirami, op. laiid., pi. 226; — pi. 38 : Inghirami, pi. 227.
Autres mentions : pi. 36: Welcker, Hjjpei-b. Rom. Studicn, t. I, p. 30i; Minervini, Bullettino napolitano, 1843, p. 78; Roulez, A«Ha^/ deW Instituto, 1847, p. 275 (cf. Momunenti, t. IV, pi. 41); Jahn, ibid., 1837, p. 123 (sur le vâpOvi^ ou férule); Helbig, ibid., 1862, p. 264 ; Stephani, Der ausruhende Hfrakles , p. 241, n. 1 ; le même. Compte rendu de Saint-Péti'rsbowg p. 1869, p. 232, n" 72; p. 1872, p. 41, n» 2; Ghirardini. Le rappresentanze deli apoteosi di Ercole, dans la liivisla di Filologia e d'htruzione c/assica, 1881, t. IX, p. 20, D ; cf. Annali deW Iiistlt., 1880, p. 102. — PI. 37 : Gerhard, Auserlesene VaxenbiUk-r, t. III, p. 43, note; Klugmann, Annali dell' ImlUuto, 1876, p. 185; Luckenbach, Jakvbucher fier classische Philologie, XI° supplém., p. 559, n. 4 (les casques). — PI. 38 : Stephani, Compte-rendu p. 1868, p. 84, note (liste de scènes analogues); /;. 1873, p. 127, n° 74.
Pl. 39 ET 40. — Sujets indéterminés.
Basilicate. — Collection de la reine de Naples. — Musée de Naples.
Haut. 0",54. — Forme pl. G, n" 3 (Heydemann, pl. 1, n° 68).
1° (pl. 39. « Une jeune femme élégamment vêtue, la tête ceinte d'une couronne radiée, est venue avec deux femmes de sa suite porter des offrandes sur ce tombeau ; elle est assise au pied de la colonne qu'elle tient embrassée, son air et son attitude annoncent la méditation et la tristesse... Desdeux femmes qui l'accompagnent, celle à droite, dont les cheveux blancs et les rides indiquent la vieillesse, pourrait être la nourrice, dont les jeunes princesses étaient presque toujours suivies sur l'ancien théâtre grec; elle tient une bandelette entrelacée de feuilles. La figure placée du côté opposé porte une couronne, un vase à parfums et une corbeille contenant des grenades, des bandelettes et des branches de myrte. » (Millingen, p. 61.)
Raoul Rochelle (.1/on. inédits, p. 141, 311) a mentionné ce vase, et tout en indiquant qu'il y reconnaissait une scène héroïque, s'est abstenu de préciser son opinion. De Witte, qui a publié la même peinture dans le quatrième volume de \' Elite des monuments céramographiques (pl. 88, p. 232), y voit « le tombeau de l'amant de Vénus, les filles de Cinyras et la vieille nourrice qui apportent des offrandes destinées à honorer le mort. » Cette explication est pour le moins incertaine; lleydemann iVasensammlungen zu Neapel, n" 3126) s'est abstenu de l'adopter.
[\) Sur ce vase orné de bandelettes, cf. Cavedoni, Bullellino napolituiin, 1845, p. (il).
jiiuKNGE.N. — 11:2 — 40-41.
2° De Wilte [Élite, t. IV, p. '233) reconnaît ici Aphrodite et Cinyras; Millingen s'était abstenu sagement de toute hypothèse.
Bon style ; rehauts blancs; couverte terne.
Autres gravures : Museo Bot-bonico, t. IV, pi. 20. La prétendue Aphrodite de la pi. iO est aussi gravée dans Smith, Dictionary of antiquides, 2" éd. p. 329.
Autres mentions : Gerhard et Panofka. Neapels antike Bildwer/;e, p. 338 et les publications napolitaines citées par Heydemann, Vasensammlimgen , p. i75; Roulez, Annalidell' InstUuio, 18i5,p. 131 (sur la corbeille renfermant des branches de myrte).
Pl. 41. — Aphrodite (?) en deuil.
Psestum. — Musée de Naples.
Haut. 0'",26. — Forme pl. B, n» 9 (Heydemann, pl. 3, n» 124.)
Une femme richement paréo est assise, dans l'altitude du deuil, sur un trône sculpté avec magnificence (deux Éros agenouillés sur le haut du dossier, deux quadrupèdes [lions ou panthères?! sur les pieds de devant). Devant elle se tient une femme (Peitho?), plaçant un grain d'encens dans le thymiatérion posé près d'elle et tenant delà main gauche une coupe. De l'autre côté, Éros couronné, dans une attitude prêtée quelquefois à Thanatos. Adroite et à gauche d'Éros, on voit une branche de palmier et une branche de laurier, au-dessus de lui une rosace. Une autre plante est figurée près du thymiatérion, au-dessus duquel se trouve encore un ornement indistinct. De Witte pense que ce n'est peut-être qu'une goutte de couleur tombée par accident du pinceau de l'artiste [Elite, t. IV, p. 231).
L'interprétation de cette scène est très difficile. On a vu successivement dans le personnage principal Pénélope, Phèdre, Héra, Creuse, Aphrodite; cette dernière opinion est celle de Millingen, de J. de Witte, de Heydemann, etc., mais avec des divergences dans le détail desquelles il est inutile d'entrer. Heydemann croit que la déesse est affligée soit par l'outrage que lui a fait Héphacstos, soit par l'infidélité d'.Vrès, soit par la mort d'Adonis, et que Peitho avec Kros essayent de la consoler. De Witte, qui est revenu sur cette peinture dans la Gazette archéologique de 1876 (p. 52), y reconnaît « Aphrodite pleurant Adonis; une des suivantes de la déesse dépose sur leturribulum le grain de myrrhe qui fait allusion à Myrrha, la mère d'Adonis, et à sa métamorphose. »
Beau style ; rehauts blancs.
.Vutres gravures : [Lenormant et] de Witte, Élilc des monuments cératnoyraphiques, t. IV, pl. 87, p. 230; Bottiger, Kleine Schriften, t. Il, pl. 6, p. 266i;ia figure d'Aphrodite seule); Duruy, Histoire des Grecs, t. II, p. 6ol ; Baumeister, Denkmaler, t. III, p. 1653, fig. 1714.
\utresmenlions: A. de Jorio, Galleriade' vosi, Naples, 1825, p. 81 (Héra enchaînée sur son trône par Héphacstos!) ; Heydemann, Vasensauimlungen zu Neapel, n» 2900 (avec renvois aux autres publications napolitaines); Gerhard et Panofka, Neapels nniike liildwerke, p. 353; 0. Jahn, Archàol. Bcitrtige, p. 306; 0. Miiller, Handbuch der ArchiioL, § 422, 3 (statue d'Aphrodite dans un temple, hypothèse très ingénieuse et peut-être à préférer); R. Rochelle, Monuments inédits, p. 26; Peintures antiques, p. 401 ; Panofka, l'errncottcn zu Berlin, p. 83; Lenormant et de Witte, Élite des mo-
3iiLLiN(;i;.\. — lia 41-43.
tniments céramogmphiques, t. I, p. 95 (h propos de l'hypothèse de Jorio); Furtwaengler, Eros in der Vasenmaleivi, p. 38 ; llelbig, Annalt deW InstUutn, 1861, p. 34 (sur le thymiatérion); Cavedoni, BuUettino napoUtam, 1844, p. o3 (ornements du trône).
Pl. i'I. — Paris et Hélène.
Basilicate. — Collection du duc délia Miranda, à Naples (1813). — Collection de Bartholdy, consul général à Rome, acquise en LSr!" pour le musée de Berlin au prix de 1-t 775 thalers (environ 55 000 Irancs). — Musée de Berlin.
Haut. 0°',32o. — Forme mon indiquée par Millingen) : pl. A, n° 4 (plus exactement, Furtwaengler, pl. 4, n" 49).
Hélène est assise sur un siège en bois décoré de peintures noires; elle porte sur ses genoux Éros enfant. A gauche, Paris s'avance vers elle, tenant sa lance de la main droite et levant la main gauche comme pour parler.
Le revers (inédit) présente trois figure manli'Uale; l'un des éphèbes (au milieu) tient un bâton.
La peinture a été retouchée en quelques endroits. Cadre de méandres.
Autre gravure: Overbeck, Gallerie heroischci- Bildwerke, pl. 12, n" 8, p. 265.
Autres mentions: Furtwaengler, Vasensammhmg zu Berlin, n°3182; Panofka, Museo Bartoldiano, p. 130, n" 68; Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 41, 67; Gerhard, Berlins antike Bildwerke, n° 995; Boettiger, Kleine Schriften, t. \\, p. 248; Jahn, Sitzunrjsberichte der Sciehs. Gesellsehaft, 1850, p. 182; Stcphani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1861, p. 120, n. 1 ;Koch, Paris uor Helena (Marbourg, 1889), p. 56.
Pl. 43. — P.\Ris ET Aphrodite (?)
Italie méridionale. — Cabinet du cardinal Gualtieri. — Musée du Vatican.
Haut. 0",60 (1). — Forme pl. C, n° 6.
« Cette composition peut rappeler le moment où Vénus vint trouver Paris pour l'engager à lui être favorable dans le jugement qui allait avoir lieu. Hélène, placée dans le lointain, indique l'objet que la déesse promet au jeune Phrygien comme prix de son suffrage. » (Millingen, p. 66). L'éminent archéologue ne propose du reste cette opinion que sous réserves: pour la figure placée en haut à gauche, tenant un éventail, il hésite entre Hélène et Œnone; il ne propose aussi qu'avec hésitation de placer la scène sur le mont Ida et de reconnaître Pan avec un faon dans les figures de gauche. Son explication nous paraît encore la meilleure.
Au revers (gravé dans le Supplément de Montfaucon), Dionysos nu assis sur sa chlamyde, tenant un thyrse, entre une Ménade debout tenant un tambourin à gauche et un Satyre tenant un thyrse et un seau à droite. Dans le champ, bandelette et lucarne (?).
Autres gravures : Montfancon, Supplément de l'antiquité, t. lll, pl. 32;Passeri, Pict. etrusc. in vasculis, t. I, pl- 13 (aspect d'ensemble) et 16; d'Hancarville, Vases
(l) •' Environ 22 pouces du haut. » tJIontl'aucon, fiippli'm. de l'Antiquité, t. III, pi. 32.)
Mll.LINGEN. — 114 43-44.
d'HamiUon, t IV, pi. ii (avec couleurs de fantaisie (I); Pistolesi, Vaticano descrilto, t. III. pi. 100; Inghirarai, Vnsi Fittili, pi. 171.
Autres mentions : Millingen, Ancknl imediled monuments, p. 4!», n. 15; Haoul Rochette, Monuments inédits, p. il (Peitho au lieu d'Hélène): Panofka, Antiques dti cabinet Powtalès, p. 107 (l'armement de Paris?; Overbeck, Gallerie heroisrher Bildiverke, p. 256; Welcker, Atinali delP fnsliluto, 18 to, p. 183 ^ A/te Denkmaler, t. V, p. i'^'i (Aphrodite, en présence de Peitho et d'Éros, conseillant à Paris de construire un vaisseau, comme dans les Kijprid) ; Stephani, Mélanges gréco-romains, 1. 1, p. 544, n° 12, avec explication (mythe de Cyparissos) retirée dans le Compte rendu de Saint- Pétersbourg p. 1863. p. 161 [Apaté au lieu d'Aphrodite); G. Koerte, Personnificationen psychologischer Affekte in der spàteren Vasenmalerei, (Berlin, 1874), p. 33 (réfute Stephani); Brunn, Troische Miscellen{Sitzu)igsb. der Miinch. A/;ad., 1868, 1), p. 61 (Œnone parlant à Paris, Aphrodite en haut à gauche) ; Luckenhach, Jahrbûcher fUr classische Philologie, il' supplém., p. 373; Heydemann, Pariser Atitiken, p. 82.
Pl. ii. — Scène xl'pti.\le.
Cette peinture, dit Millingen (p. 66) « intéresse d'autant plus qu'elle est prise d'un vase trouvé à Athènes et dont M. Wagner, habile artiste allemand qui l'a dessiné, a bien voulu nous donner communication. » Ce vase était alors dans la collection du consul Fauvel à Athènes; il est aujourd'hui au musée du Louvre (salle de la céramique grecque trouvée en Grèce, n" 53).
Haut. G",! i. — Forme : py.xis avec couvercle.
La oomposilion fait tout le tour du vase, mais il a fallu ici, pour éviter une réduction trop forte, la diviser en deux sections.
Une jeune épouse est conduite par son fiancé à la maison de ses beaux-parents, qui l'attendent devant la porte de la maison (2). Apollon, reconnaissable à une branche de laurier, et .\rtémis en armes sont présents à la scène. Millingen et Wieselcr ont pris pour le fiancé l'homme debout devant la porte; comme il est barbu et paraît d'âge mûr, ils ont admis qu'il s'agissait de secoades noces, en rappelant que lors des premières noces, c'était l'époux lui-même qui conduisait la nouvelle mariée à la maison (3). Des compositions analogues, découvertes depuis, ne permettent pas de maintenir cette explication; celui que Millingen prenait pour le nymphagoguc est le fiancé lui-même.
Autre gravures: Stackelberg, Graberder Hellenen, pl. 32 (avec l'aspect d'ensemble du vasej(4j, p. 27; Inghirami, Vasi Fittili. pl. 313; Panofka, Recherches sur les noms des vases, pl. 8, n° 1; Bilder antiken Lebens,p\. 11, n° 2; Grieehinneniind Griechen, I, n" 14; Miiller-Wieseler, Denkmoler, t. II, n° 182; Herzog, Stati epithalamium, pl. 2; Schreiber, Kulturhistoriseher Bilderatlas, pl. 81, fig. 1 et 10 (vue d'ensemble du vase); Baumeister, Denkmaler, 1. 1, p. 695, lig. 733; Benndorf, H'ùvîer Vorlegeblcitter, 1888, pl. 8, n° 7 (développement, vue d'ensemble et détails de la décoration).
(1) A cause de la biche, cet antiquaire prenait Paris pour Tclèplie.
(2) Staokelberg y voyait le mariage de Cécrops et d'Aglaure en pri'scnce d'.\pollon et d'Artcniis.
(3) Cf. Hésychius, s. v. v\>\i.jafuf[6i; Hcrmann-Bliimner, Griechische Privatalterthiimer, p. 21i.
(4) Stackelberg prétend que le dessin de MiHingen manque de caractère; celui qu'il a publié inérite beaucoup plus justement ce reproche.
MILUNGEN. — 115 44-46.
Autres mentions : 0. Millier, Handbuch dov Archaeologk, ^ 429, 3 (note de Welcker) ; Gerhard, Auserlcsene Vasenbildcr, t. 1, p. 85; Anti/:e BUdircrke, p. 157 (avec renvoi fauxàla pi. iS deMillingen);0. Jahn, Archaeologische Aufsaelze, p.95,n. 26; Stephani, Compte rendu de Sainl-Pélersboiirg p. 1861, p. 56, n. 5 ; p. 72, n. 6; Panofka, Antudi delV Instituto, 1830, p. lio; Cavedoni, ibuL, 18i2, p. 79; Helbig, ibid., 1864, p. 271; 1866, p. 452; Heydemann, Grh'chisrhe Vasenbildei\ p. 10, n. 3; Pariser Anlihcn, p. 40; Overbeck, Gvkclmche Kunslmijtfiologip, Apollon, p. 331, n° 70 n; Hermann- Blumner, Griechische Privatalterthiimer, p. 273. Cf. Herzog, Archneol. Zeit., 1SS2, p. 143; Purtwaengler, Sammlung Saburoff, notice des pi. 58, o9;Dumont et Pottier, Les ci'ramiques de la Grèce propre, t. I, p, 365 avec les notes.
Pl. 45. — Scène amourkuse (?)
Ce vase appartenait à Millingen en 1813.
Haut, non indiquée par Millingen. — Forme pl. C, n° 7.
Un génie ailé vient couronner une jeune femme qui tient un coffret entr'ouvert, un diadème i?) suspendu à deux rubans et un vase. Près d'elle est un faon et plus loin un éphèbe nu jouant de la harpe et tenant un oiseau sur sa main droite. Les autres objets sont une branche de laurier, deux bandelettes et un vase; une feni''tro indique que cette scène se passe dans l'intérieur d'une habitation.
Autres mentions : Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 234 (signification amoureuse de l'oiseau); Stephani, Compte rendu de Sninl-Pétersbourg p. 1871, p. 211, n. 3 (Taixêuxtrjî-rîç grec) ; 0. Jahn, A?iniili detl' Instit., 1852, p. 205 (1).
Pl. 46. — Scène comique.
Provenance: Nola ou S. Agata de'Goti (2). — Collection del'évêquedeNola (1813). — Collection Torrusio à Nola. — Acquis de cette collection, en 1875, par le musr'c de Berlin (3).
Haut. 0°'37. — Forme pl. C, n» 6.
Le proskénion sur lequel sont les acteurs est porté par cinq colonnettes doriques (en blanc sor le fond d'argile, avec rehauts jaunes dans l'intervalle). En haut, à gauche, une porte entrebaillée; au milieu, un coffre iladé) (4) divisé en deux parties par une traverse horizontale de couleur brune. Sur le couvercle de ce coffre, qui est fermé, est étendu un vieillard (barbe et cheveux blancs, rehauts de jaune sur le chiton blanc, 9. rouge foncé, comme les autres personnages, bande blanche verticale sur les manches et le pantalon, bâton jaune). Au-dessus, l'inscription XAPINOC Ce vieillard est appréhendé à la jambe gauche et au bras gauche par deux acteurs imberbes (chiton rouge sombre; bande blanche sur les manches et le pantalon). Celui
(1) Les deux roiiTois à ce vase qu'un trouve dans Gerhard, Anti/ie Bililwcrke, p. 157 et Jahn, Vasensaminlung zu Mnnchen, p. lxxxvi, reposent sur des confusions.
(2) Cf. Klein, Meistersignaliiren, 2= éd., p. 207; Michaclis, Journal of hellenk Sludies. t. VI, p. 41.
(3) Sur cette collection, cf. Heydemann, Bulleltino delV Institiiln, 1869, p. 144.
(4) .Sic Furtwaengler; Klein y voit une kliiu'. Heydemann, d'accord avec Ftirtwaenfîlcr, ap|>clle cet objet ),âpvaE, xi^wtô:. Jahrb. des InslH., 1886, p. 282.
5ULLINGKN.
de droite est seul chaussé. Au-dessus de l'homme à gauche, M. Furtwaengler lit, en caractères très effacés, CYMN^[E] jp^TiTtoc]; l'inscription TYMNASIOS; donnée par Millingen est une restauration moderne qu'on a fait disparaître (1). Au-dessus de l'acteur de droite, le même archéologue lit. A2I.OSI (KtôiiAoç?) ('2), au lieu de Al A2IIP02I donné par la gravure. Tout à droite, un autre acteur barbu, peut-être l'esclave du vieillard, regarde la scène avec épouvante ou indignation (3) ; toute la partie inférieure du visage, sauf un coin de la barbe, est moderne (chiton blanc avec lignes intérieures jaunes, bande blanche sur le pantalon et les manches). Audessus on lit i<APIAN (et non KAAXAS, comme sur la gravure). Dans le champ sont suspendus deux masques féminins peints en blanc et une couronne blanche. Au-dessous de la guirlande de lierre qui forme le cadre supérieur, on lit en caractères rouges (comme ceux des autres inscriptions) : ASISITEAS! ErPA4'E (et non pas ErPAA4>E, comme sur la gravure) (ii. Nous avons déjà vu un vase du peintre Astéas (Millin, t. I, pi. 10).
Le sujet de la scène est très incertain : parodie d'une tragédie de Procruste, suivant Millingen, 0. Millier, de Witte, Heydemann (1" article) ; comédie relative à un avare ou à un parasite suivant Weil, Furtwaengler, Heydemann (2° article).
Le dessin de cette curieuse scène est très soigné. Les lèvres des personnages sont rouges, les dents sont parfois indiquées en blanc: l'iris des yeux et la partie comprise entre le sourcil et la paupière inférieure sont blancs. Il y avait d'assez nombreux repeints, qu'on a fait disparaître en partie depuis 1875.
Dans la guirlande de lierre qui entoure le rebord (brisé en quelques endroits), les branches sont gravées et les fleurs indiquées en blanc. Sur le côté de la scène principale, que nous venons de décrire, l'ornement qui court entre les anses est peint en blanc et en jaune i palmette avec feuilles déchiquetées semblables à celles de l'acanthe).
Sur le revers (inédit), on voit Dionysos marchant à gauche, suivi d'un Satyre portant une torche et un fruit. L'ornement qui court entre les anses n'est ici qu'un méandre peint en noir. Rehauts blancs.
La bibliographie se rapporte exclusivement à la face principale. Autres gravures : Geppert, Allgriechische BHhne, pi. i\ Horner, Bilder aniiken Lebens, n" 67; Wieseler, Theatergebàude itnd Biihnenwesen, pi. 9, n° 15, p. 62; ChampAenry, Caricature rtn//y«e, 2°« éd., p. 219; Wiener Vorlegeblâtier, sér. B, pi. 3, n° 1 ; Haigh, The unie thealre (Oxford, 1889), grav. à la p. 234 ; Schreiber, Bllderatlas> pi. 3, n° 3; Duruy, Hisloh-e des Grecs, l- 11, p. 303; Baumeister, Denkmciler, t. III, p. 1754, fig. 1830.
Autres mentions : Furtwaengler, Vasensammlung zu Berlin, n° 3044 (description que nous avons suivie; les inscriptions sont reproduites en fac-similé); Raoul Rochelle, Montitnenls inédits, p. 141; de Witte, Calalogtie de la collection
(Ij Klein maimiont la justesse de cette i-estiliitiuu FYMNAS^OSI dans la i' éd. des Meistersignatnren, p. 207.
(2) .i(Ô5!|j.o; suivant R. Woil, Arckiiol. Zeil., 1879. p. 181.
(3) Scliadenfroh lac/tend suivant Heydemann. Jahrli. des Inslil., 1SS0. p. 2S2. L'interpi-Ptation de M. Furtwaengler parait préférable.
(4) Cf. R. Weil. An-hfiolof/isc/te Zeilunrj. 1S7;I. p. 181.
JULLINGEN. 117 46-50.
Durand, p. 230; Revue de Philologie, 1847, p. 39.S; 0. Millier, Die Dorier, t. II, p. 34it; Jahn, Vasensaminlung zu Mihiche)}, p. ccxxviii; Brunn, Geschichie dm- Griechischen Kûnstler, t. II, p. (iti'i; Stephani, Tlieseus und Minolauros, p. ol, n. 8; Wieseler, Annali deW InsùtiUo, 1853, p. 43; Hirzel, ibid., 1864, p. 336; Heydemann, Bulletlino deli Inslituto, 1869, p. U5; Jahrbuch des Insliluts, 1886, p. 282; Minervini, Bullellino mpolilano, 1858, p. 12 (parodie scénique de l'iiisloire de Procruste); R. Weil, Archnologische Zeitung, 1879, p. 184; Klein, Grieckisclie Vaseti mit Meistersignaturea, 2°"= éd., p. 207; Winnefeld, Donner Studien, p. 168; Corpus inscriptionum grxcarum, t. IV, n° 8482.
Pl. 47 ET 48. — Vainqueur aux .ieux (?)
Italie méridionale. — Collection Raphaël Gargiulo à Naples (1813).
Haut, (non indiquée par Millingen). — Forme campana.
1° (pl. 47.) « De retour d'une expédition heureuse, un guerrier témoigne par des sacrifices sa reconnaissance à la Victoire. » (Millingen, p. 70). La déesse tient une patère « symbole des sacrifices qui lui sont offerts. » (Millingen). On peut supposer aussi qu'elle tend la coupe au jeune homme. Le piédestal qui lui sert de siège est orné d'un faisceau de bandelettes. Le guerrier tient un bouclier, une branche de laurier et une bandelette; une autre liandelette, avec deux objets indéterminés, figure dans le champ. Le sol est marqué par deux plantes.
2° (pl. 48). Deux éphèbes drapés sont debout de part et d'autre d'un cippe où on lit : HII<A. Dans le champ, une sphère (?) avec une croix pattée au milieu. Millingen y a reconnu, comme dans la scène précédente, une allusion à quelque victoire gymnique.
Autres mentions : Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 84 (bandelette au bras de l'éphèbe sur la pl. 47) ; de "Witte, Catalogue Durand, p. 250, n" 730 (rapproche de ce vase une peinture apulienne où une meta porte le mot TEPMAN) ; Bœtticher, Archàologische Zeitung , 1853, p. 21 (avec renvoi faux aux Vases de Coghill ;Va.uleur s'imagine que le bouclier de l'éphèbe est celui qu'il a gagné aux jeux héréens d'Argos); Knapp, Nike in der Vasenmalerei, p. 63, 63 (réfute Bœtticher); Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1873, p. 190. n° 46 (Victoire faisant une libation, liste de peintures analogues); ibid., p. 198, 232; ibid., p. 1874, p. 213, n. 3 [ôizliToùpù^oi vainqueur, auquel Niké tend une coupe comme prix de la victoire) (1 ); Heydemann, Pariser Antiken, p. 74 et n. 200 (2); Corpus inscriptionum grxcarum, t. IV, n"'' 7530 et 8468.
Pl. 49 KT 50. — Acuille et Memnon. — Piiti.octèïh.
Italie méridionale. — Collection de Millingen (1813), qui ne possédait plus ce
(1) Stephani a motivé son changement d'opinion dans les additions au Compte vendu p. 1873, p. 252.
(2) Heydemann décrit un vase analogue conserve au Cabinet des Médailles cl pi-ofite de l'occasion pour rétracter ce qu'il avait dit, dans les Commentatlones in honovem Mommseim, p. 174, au sujet de l'inscription N I K A ; il y voyait le nom d'un défunt sur une stèle funcraii-c I Dans son dernier travail, il reconnaît plutôt là « le but que l'hoplitodrome devait atteindre pour être vainqueur. »
MILLINGEN. 118 50-5i .
vase en 1822 [Ancient unedited monuments, p. 35.) — Musée du Louvre (vases grecs à figures rouges trouvés en Italie, armoire G'i.
Haut. 0'",60. — Forme pi. C, n" 7.
Les peintures sont très abîmées; Millingen a consciencieusement fait indiquer au pointillé les additions dues au restaurateur.
1° (pi. 49.) Achille (AXIUUEYS^), suivi de Niké sans ailes (Éris, suivant d'autres) qui tient une bandelette, s'élance sur Memnon, tombé sur son genou gauche. Le costume de Memnon est oriental; son casque est surmonté d'un hippogriffe dont il reste des traces anciennes. Son javelot s'est brisé contre le bouclier d'Achille. Entre les deux guerriers, Athéna, protectrice d'Achille ; elle n'a pas de casque, mais une couronne ornée de protomés de chevaux ailés. Un oiseau tenant une bandelette dont la partie antérieure est antique, mais retouchée, vole du côté d'Achille. Plus loin, Énée (?) dont la cuirasse est décorée de figures en relief, et un autre guerrier. La pierre dans la main d'Enée est une invention du restaurateur. Un détail remarquable est la pièce de cuir qui est attachée au bas du bouclier d'Achille, pour préserver le bas du corps contre les flèches: cf. Welcker, Annali ddV lustiluto, 1810, p. 231 ; Michaelis, ihid., 1873, p. 76; Helbig, Das liomerische Epos, 2"" éd., p. 329.
2° (pi. 30.) L'idole de Chrysé est placée sur un autel, le long duquel s'élève un serpent qui mord Philoctète à la cuisse. Les autres personnages sont indéterminés ; on a proposé d'appeler Calchas celui qui est à gauche de l'autel et de voir dans le suivant, qui paraît se retirer, Ulysse ou Palamède.
Style grandiose de la plus belle époque attique.
Autres gravures : Gerhard, Arc/iâologisrhe Zeilung, 1843, pi. 3(), n° 4, p. 180 (pi. 49); pi. 33, n" 3, p. 163 (pi. 30); Overbeck, Galkrie keroischer Bildivei/;e, pi. 22, n° 8 (avec restauration différente du bras droit de Memnon, auquel il fait tenir une épée, suivant l'analogie du vase publié par Gerhard, A ((se>7. Vasenb., t. III, pi. 201), p. 324, n" 62; p. 321, n» 1 ; Milani, // mito di Fihltete, pi. l, n° 3. p. 70 (cf. Annali deW Inslilulo, 1881, p. 284).
Autres mentions : Dubois Maisonneuve, Introduction, p. 8; Gerhard, Anncdl drll' Inslilulo, 1831, p. 383; Braun, ibid., 1836, p. 114; Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 63 (croit qu'il s'agit du combat d'Achille contre Télèphe) ; p. 287 (met en doute, sans motif, l'explication donnée par Millingen de la pi. 30) ; de W'itte, Catalogue Dm-and. p. loi, n°410 (sur l'idole de Chrysé ; Knapp, AV/v? in der Vasenmnlerei, p. 39 (sur la pi. 49); Michaehs, Annali deW Instituto, 1837, p. 2 {7; Stephani. Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1874. p. 149, n. 3 (sur la pi. 49); Heydemann, Pariser Antiken, p. 40.
Pl. .'il. — S.\(;rifice .\ Chrysé.
Armentum. — Collection du comte de Lamberg. — Musée de Vienne.
Haut. 0",31. — Forme campana.
L'idole de Chrysé (XPY2IH) est debout sur le chapiteau d'une colonne dorique, qui s'élève derrière un autel de pierres brutes sur lequel brûle le feu sacré (v:(j/.t'.itov 7.C9<ov pwuoto Oé/xp. Pindare, Pgtii., iv, 206.) Le riche vêtement de l'idole est orné, sur la poitrine. <ln deux étoiles: sa couronne est surmontée de cinq rayons verti-
MILLINGEN. 119 ol-52.
eaux. A gauche est Hérakiès (HPAKAHS;), présidant au sacrilioo; il est couronué de feuilles d'olivier, mais sans attributs. Un autre personnage à gauche (IH2:r/.N)?(l) porte la causia et tient deux lances (?) A côté de lui est le bœuf destiné à être offert en sacrifice, les cornes parées de bandelettes. A droite de l'idole, la Victoire (NIKH) porte une coupe et un plat d'offrandes, sur lequel on distingue trois rameaux d'olivier. « Près d'elle un jeune homme paraît occupé à ouvrir un coffre, contenant sans doute les objets nécessaires au sacrifice. » (Millingen, p. 78.) Uhden, et en dernier lieu Milani, y ont reconnu Philoctète.
Au lieu de IH£AN (Millingen), Uhden a proposé de lire lOAEAS. Jahn et Sacken AOEANI, derhard lASlAN, puis lOEflN; la 2" et la 3" lettre sont très douteuses. .\u cas où la lecture serait I ASIAN, il s'agirait d'un sacrifice à Ghrysé au moment de l'expédition des Argonautes. Stephani (Com/(/e rendu p. 1873, p. 237) croit que la scène se rapporte au sacrifice d'HérakIès à Ghrysé, lors de son expédition contre Troie (Schol. ad Soph. PliUoct. v. 194) et que le nom lu 1H2;AN peut être lu TE A AMAN (cf. le L'xikon de Roscher, t. I, p. 901.)
Au revers, trois éphèbes drapés, avec des bandeaux autour dos cheveux; l'un tient un bâton et l'autre une bandelette.
Style commun. Quelques rehauts blancs.
Autres gravures : Uhden, Ueber ein allés Vasengemâlde, dans les Abhandlungen der BcrUner Akademie, 1810, p. 63, avec pi. ; Laborde, Vases de Larnbevg, t. I, pi. 23 ; Inghirami, Va&i Fillili , 1. 1, pi. 17 ; Miiller-Wieseler, Denkmriler, pi. II. n" 10; Gerhard, Archdol. Zeitung, ISio, pi. 35, n" t (dessin nouveau); Guigniaut, Religions de Tanliquilé, pi. 94, n" 354; Milani, // mito di Fdollete, pi. 1, fig. 1, p. 60; Duruy, Histoire des Grecs, t. I, p. 189 (l'idole seule) ;I\van Millier, Handbuch der Altertkumswissenschafl , t. V, 3"" partie, pi. 1, fig. 5.
Autres mentions : Sacken et Kenner, Die Sammlungen des K.-K. Miinz-und- Antiken Cabineles [Kasten V, n° 276), p. 243; Boeckh, Explic. ad Findar., p. 512; Jahn, Archxologische Zeitung, 1854, p. 451; Gerhard, ihid., p. 496; 0. Millier, Handbuch der Archseologie, § 371, 8; de Witte, Catalogue Durand, p. 113, n" 322 (vase analogue de même provenance) ; Lenormant et de Witte, Elite des monumenls céramographiques, t. Il, p. 361 ; Gerhard, Auserlesene Vasenbilder, t. III, p. 21, n. 5; Stephani, Der ausruhende Herakles, p. 258, n. 1; Nimbus und Slrahlenkranz, p. 102, 122, 129; Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1868, p. 131, n. 2; p. 138, n. 4; p. 1873, p. 227, n. 1 ; Corpus inscriptionum grmcarum, t. IV, n» 8430; Michaelis, Annali deir Instituto, 1857, p. 242; Milani, ibid., 1881, p. 284; Ghirardini, Pompei e la regione sotlerrata dal Vesuvio, p. 157; Flasch, Angebliche Argonautenbilder, 1870, p. 13; Seeliger, dans le Lexikon de Roscher, t. II, p. 78.
Pl. 52. — Melampos et les Prcetides (?)
Italie méridionale. — Gollection du comte Zurlo, ministre de l'intérieur à Naples (1813). — Musée de Naples.
(1) Jason suivant les uns, lolaos suivant d'autres; cf. Milani, // mito di Fitollele. p. (il.
Haut. O"".!!. — " Comme le pied et le col du vase manquaient, on n'en a point donné la forme. » (Millingen, p. "S, n. -2). Heydemann indique la forme 74 de sa pi. 2, analogue à Millingen pi. ,V, n" 8.
Une idole coiffée du polos, tenant une lance de la main gauche et un objet indistinct (torche?) de la main droite, est debout sur un autel à large soubassement. Trois femmes l'environnent, dans l'attitude du deuil : l'une tient une branche de férule et embrasse le xoanon de son bras gauche; l'autre tient une épée, dont le pommeau seul est visible; la troisième porte les mains à ses cheveux. Entre les deux dernières s'élève une colonnette ionique surmontée d'un trépied. A droite, Dionysos, tenant une branche de férule et un canthare; à gauche, un homme barbu tenant un sceptre et un Satyre assis tenant un thyrse, dans l'attitude de la méditation. Deux tablettes ornées de peintures à figures noires (-rtivaxE;) sont suspendues dans le champ.
Millingen, avec une admirable sagacité, a proposé pour cette peinture l'une ou l'autre des explications suivantes : 1" Les filles de Cadmos, Ino, Autonoé, Agave, revenues de leur funeste égarement, se sont réfugiées autour de l'autel de Minerve et sollicitent de la déesse l'expiation du meurtre de Penthée; 2° les trois Prœtides, qui s'étaient attiré la colère de Dionysos, sont conduites par le devin Melampos au temple de Diane à Lyssa en Arcadie, où il les purifia et les guérit de leur fureur. Cette dernière opinion a été adoptée par 0. Millier, Wieseler, Gerhard, J. de Witte et d'antres archéologues; Gerhard pense cependant que le xoanon est celui de la Héra argienne; Heydemann ne se prononce pas.
Sur le revers (inédit), on voit un édicule funéraire à colonnes ioniques où sont placés deux patères et un vase à figures noires (un homme tenant un seau et une patère, marchant vers une femme assise sur un pliant). D'un côté de l'édicule est un panier ii ouvrage contenant trois pelotes de laine blanche et deux rameaux; audessus sont figurées une bandelette et une rosace. De l'autre côté sont suspendus un objet en forme de croix et un tambourin.
Style médiocre. Rehauts blancs. Couverte terne. . Autres gravures : Millier- Wieseler, Denkmaler, pi. 2, n° Il ; Gerhard, Antike Bildiverke, pi. 309, n° 10 (l'idole seule); Smith, Diclionary of gveek and roman ant'iquities, 2° éd., p. 238 (le Dionysos seul); Guigniaut, Religions de l'antiquité, pi. 172 bis, n° 607; Hoffmann, Alterlhumswissenschaft, pi. 13, n° 4; Wiener Vorlegebldlter, série B, pi. 4, n° 3.
Autres mentions : Heydemann, Vasensammlungen ztt Neapel, n° 1700; Annali deir Instituto, 1885, p. 139; Gerhard et Panofka, Neapels antike Bildirerkc, p. 375, n° 29; Gerhard, Antike Bildwetke (= Prodromus mythologischer Kunsterklcirung), p. 33, 399; Lenormant et de Witte, Élite des monuments céramograplm/ues, t. I, p. 52, n. 5 ; Kckcrmann, Melampus, p. 8. — Sur les tablettes votives ;\ figures noires, vuirR. Rochette, Lettres archéologiques, p. 130; Benndorf, Griechische und sicilisclte Vasenijilder, p. 12 et suiv. ; Rayet et CoUignon, Histoire de la Céramique grecque, p. 143 et suiv.
MiLi.iNGEN. — 1:21 — 53-o4.
Pl. 53 ET 5i. — Sujets indéterminés.
Basilicate (?) — Collection Millingen (IS13). — Collection du duc de Blacas d'Aulps. — Musée Britannique.
Haut. 0",-i3. — Forme pl. C, n° S (figurée par Panofka, Musée Blacas, pl. 31).
« La partie inférieure du vase est aussi ornée de deux peintures, mais elles n'ont pas paru assez, intéressantes pour mériter d'être publiées. » (Millingen, p. 80, n. 1). Les deux sujets reproduits ici décorent la partie supérieure du même vase.
Si les détails de ces peintures n'offrent pas de difûcultés, il n'en est pas de môme de l'ensemble. Voici les explications qui en ont été successivement proposées.
1° Millingen, p. 80. Sujets mythologiques indéterminés.
2» Panofka, Musée B/acus, p. 87 et suiv., pl. 30 A, 30 B, 31 A, 31 B (reproduisant les quatre sujets). La planche 53 de Millingen est la pl. 31 A de Panofka; la pl. 54 est sa pl. 31 B. L'éditeur croit que la scène de 31 B (notre oi) représente Hélène ramenée par les Dioscures à son père Tyndare. Dans la pl. 30 B, il voit Hélène dansant au temple de Diane Orthia en compagnie de ses frères les Dioscures, explication tout à fait inadmissible et même ridicule; il s'agit d'une simple scène bacchique, d'un y.ûu.o;. La pl. 30 A (Panofka, p. 90) représenterait les Dioscures combattant contre Thésée et Pirithoos pour délivrer Hélène; sur la pl. 31 A (notre pl. 53), on verrait l'arrivée dos Dioscures à Aphidna chez Aethra. « Ce beau et grand vase nous offre, conclut Panofka, par la nature et la disposition de ses sujets, l'image de la vie humaine » (p. 91)... « Ces idées rattachent cet intéressant vase à sa véritable destination : je pense à celle d'être [sic] offert comme don nuptial. >> (p. 92).
3° Hirzel, Arc/iaeologische Zeitung, lSti3, p. (59, ignorant la publication de Panofka, qui est d'une rareté excessive, reconnaît dans la pl. 54 Antigone, escortée parles gardes, qui comparaît devant Créon (cf. Soph., Antig., v. 376 et suiv., 441).
4° Cette dernière opinion est adoptée par Heydemann, Uebe?- eine nacheuripideische Antigone {BerVm, 1868), p. 16. Suivant lui, les autres registres représentent un combat (Panofka, pl. 30 A), le retour des vainqueurs (notre pl. 53) et une scène bacchique (Panofka, pl. 30 B.)
5" R. Miinsterberg, Avchiiologisch-epigraphische Millheilungen ans Oestcrreic/i, 1890, t. XIII, p. 84, pense que la pi. 53 représente Paris, suivi d'Énée, qui arrive dans la maison de Ménélas; il est reçu par Hélène qui trône au milieu de ses servantes. La pl. 54 figurerait l'arrivée de Paris et d'Hélène chez le roi Priam; comme sur la pl. 33, Paris est suivi d'Énée. La montagne sur laquelle se passe la scène est l'Ida. Des deux épisodes non reproduits par Millingen (les deux groupes de combattants et lexûao;), le premier comporterait aussi une interprétation mythologique.
Quoi qu'en dise l'auteur, l'explication qu'il admet pour la pl. 54 ne rend pas compte de l'attitude de la femme aussi bien que celle de Hirzel.
Figures jaunes, n Les motifs des figures rappellent de beaux modèles, mais l'exécution est au-dessous du médiocre. » (Millingen, p. 80).
Autre gravure : Panofka, Bilder anliken Lebens, pl. 30, n" 9 (notre pl. 531.
Autres mentions : Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1873, p. 126,
MILLINGEN". • — 12îi b3-o7.
II. iio (motif de la î-o/oy,); Jalin, Aiuiall deli Inslll., 1857, p. 1:28 (vases peints figurés sur des vases); Cavedoni, BuUctttno napolilano, 1815, p. tiO (l'ombrelle).
Pi. 55 ET 5t>. — SCK.N'ES d'hospitalité (?)
Nola (?) — " Ces deux peintures ornent un vase appartenant à M. de Soisson[s], secrétaire des dépenses de S. M. la reine de Naples et amateur éclairé des beauxarts. » (Millingen, p. 81, n. I). — Ce vase passa ensuite dans la seconde collection Durand, qui fut vendue aux enchères au mois d'avril 1836.
Haut. 0'",5i. — Forme pi. A, n° 9 (anses cordées).
1° (pi. 35). Une peinture analogue avait été publiée par Italinsky dans la seconde collection des vases d'Hamilton (Tischbein, t. 1, pi. 14); l'éditeur italien y avait reconnu Télémaque à la cour de Ménélas et Hélène lui présentant le breuvage qui devait lui procurer l'oubli de ses peines. « En expliquant cette peinture dans le sens de ce savant, on pourrait y voir le fils d'Ulysse chez Nestor, dont le grand âge est annoncé par la barle et les cheveux blancs. » (Millingen, p. 81). Avec sa prudence ordinaire, Millingen aime mieux dire que cette peinture représente un jeune guerrier prenant congé de son vieux père. J. de Witte reprend, mais sous réserves, l'explication rejetée par Millingen : il reconnaît Télémaque sur le point de quitter Nestor, qui l'exhorte à se rendre chez Ménélas. De chaque côté du groupe est une fille de Nestor, Pisidice ou Polycaste (ApoUod., I, 9, 9). J. de Witte prend pour une draperie l'objet suspendu dans le champ de la peinture.
2° (pi. 56) « Deux guerriers ou chasseurs, vêtus de chlamj'des, armés chacun de deux javelots... s'entretiennent avec une jeune femme qui porte un vase et une coupe. I) (Millingen, p. 81). Pour J. de Witte, il s'agit de Télémaque et de Pisistrate, flls de Nestor, reçus par Hélène; le jeune homme à gauche serait Télémaque.
Autre gravure : Inghirami, Vas'i Fil/ili, t. IV, pi. 310, 311 ; Galleria omcrica, t. IH, pi. 14.; Landon, Vies des peintres, peintures antiques, t. HI, pi. 121 (reconnaît dans la pi. 56 Oreste, Pylade et Iphigénie).
Autres mentions : J. de Witte, Catalogue de la Collection Durand, p. 156, n» 420 ; Stophani, Compte rendu de Saint-Pélershourg p. 1873, p. 127, n° 75 (vases avec g-ovoy)); Lijhr, Arclixologisch-cpigrapkische Mittlieihuigen ausOesterreich, t. XIII, 1890, p. 170 et 173 (étude sur les groupes analogues).
Pt.. 37. — SUJICT NUPTIAL (?).
Pœstum ou Locres (1). — <( Fragment d'un couvercle de vase appartenant à S. M. la reine de Naples. » (Millingen, p. 82). — Musée de Naples.
Haut. 0™,09. — Ileydemann indique, pour la forme, sa pi. I, n° 20, figure qui représente un couvercle de vase ou de coupe de type ordinaire.
Il reste six figures presque entières et un fragment d'une septième, plus la tête d'un cheval à gauche. Auprès du cheval, un homme barbu, couronné de myrte, tenant un b;\ton; puis une femme dans l'attitude du diMiil; plus loin, une jeune
(() Cf. Iloydrmann. r«.vra,w„„„/„„f/,.„, p. 3",8.
MILLINGEN. 123 — o7-b9
femme retirant un collier d'un coffret à bijoux et une autre femme; sur la droite, une femme tend une épée dans son fourreau, suspendue à un baudrier, ;\ une cinquième femme qui. tient un collier de perles dans la main droite et do la main gauche, qui est cachée, une lance et un bouclier où est figuré un Centaure. On aperçoit enfin un fragment dune septième femme tenant un coffret ou un seau.
Millingen a déjà repoussé l'interprétation mythologique de ce vase (Achille à Scyros au milieu des filles de Lycomède) et exprimé l'idée qu'il s'agit des apprêts d'une cérémonie nuptiale. La femme attristée serait la mûre, l'homme barbu l'époux ou le paranympho; les autres jeunes femmes, dont l'une porte les cadeaux destinés à l'épouse, deux autres les présents pour l'époux, seraient les amies de la mariée. Heydemann s'est demandé si ce n'étaient pas les Néréides au moment d'apporter ses armes à .Achille; la femme attristée serait alors Thotis. Mais, dans cette hypothèse, le groupe des deux femmes au milieu reste inintelligible.
« Rien de plus agréable que cette composition qui, sous le rapport de l'art, est une des plus intéressantes de ce recueil. » (Millingen, p. 82). — Les fractures sont indiquées sur la planche.
Autres mentions : Heydemann, Vasensammlungen zu Ni'.apel, n° 2635; Gerhard et Panofka, Aeapels antike BUdwerke, p. 252, n° 1680; Panofka, Biûleltino dell' Instiluto, 1832, p. ''^3(1 j; R. Rochette, Choix de peintures, p. 261 ; Jahn, Vasensniinnliuif/ zu lUiinchen, p. l, note 311; Avchiiol. Beitrarje. p. 373; Overbeck, Galloric horoisrhfv BUdwerke, p. 293.
Pl. 58. — Scène de saciufice.
Italie méridionale. — Collection Raphaël (largiulo à Naples (1813).
Haut, non indiquée. — Forme campana.
« Un jeune homme de retour d'une chasse heureuse traîne un sanglier vers un autel (2) et va l'offrir, ainsi qu'un panier de fruits qu'il tient de la main droite, à Diane, à Pan ou aux Nymphes. D'un autre côte, une femme portant un coffre contenant des vases à parfums, s'avance vers un thymiatère ou petit autel en forme de candélabre. » (Millingen, p. 83.)
Gravure partielle de la figure de gauche dans le Diclionnaire des antiquités de
Saglio, t. I, p. 177, s. V. àT.aêarjTpoOT^Xfi.
Autres mentions : Stephani, Compte rendu de Saint-Pctersbowg p. 1860, p. 31, note (liste des monuments où parait le thymiaterion); i'jid. p. 1868, p. 150 (sacrifice d'un porc à Dionysosi.
Pl. 59. — Scène comioui;.
Provenance? — Musée du Vatican.
Haut, non indiquée. — Forme pl. C, n° 1.
(1) .. Je vous rappeUerai, en tcnuinaut. la représentation exacte d'un échiquier (!) qui se tTouve sur le couvercle dune lecane que notre savant ami et collègue M. Millingen a publiée sous le nom d'Achille chez les ailes de Lycomède (!). En se souvenant que la résidence de Lycomède s'appelait Sciros, on comprendra pourquoi l'artiste a placé ici 2et attribut dans la main d'une des princesses. .. Et voilà comment un archéologue, qu'on a pris pendant longtemps au sérieux, accumulait les erreui-s et les inepties en quelques lignes!
(21 Rien n'indique qu'il s'agisse d'un eh■^sseu^, ni d'un sanglier plutôt que d'un porc.
MILLINC.f;N.
« Les deux peintures que l'on voit dans cette planche ornent les deux côtés d'un vase. Le sujet bizarre qu'elles présentent est un caprice de l'artiste et n'est point susceptible d'explication. Le style indique une imitation, plutôt qu'un ouvrage des commencements de l'art. » (Millingen, p. 83.)
On pourrait songer à un Satyre, suivant de Dionysos, renversé par un mulet au galop; un compagnon se précipite à son secours.
Pl. 60. — SCÈNK DE GY.NÉCÉE.
Nola. — Musée de Naples.
Haut. Q'^,39. — Forme pl. A, n" i (Heydemann, pl. I , fig. 49).
Au milieu de la composition paraît une jeune femme, tenant une cassette où sont posés des rameaux de myrte (?). « Sescbeveux, ceints d'un bandeau, sont recueillis par derrière dans une espèce de sac et attachés avec un long ruban, d'une façon particulière et toute nouvelle. » (Millingen, p. 83.) Derrière elle une autre femme, tenant sur son bras gauche un petit Éros, qui étend les brus vers un objet qu'elle paraît dissimuler de sa main droite. A droite paraît une femme tenant un long ruban qu'une cigogne vient de saisir dans son bec. « Deux ornements en forme de branches, fixés sans doute aux fibules qui servent à attacher son peplus, s'élèvent au-dessus de ses épaules, particularité qu'on ne se rappelle pas (d')avoir vu ailleurs. » (Millingen, p. 84.) Heydemann se demande si ce ne seraient pas les fibules elles-mêmes, qui se trouveraient déroulées (?) Il est plus naturel d'y voir de grandes épingles.
Rehauts rouge brun. Beau style sévère.
Autres gravures : Museo Bor/jonko, t. I, pl. 35; Ingiiirami, ]'a.si Fittili, t. IH, pl. 241.
.\utrcs mentions : Heydemann, ]'nsensammhingcii zii Neapel. n" 3167; Panofka, Neapek aniike Bildwerkc. p. 241, n" 1516; Minervini, Mnnumnnti inediti posseduti da R. Barnne, p. 73; Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 67 (signification symbolique du petit Éros); Jahn, Annali dell' Instilulo, 1841, p. '284 (la cigogne serait l'oiseau iynx; les personnages seraient Aphrodite ou Charis et Peitho qui s'approchent d'une jeune fille); ibid., 1845, p. 376 (l'oiseau serait un héron); Michaelis, ibid., 1867, p. 98 (sur le petit Éros); Jatta, ibid., 1870, p. 330 (même sujet); Stephani, Compte vendu de Sainl-Pélersbounj p. 1865, p. 131, n. 1 (sur les oiseaux familiers).
ADDENDUM (Millin, 1. I, pl. 2o-!26, p. 18). — Dans un très intéressant travail qui fait partie d'un volume de mélanges [Ans der Anomia, archaeologische Beitraege Carl'Robert dargebracht, Berlin, 1890, p. 158-177), M. P. Noack a mis en évidence les rapports du vase Vivenzio avec V/lioupcrsis d'Kuphronios.