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LE PONT DE MARBRE

Yu-ko-k'iao (pont de marbre).

le milieu. A l'étage supérieur sont représentés tous les hommes célèbres qui ont illustré l'empire ; on appelle cette salle Koung-tchen-siang ; on y voit aussi les anciennes armures, cuirasses, casques, armes diverses des premiers temps. Derrière le Tse-kouang-ko, se trouve un autre pavillon qui contient divers cadeaux faits à l'empereur par les étrangers, principalement des selles et des chaises à porteurs de toute espèce. De là on a une vue superbe sur le pont Yn-ho-k'iao et sur la montagne K'ioung-hoa-tao : on aperçoit d'abord le Péhaè, magnifique montagne dominée par la tour blanche Pè-t'a, puis quelques bosquets fleuris du plus agréable effet ; mais les richesses sont au nord. La première est située sur les bords du lac, c'est une espèce de pont, affectant la forme d'un dragon ; cinq ondulations simulent les replis du serpent, et entre chacune de ces ondulations est bâti un kiosque ; cet endroit s'appelle Ou-loungt'ing, il sert d'embarcadère pour les promenades en bateau. On trouve ensuite une magnifique pagode le Ki-lo-che-kiè, avec quatre portiques en tuiles vernissées, très richement décorés ; dans l'intérieur on admire une reproduction de montagne en bois sculpté, avec grottes, chemins et sentiers, bonzes, ermites ; au nord de cette première pagode, il y en a une seconde non moins belle, le Ouan-Fo-leou (temple des dix mille Fo ), on compte en effet, à l'intérieur dix mille statues et statuettes en bronze ; un peu plus loin, sur la droite est le palais de repos de l'empereur; il s'y arrête dans ses promenades, pour boire le thé. Tout à côté, se trouve l'immense temple Ta-Fo-leou (pagode du grand Fo), il mérite bien ce nom, car la statue de i*oque l'on y adore a 23 mètres ! Le palais de l'impératrice est à l'est de ce temple, moins grand que celui de l'empereur, mais également fort beau. Viennent ensuite le Ta-si-t'ien et le Siao-si-t'ien, deux pagodes ; le Ts'an-fan, espèce de magnanerie où l'on soigne les

vers a lamas

soie de l'impératrice. Toutes ces pagodes et ces temples sont desservis par des en nombre très considérable. Les eaux de ces lacs viennent de la fameuse montagne Yu-ts'hien-chan, à l'ouest de Péking. 4° TCH'ENG-KOUANG-TIEN.— Près du pont Yn-ho-k'iao se trouve un grand pavillon entouré d'un mur circulaire; jadis, sous les Yuen, il s'appelait Y-tien-tien, on le nommait aussi Kien-konang-tien ; enfin depuis les Ming il a pris le nom de Tch'engkonang-tien. L'empereur K'ien-loung, la 10e année de son règne, y fit placer un énorme Yn-kang (urne ou vase à poissons) en jade verdâtre nommé Pi-yu ; c'est un objet de la plus haute antiquité. Dans le pavillon se trouve un trône impérial, et c'est là que le souverain a reçu en i8g3 plusieurs ambassadeurs européens ; ce pavillon sert encore à l'empereur pour se revêtir fe des vêtements de deuil, comme il fit il y a JE quelques années à la mort de son père, le septième prince.

LA ville tartare renferme encore beaucoup d'autres monuments qui ne sont pas sans intérêt.

1° TCHOUNG-LEOU, tour de la cloche. — Cette tour en pierre et en briques a près de 90 pieds d'élévation ; construit par les Yuen, ce monument était au centre de Kambalick leur capitale, il fut reconstruit ou réparé à neuf par Young-Io des Ming, en même temps que cet empereur recouvrait de briques les murs de Péking ; il fut incendié et réédifié la 10e année du règne de K'ien-loung. Cette belle tour renferme une cloche fort grande qui sert encore maintenant à sonner les veilles de la nuit ; elle pèse, dit-on, 20.000 livres.

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LES SALLES POUR PREPARER LES COMPOSITIONS LITTERAIRES (p. 35i

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