DECRET
Kang-i, Tchao-iu, Tchouang-tcheng, puisse en faire un lieu de repos, pendant les loisirs que lui laissent les affaires gouvernementales ; tous les terrains qui avoisinent le côté sud-ouest (du palais) devront encore être dégagés; (or) cette église se trouve très proche de la demeure impériale. Par Li-houng-tchang, un anglais Dun J. Baptiste fut d'abord appointé pour aller à Rome traiter cette affaire ; \\ ( Li-houng-tchang ) manda aussi au commissaire des douanes M. Detring de fixer avec le missionnaire M. Fai'ier les termes dune convention pour le transfert ; ils convinrent qu'on fixerait des limites dans le Si-che-k'ou au sud, et qu'une indemnité serait donnée pour la réédification. Le missionnaire a déclaré clairement que l'église rebâtie n'aurait que cinquante pieds de haut, qu'elle serait plus de trente pieds plus basse que l'ancienne à l'extérieur, que les tours où l'on suspend les cloches ne dépasseraient point le faîte de l'édifice. Quand tout cela eut été délibéré, M. Favier alla aussi à Rome et en référa au supérieur général de sa Congrégation, M. Fiat. Celui-ci, dans sa réponse, exprime une sincère reconnaissance pour les bienfaits et la protection de la cour ; il y est dit : « J'ai à cœur de m'efforcer de donner une marque de gratitude.... etc., etc. » Ses sentiments et ses paroles sont très sincères et cordiaux. Li-houng-tchang vient aussi d'échanger une correspondance (à ce sujet) avec le ministre (français) M. Constans ; celui-ci, dans sa réponse, dit qu'il approuve tout ce qui a été déterminé ; conservant ainsi les rapports harmonieux entre les deux royaumes, il a montré une parfaite science de ce qui convenait et il est louable. Puisque d'après le rapport de Li-houng-tchang, cette affaire a été délibérée et arrêtée dans ses détails et qu'aucune des parties ne manifeste d'avis contraire, qu'on agisse selon ce qui est demandé ; l'indemnité de réédification sera versée selon les époques déterminées, afin que les missionnaires rebâtissent leur établissement ; quant au reste, qu'on agisse en tout comme il a été délibéré ! Ngen-iou, Tao-t'aè surnuméraire appointé dès le commencement pour traiter cette
; . Bouton pour réception impériale.