INSTRUMENT DE L'OBSERVATOIRE SOUS LA DYNASTIE DES YUEN
( i'. nr i.
DYN. DES LÉAO (9O7-II26). DYN. DES KIN (il 26-I 2 34'
tombèrent entre leurs mains ; c'est là qu'ils construisirent leur capitale du sud, qui reçut le nom de Yen-king ( Péking ), comme nous l'avons dit dans l'Introduction.
Cependant les Léao n'étendirent pas leurs possessions plus loin que T'ien-tsin , et nous lisons dans leurs Annales, que le canal unissant la capitale au fleuve Pé-ho servait déjà, comme aujourd'hui, au transport des grains.
En 1101, l'empereur Hoè-isoung de la dynastie chinoise, voyant qu'il ne pouvait résister aux Léao, appela à son secours une horde tartare nommée Jon-tche, dont les troupes repoussèrent les Léao et s'emparèrent du Pétchely ; ils prirent Yenking et fondèrent la nouvelle dynastie des Kin, bien plus redoutable encore pour les Soung que ne l'avait été la précédente. La cour chinoise, forcée d'abandonner K'aè-foungfon puis Nan-king, se retira à Hang-lcheou, pourchassée par les Kin dont l'empire embrassa bientôt toute la Mongolie, le Pé-tche-ly, le Chan-toung,\eHo-nanet\eChan-si.
Cette dynastie, puissante et toujours victorieuse, fit des ouvrages importants ; d'abord elle construisit sa capitale Tclioung-tou et un palais magnifique; puis répara Yenking qui forma la partie ouest de cette immense cité ; enfin elle se donna, au nord de la ville, un superbe parc de plaisance dont on voit encore les jardins et les lacs ; c'est le K'wung-hoatao dont nous avons déjà parlé et qui est situé au nord-ouest du palais impérial actuel.
L'empereur des Léao.
Les Kin continuèrent le grand canal et lui firent traverser le Pé-tche-ly , une partie du Ho-nan et du Chan-toung, jusqu'à la ville de Lin-tsing-tcheon. Pour alimenter ce canal, ils pratiquèrent une saignée au fleuve Houn-ho à 3o // ouest de Péking, près du village de Mayu. Ce beau canal arrosait les champs et fournissait l'eau aux parcs impériaux et à la ville ; ce n'est que plus tard, en 1 186, que l'empereur fit fermer la prise d'eau de Mayu, dans la crainte d'une inondation.
C'est également à cette dynastie que l'on doit la construction du remarquable pont de Lou-keou-k'iao qui fut terminé en cinq années ( i 189- 1 194), sous le règne de l'empereur Ming-tchang. —
L'empereur chinois Li-tsoung, en 1225, au lieu de défendre son empire contre les Kin , cultivait les lettres, et c'est lui qui donna le titre de Koung ( prince ) au chef de la famille de Confucius. Enfin se voyant impuissant à repousser l'invasion, il appela à son aide les Tartares occidentaux, dont l'empire s'étendait déjà depuis Karabalgassoun jusqu'à Samarkande ; nous verrons bientôt comment
Gengiskan et ses successeurs s'empare- L'empereur des Kin.
rent de toute la Chine, renversant les Kin en 1234 et les Soung en 1278. La sépulture des Kin existe encore vers l'ouest, à quatre journées ! IVi -
I. Gengiskan. ongkan (prêtre jean). oktaikan. — II. Jean de plan-carpin. l'impératrice TOURAKINA. KOUYOUKKAN. III. La RÉGENTE OGOLLGAIMIZ. MANGOUKAN. —