DYNASTIE DES TCHEOU
( 1 122-255 Av. J.-C.)
Tcheou-fou-tsoun;fou signifie oiseau, et tsoun vase à vin. D'après l'histoire, on se sert de ce vase dans les réceptions impériales ; il représente un oiseau d'eau, pour avertir les buveurs de se surveiller et de ne point se laisser aller à un excès en présence de l'empereur.
Siè-eul-tchoang ; ce nom signifie cloche à oreilles ; une particularité de cette cloche est qu'elle n'est point percée par le haut, comme presque toutes les cloches chinoises ; on l'appelle aussi : la cloche aux mamelles, à cause des trente-six espèces de mamelons qui l'entourent.
Elle servait pour la musique des pagodes, et se frappait avec un petit maillet en bois.
DYNASTIE DES TCHEOU. ( 1 122-255 Av. J.-C. )
Tcheou-san-liho ou vase aux trois monstres ; espèce de théière fort bien sculptée,dontonse servait pour l'usage ordinaire; elle n'était pas réservée aux pagodes.
Ce vase est assez difficile à trouver, même en imitation.
Tcheou-si~ tsoun; Si, veut dire bœuf. Ce bronze date, dit-on, de l'empereur Hoki, qui régnait du temps des trois royaumes.
Le bœuf est regardé comme un des animaux les plus utiles et les plus vénérés.
On se servait de ce vase dans les pagodes.
BRONZES ANTIQUES
DYNASTIE DES TCHEOU. (1122-225 Av. J.-C.) Vase nommé Tcheou-hoit-kia ou vase du Tigre ; une tète de tigre est figurée en effet dans la poignée. Il existait dit-on sous les premiers empereurs et sous Choun-ouang en particulier.
Ce bronze est nommé Tcheou-tchouihoa, lée-ouen-sien, ou vase dont les fleurs se dirigent en bas et dont le tour représente des éclairs ( lée-ouen ) ; il est porté sur trois têtes d'éléphants dont les trompes forment les pieds ; il servait à cuire ou bouillir certaines offrandes pour les sacrifices.
DYNASTIE DES TCHEOU. (1122-255 Av. J.-C.)
Cette jolie cloche se nomme : Tsi-ho-pouo-tchoung ; dénomination qui vient probablement du nom de l'empereur sous lequel elle a été fondue ; elle est marquée de caractères dans l'intérieur et sert pour la musique des mariages ; elle se frappe avec un maillet de bois ; on en rencontre de complètement dorées, et même en porcelaine imitant le bronze; ces dernières ont une très grande valeur.
BRONZES ANTIQUES
DYNASTIE DES TCHEOU. (i 122-255 Av. J.-C.)
Grand brûle-parfums de pagode, de forme carrée, en bronze décoré d'arabesques en relief et d'arêtes découpées à jour. Il est monté sur quatre pieds recourbés et du même style.
On trouve, quoique rarement, ce même brûle-parfums en porcelaine bleu et blanc, ou en porcelaine d'un blanc laiteux uniforme ; il y en a même en jade vert foncé (pt-iu ).
Détente pour arbalète de guerre et de chasse. Bronze niellé d'argent et décoré de figures d'animaux.
DYNASTIE DES HAN. (206 Av. J.-C. à 220 Ap. J.-C.)
Tsing-tchoung-léeouen-to; vase pesant, à fleurs d'éclairs pour mettre l'eau ; il était exclusivement destiné aux pagodes et fort bien travaillé, sans aucun couvercle et avec deux anses.
You-ping-ouen-lou ; ce nom signifie : vase à eau chaude, ayant une queue.
Du temps des Han, les Mongols se servaient de ce vase pour faire chauffer leur vin dans un récipient qui trempait dans l'eau bouillante : on chauffait par dessous jusqu'à ébullition ; quatre animaux symboliques: un tigre, une chimère, une tortue et un phénix décorent le tour du vase ; quatre nains en forment les pieds.
BRONZES ANTIQUES
DYNASTIE DES HAN. (206 Av. J.-C. à 220 Ap. J.-C.)
Han-si-cheoii-pée ; Pée veut dire un verre ou gobelet à boire, et si-cheou, tête de bœuf. La petite chaînette d'anneaux en forme d'os de poisson, servait à suspendre ce vase.
On en voit rarement, et presque toujours la chaînette manque.