‹ PékingChapitre 106 sur 224 · DYN. DES TS'ING. M. ARMAND DAVID ( I · texte numérisé non relu

DYN. DES TS'ING. M. ARMAND DAVID ( I

mais ses supérieurs en disposèrent autrement. Sur leur désir et sur la demande du gouvernement français, M. David dut utiliser ses connaissances variées à la préparation du collège futur, et surtout à l'augmentation des collections du Muséum de Paris. 11 fit plusieurs voyages fort pénibles, dans les premières années de son séjour en Chine, voyages qui furent très fructueux pour le Muséum. En 1868, il alla jusque dans le Thibet indépendant, où il fit des découvertes importantes ; sa santé ruinée robligeaàretourneren Europe (1874). Nommé membre de plusieurs académies, il reçut deux médailles d'or, et refusa par trois fois la croix de la Légion d'honneur, se conformant ainsi aux règles de sa Congrégation. Bien des années s'écoulèrent, et, s'oubliant lui-même, il devait croire que personne ne penserait plus à lui ; mais les travaux qu'il avait entrepris pour la science, ses mémoires, ses relations et ses précieuses découvertes réclamaient une récompense ; sans lui demander son assentiment, en 1896 à l'occasion du centenaire de l'Institut, la croix de la Légion d'honneur lui fut envoyée ; il ne pouvait plus la refuser. Les services que M. David a rendus à la mission de Péking sont inestimables ; il a formé à lui seul un musée d'histoire naturelle comprenant plus de 800 oiseaux, quelques beaux mammifères, environ 3. 000 insectes ou papillons; de plus, un herbier et des échantillons minéralogiques très complets. Ce musée du Pc-t'ang fit pendant longtemps l'admiration des visiteurs qui s'y rendaient presque chaque jour. Les

Pyrgilauda Davidi.

mandarins, fréquentant par ce moyen les missionnaires, perdirent peu à peu leur

antipathie; les préjugés tombèrent, et l'estime qu'on avait déjà pour les prêtres catholiques français s'en accrut sensiblement. La renommée de ce musée alla jusqu'au palais, d'où plusieurs princesses, et même ^ dit-on l'impératrice, vinrent le visiter incognito. Enfin, lorsqu'en i885, un arrangement dut intervenir pour rétrocéder le Pét'ang, ou plutôt pour l'échanger contre une nouvelle résidence.

Arundinax Ûavidianus

la dernière clause stipulait que le Pape serait prié d'offrir le musée à l'impératrice. Quelque temps après, un missionnaire fut nommé par le 7e prince père de l'empereur, conservateur de ce musée, et il désigna lui-même deux chrétiens intelligents qui s'y rendent chaque semaine pour l'entretenir en bon état, enlever et remplacer au besoin les pièces avariées. Pour l'empereur et pour l'impératrice, ce musée est une des choses précieuses du palais, et la gracieuseté

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