PING-POU, MINISTÈRE DE LA GUERRE ET DES POSTES
Tous les mandarins militaires, de quelque grade qu'ils soient, sont nommés par ce ministère et en dépendent directement. Les bâtiments se trouvent non loin des autres ministères, mais dans une rue parallèle, le Ping-pou-kiè. L'infanterie, la cavalerie, les flottes de guerre, quant à la direction et à l'organisation, sont de son ressort ; il doit tout préparer et entretenir : les chevaux, les armes de tout genre, les fabriques 3 cansue de poudre; n'ayant pas de trésor spécial, une fois les dépenses approuvées, il envoie prendre l'argent au Hou-pou ; c'est le Ping-pou qui doit aussi fournir l'escorte pour les ambassadeurs étrangers, et veiller au service des postes pour tout l'empire ; les courriers correspondant avec les provinces sont expédiés par lui seul.
5° SING-POU, ministère de la justice. — Sous les Ming, ce ministère se trouvait placé au Sing-pou-kiù ; mais il a été reconstruit par les Ts'ing au Tchen-toung, près des autres tribunaux, du côté de l'ouest. Les murs qui l'entourent ont 7 mètres d'élévation, sont très épais et surmontés de branches épineuses ; c'est la prison générale pour les grands criminels. L'empereur seul a le droit de condamner à mort, et toutes les sentences capitales passent par ses mains. Pour certains crimes avérés : pillage, révolte, meurtre, les vice-rois et même des mandarins inférieurs font de suite couper la tète aux coupables, mais alors ils doivent en donner avis à l'empereur par l'entremise