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EGLISE N.-D. DES SEPT DOULEURS

SI-TANG i p. 27Ô1.

PALAIS DE L'iMPÉRATRICE-MÈRE. — TSE-KOUANG-KO.

Tse-kouang'ko.

faisant face à la porte Heou-men de la ville impériale, on a construit un palais nommé Cheoit-hoang-lien, qui a plus de 33 mètres de long ; c'est là que le cercueil de l'empereur est déposé après sa mort, avant d'être porté aux sépultures des souverains ; on y honore tout particulièrement l'image de l'empereur K'ang-si qui y est placée. Dans les cinq kiosques sont des statues de Fo, auxquelles l'empereur rend un culte quand reviennent certaines époques de l'année.

On voit encore dans l'enceinte du Mée-chan l'arbre où l'empereur Tch'oung-tchen s'est pendu; c'est une espèce d'acacia (hoè-chou), il se trouve sur la partie nord-est de la montagne et est encore enchaîné. Actuellement il est impossible d'accéder à cette agréable montagne ; on ne peut même plus traverser le chemin qui existe entre elle et le palais, comme on le faisait facilement autrefois.

2° PÈ-T'A. — Voici sans contredit le plus beau paysage de Péking ; cette montagne artificielle et probablement formée des terres provenant des lacs qui l'entourent se nomme K'ioung-hoa-tao ; elle existait déjà du temps des Kin et des Yuen, et a toujours servi de jardin de plaisance pour les empereurs. Du temps des Kin elle se trouvait en dehors et au nord de leur capitale ; depuis les Yuen elle est dans l'enceinte et fait partie des jardins absolument réservés à la cour. L'espèce de mausolée ou tour blanche qui domine le sommet a été construit par Choun-tche, premier empereur des Ts'ing; ce n'est point un tombeau, comme on pourrait le croire, mais une espèce de niche pour une belle statue de Fo très artistique en terre vernissée. Sur le devant, se voit une petite pagode entièrement en bronze contenant une autre statue ; c'est un Poussa terrible en bronze fort bien travaillé, ayant autour du cou un collier de têtes de morts. De grands mâts sont disposés comme aux portes de Péking pour les oriflammes

Pè-t'a.

et drapeaux ; toute la montagne est boisée et décorée d*une multitude de kiosques et de pavillons. Des ponts de marbre la relient aux autres palais qui l'environnent, et une belle balustrade en marbre blanc règne tout à l'entour sur le bord des lacs. On regarde cette tour blanche comme le palladium de l'empire.

3°SAN-HAÈ, les trois mers. — Trois mers, ou plutôt trois lacs joints entre eux, occupent toute la partie ouest de la ville impériale ; ils ont donc une longueur, du nord au sud, d'environ 7 li ou 3725 mètres. Le nom général est King-haè, mais chaque partie porte un nom spécial: au nord, Pé-haè ; au milieu, Tchoimg-haè, au sud, Nan~ haè. Sous les Kin, cet emplacement se nommait Si-hoa-t'an ; les Yuen y ont exécuté de grands travaux, et les Ming ont terminé les embellissements comme on les voit aujourd'hui. La largeur des lacs varie, mais la moyenne est d'environ 3oo mètres. Aux lacs proprement dits on donne encore le nom de T'aè-i-tch'e. Un pont splendide en marbre sépare le lac du milieu de celui du nord et fait communiquer les deux rives ; ce pont se nomme Yu-ho-k'iao. Au sud (Nan-haè) se trouve un pont volant en madriers ; on peut isoler les rives à volonté ; c'est là que du temps des Ming se trouvaient de beaux palais reconstruits et très augmentés dernièrement pour devenir la résidence de l'impératrice-mère ; cette partie touche à l'entrée ouest du palais impérial. Au milieu ( Tchoung-haè ) , nous voyons à l'est du lac près des murs du palais une belle pagode appelée Ouan-chan-lien ; elle est desservie par des bonzes payés par l'empereur. A l'ouest on rencontre l'ancien Pé-t'ang, le palais du Tse-kouang-ko qui s'est appelé aussi Lée-inn-ko ; c'est là que se font les examens militaires, comme les examens civils se font au Pao-ho-tien. On y reçoit aussi les princes et ambassadeurs tributaires, et on y donne les grands repas aux princes mongols ; enfin l'empereur y a reçu les ambassadeurs européens en 1874. Le palais est fort beau, les murs sont décorés de peintures représentant les exploits de K'ien-loung ; un trône d'or occupe

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