FAUNE
Le grand chien mongol à longs poils, souvent plus haut qu'un Saint-Bernard, est de deux sortes : l'un roux avec des yeux couleur pervenche, l'autre noir et blanc, ou noir et feu ; la chaleur de Péking fait ordinairement périr ces animaux en quelques
Pantkère.
années ; pour cette raison, on préfère des chiens de race bâtarde, qui du reste sont de bonne garde. De vrais chiens de chasse, il n'y en a pas ; cependant pour la chasse du lièvre au faucon, les Chinois se servent quelquefois d'un lévrier ressemblant au chien kurde. Enfin, Péking est renommé par sa race de carlins qui semblent, d'après les Annales, venir de Constantinople. Voici en effet, ce que nous y lisons : «Le royaume Kao-tchang est le même que le Kou-che des Han, c'est la cour des anciens rois ; il est à 4.300 // à l'ouest de la capitale ( Si-ngan-fou). A la 7e année de Ouen-teu (624), le roi Ouen-t'aè offrit à l'empereur deux chiens, un mâle et une femelle, hauts de six pouces et longs d'un pied et plus ; ils sont d'une nature très intelligente, peuvent convduire un cheval et tenir un flambeau dans la bouche. On dit qu'ils sont originaires de Constantinople, et la Chine eut des chiens de ces pays-là sous la dynastie des T'ang, lorsque l'empereur Kao-tsou était sur le trône. » Ces petits chiens de Péking sont en effet très intelligents, les uns sont à longs poils, les autres à poils ras; ils ne sont pas cependant aussi petits qu'on le croit en Europe, et lorsqu'on y parle des chiens à mettre dans la manche, il faudrait se souvenir que les Chinois ont la manche très large ; le vrai carlin de Péking doit avoir une tête de lion garnie de longs poils ressemblant à une crinière, le museau aplati, les yeux très gros, les oreilles longues et poilues, les jambes courtes, le corps peu allongé et une superbe queue en panache. La loutre vulgaire n'est point inconnue, non plus que la gerboise et plusieurs espèces de rats ; on ne voit ici que le lepus tolai et le lapin n'existe qu'à l'état domestique.
Parmi les grands animaux, Péking a le chameau à deux bosses, beaucoup plus grand
PLKING.
muraille, logue des
que l'espèce africaine, et dans la forêt impériale près de Je-hol, se chasssent le sanglier, le grand cerf (Ma-lou), un plus petit tacheté (Yang-lou) et le chevreuil qui, avec l'antilope caudata, est assez commun dans les montagnes de l'ouest. Quant à l'antilope gutturosa et à l'argali, ils ne se trouvent qu'en dehors de la Grande-
( Voir, pour plus de détails, dans les nouvelles archives du Muséum, le Cata-
Mammifères rédigé par Monsieur Armand David. )
Petits chiens.
Dynastie des Chang
1766-1154 Av. J.-C.
Bronzes antiques : Dynasties des chang, des tcheou, des han et des t'ang.
ouvrages spéciaux ont été faits en Europe sur les bronzes de Chine ; mais, en matière de bronze antique, les deux traités qui ont le plus de valeur aux yeux des Chinois, sont le : « Kao-k'outou et le Poao-k oii-tou ».
C'est surtout dans la province du Chen-si et dans la ville de Si-ngan-fou, que Ton peut encore découvrir les anciens bronzes ; car, la cour a toujours résidé dans cette partie de la Chine dès les premiers temps. On y rencontre en creusant la terre, des vases, des armes, des monnaies anciennes qui, pour la plupart, sont vendus sur les lieux mêmes à des connaisseurs. Ceux-ci les apportent dans la capitale, et réalisent de beaux bénéfices. Les grands mandarins et les gens riches de Péking estiment beaucoup les anciens vases, et les payent fort cher. Indiquons-en quelques-uns tirés des ouvrages cités plus haut, et qui semblent propres à faire connaître l'art chinois sous les anciennes dynasties.
DYNASTIE DES CHANG ( 1766-1 1 54 Av. J.-C.) — Urne à anses sans couvercle, décorée de têtes de bœufs, arabesques à éclairs, filets extérieurs ajourés. Ce vase servait à porter l'eau pour les sacrifices. On peut encore en acheter aujourd'hui du même genre, mais ils ne sont pas de la dynastie des Chang (Voir p. 494).
DYNASTIE DES CHANG ( 1 766-1 04 Av. J.-C.)
—El MlMl^EÏ\ilÛtS)Usrigjjgnp5!
Grand vase cornet à renflement, décoré de grandes arabesques et d'éclairs. Les arêtes se continuant de bas en haut sur quatre faces, sont ajourées. Ce vase de très belle forme a été imité en porcelaine, en jade et en cloisonné ; les divers motifs qui le décorent sont fort appréciés des Chinois.
BRONZES ANTIQUES
DYNASTIE DES CHANG. (1766-1154 Av. J.-C.)
Le nom de ce vase est Chang-fou-i-kiuè ; le mot kiuè signifie une sorte de calice ; il a trois pieds et deux espèces de pitons le surmontent ; sa seule poignée est décorée d'une tète de chimère. Beaucoup de vases sont unis, mais quelques-uns ornés de dessins comme celui-ci.
On s'en servait pour le vin et les autres liquides à offrir aux divinités.