‹ PékingChapitre 30 sur 224 · NGO-YANG-SIOU · texte numérisé non relu

NGO-YANG-SIOU

âgé de 18 ans, oublia bien vite les sages conseils de Sou-chc et, dominé par les eunuques, il renvoya son précepteur en province, comme gouverneur de Hang-tcheou.

L'administration de Sou-che fut prudente et sage ; il fit de grands travaux, creusa des canaux, arrêta les inondations qui menaçaient de tout détruire, et rendit son peuple heureux ; malgré cela, il retomba en disgrâce et fut réduit presque à la mendicité. Abandonné de tous, il voulut se construire une petite cabane dans un lieu désert, mais il n'avait pas même de quoi en faire les frais ; alors il écrivit sur une planchette clouée au bout d'un bâton : «Moi, Sou-che, exilé, n'ayant ni feu ni lieu, je n'ai pas de quoi me construire un abri. » Les lettrés firent une souscription et lui bâtirent une petite maison, à laquelle ils ajoutèrent un jardin ; c'est là qu'il vécut en philosophe et fit ses commentaires sur le Y-king. Il composa de nombreux ouvrages, entre autres celui qui a pour titre « Chou-k'iuen », et qui contient une explication très estimée du Chou-king. Il mourut en l'année moi.

TCHOU-SL— Tchou-si naquit dans la province de Ngan-hoce, l'an n5o. A 19 ans, il fut reçu docteur et se livra à l'étude des livres bouddhistes jusqu'à sa vingt-quatrième année; on dit même qu'il se fit bonze. Reconnaissant ses erreurs, il ne cessa dans la suite de combattre avec acharnement les bouddhistes et les taoïstes. Tchou-si commença par commenter le Ta-sio, puis le Tchoimg-young, enfin tous les classiques, et commentaires sont encore aujourd'hui étudiés dans les écoles. Son style élevé en même temps que clair, sa phraséologie agréable, font que ses écrits sont fort goûtés des lettrés. Nommé préfet de Tchang-tcheou, il fut accusé par ses ennemis et comme homme politique, et comme littérateur; vers l'an n 96, il perdit tous ses emplois.

Tchou-si.

ses

.Miné par les ennuis et les infirmités, il mourut Tan 1200, sous le règne de Ming-tsoung. NGO-YANG-SIOU. — Un illustre savant vivait aussi sous la dynastie des Soutig,

il se nommait JSgo-yang-siou, et

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était le président du premier tribunal littéraire. C'est lui qui, en 1057, fit passer les examens au célèbre Sou-che, et qui le présenta à l'empereur. Il fut son protecteur et son ami ; grâce à lui, Sou-che put se défendre contre les attaques du ministre Ouang-ngan-che . Ce rrand homme pro- ^a le panégyrique Sse-ma-kouang. — 'outes ces biographies, fastidieuses peut-être, nous ont semblé toutefois devoir être esquissées

rapidement ; car il était difficile de passer sous silence ces hommes célèbres dont le nom est dans toutes les bouches, et dont tout chinois connaît les ouvrages.

LA dynastie chinoise des Soung ne parvint jamais à s'implanter d'une manière définitive dans les provinces du nord de l'empire ; elle fut constamment refoulée dans le midi parles K'i-tan; on donnait ce nom aux Tartares orientaux. Ils s'étaient établis dans le Léao-toung, après avoir subjugué toutes les peuplades qui se trouvaient dans la Corée, la Mantchourie et une partie de la Mongolie orientale actuelle. Leur dynastie se nommait Léao, et la famille impériale avait nom Yé-lu ; ses neuf empereurs régnèrent de 917 à 1 126.

En 1023, l'empereur chinois Jen-tsoang fit avec eux une paix honteuse et leur paya un tribut de 200.000 onces d'argent. Le nord du Pé-iche-ly et la ville de Yeou-tcheou

Pl. m.

VUE GENERALE DES INSTRUMENTS DE I/03SERVAT0IRE (p. n5

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