NG
la grande église ; il a donné à la dite église la précieuse inscription, Pieu ; à cause de ces bienfaits, tout le monde vénère sa mémoire. La cour actuelle a besoin d'enclore maintenant le dit terrain dans le palais ; les missionnaires, se conformant à la volonté impériale, recevront en échange un terrain dans le Si-che-k'ou pour construire une église. L'empereur, dans sa grande bienveillance, comme K'ang-si son aïeul, donnera un décret public pour que tout le monde sache l'historique de ce bienfait envers les missionnaires, et que la mémoire de cette munificence soit conservée à jamais. Art. IV. — Les missionnaires, pour honorer les dons impériaux, feront, comme ils
PKKING.
l'ont fait jadis pour l'église du Nau-l'ang, graver sur marbre et surmonter de pavillons jaunes ledit de l'empereur; ils feront aussi graver sur marbre le Pien impérial, pour être placé à l'endroit le plus honorable. Ils bâtiront une grande église au Si-che-k'ou, mais elle ne pourra avoir plus de cinquante pieds de haut sous poutres, et les tours des cloches ne pourront dépasser la crête du toit.
Art. V. — Pour la reconstruction des établissements du Pé-t'ang sur le nouvel emplacement du Si-che-k'ou, les missionnaires désirent ardemment que le gouvernement chinois s'en charge ; pourvu que l'on reconstruise les mêmes bâtiments avec les mêmes jardins, ils se déclareront satisfaits ; mais si le gouvernement chinois ne peut entreprendre ces nouvelles constructions, les missionnaires devront faire eux-mêmes les plans et les exécuter ; en ce cas, lorsqu'on livrera le terrain du Si-che-k'ou, on leur versera le tiers de l'indemnité accordée ; le deuxième tiers six mois après, et le troisième après six nouveaux mois, de sorte qu'après dix-huit mois tout sera soldé. Pour reconstruire le Pé-t'ang et le Jen-tse-i'angteh qu'ils sont, une somme Façade du nouveau pè-fang. de 45o.ooo taëls et plus est nécessaire, mais
pour être agréable à son Excellence le vice-roi Li, les missionnaires se contenteront de la somme diminuée de 100.000 taëls, c'est-à-dire qu'ils ne recevront en tout que ^5o.ooo taëls en argent K'ou-p'ing, pao-in-tse. — Suivait une disposition annexe par laquelle le gouvernement chinois demandait pour l'impératrice, les orgues et le musée d'histoire naturelle.
Décret impkrial. Li-houng-tchang présente un rapport d'après lequel il s'est mis d'accord avec les missionnaires de l'Eglise (catholique) sise au Tsan-tche-k'eou pour transporter ailleurs cet établissement, et il s'est entendu définitivement avec le ministre I français) résidant à Péking par échange de correspondance.
J'ai lu ce rapport, et j'en ai pris une connaissance attentive. L'église sise au Tsantche-k'eou, dans l'enceinte de la porte Si-ngan, a été élevée au temps de K'ang-si avec l'approbation d'un décret impérial. Jusqu'aujourd'hui, depuis plus de cent ans, les missionnaires de cette église, reconnaissants de la protection et de la grande bienfaisance de la cour, ont tous en paix observé les lois. L'an dernier, nous avons réparé le Xan-haè et autres lieux afin que l'impératrice ornée des titres : Tse-si, Toan-jeou,
ÉGLISE CATHÉDRALE DU ST-SAUVEUR A PÉK1NG (nouveau pé tang)