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OBIIT PEKINI. A. C. MDCX. DIE XI MAII K ŒTATIS SV£ LIX. l2
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pelle hexagonale construite au fond du jardin. Sur la porte de l'établissement, on grava les deux caractères chinois: K'in-sse (don impérial); nous donnons ci-joint le plan complet de la propriété et une vue de la stèle du célèbre P. Ricci. Voici maintenant quelques extraits de l'éloge de ce Père, composé par le mandarin Ouang lin-lin g, préfet de Péking :
« Au printemps de l'année 1610, Ricci mourut. Pantoja et ses compagnons en informèrent l'empereur par une lettre commune, et le prièrent d'accorder des honneurs posthumes. L'empereur ordonna une délibération.
« Ou Tao-nan, vice-président du Tribunal des
rites, et chargé d'expédier les affaires de cette
cour, dit que Ricci était venu de loin, attiré par
[^^^^W^^U^g^^jJ la bonté de l'empereur ; qu'il avait étudié avec
^^^^^^{^WÏ/î)W/7!r/7'/iW application et approfondi les sciences ; que ses
t**q^Jc^~> ^^g^^^^^S écrits étaient en grand renom ; que Pantoja et
/mmmm^mmm^ ses compagnons désiraient n'être jamais séparés
0 /7^§hv ° /^SH, ° /f-liH^ ° 1 1 de lui, ni durant la vie ni après la mort; qu'il
___ ! convenait de lui accorder généreusement une fa-
stèîe du p. Ricci. veur. Il pria l'empereur d'ordonner au préfet du
Choun-t'ien-fou de chercher et de donner un terrain pour la sépulture du défunt, afin de signaler la bienveillance de la dynastie actuelle à l'égard des étrangers. L'empereur accorda la demande.
« Le président du Tribunal des rites écrivit à Houng Ki-cheu, préfet en second du
Choùn-t'ien-fou, qui se rendit dans le Ouan-p'ing-sien. Dans le village de Eul-li-keou, se trouvaient une pagode de Bouddha et une maison de bonzes, en tout, trente-huit travées, bâties sans autorisation sur un emplacement de vingt mou par l'eunuque Iang, dont les biens avaient été confisqués. Le président du Tribunal des revenus ayant été informé de l'ordre de l'empereur, donna cette propriété. Il fit son rapport à
l'empereur, et reçut son assentiment
«J'ai été chargé de faire exécuter les ordres bienfaisants et de publier les instructions de l'empereur. Je suis allé à la maison des savants Européens. Pantoja et ses compagnons, Longobardi, de Ursis, Diaz et les autres sont venus au-devant de moi, et nous avons eu un long entretien. — J'ai observé attentivement leurs discours et leur manière d'agir ; j'ai trouvé qu'ils sont hommes de bien et très distingués. J'ai pénétré le fond de leurs sentiments. Leur principale affaire est d'honorer le Maître du ciel et de la terre, de l'aimer, de croire et d'espérer en lui. Ils font consister les bonnes œuvres dans l'amour de tous les Kin-sse ( don impérial >. hommes ; le commencement de la vie chré-
tienne, dans le repentir des fautes et la pratique de la vertu. J'ai reconnu qu'ils se conduisent avec modestie et déférence. Ils connaissent admirablement l'astronomie.
Ils ont appris, scruté tout ce qui concerne le ciel et l'homme
« J'ai fait graver sur la pierre cette inscription, en témoignage des faveurs accordées par l'empereur aux étrangers, et du vif désir qu'il a de rendre sa bienfaisance à jamais célèbre, et de traiter avec honneur ceux qui viennent de loin. »
Le P. Ricci, à son lit de mort, avait désigné pour son successeur le P. Longobardi, qui devint ainsi le supérieur de tous les Jésuites de Chine.
Nicolas Longobardi, né en 1 565 à Calatagirone en Sicile, s'embarqua pour la Chine en 1596. Il mourut à Péking en 1 655, après un séjour de 5q ans. Sa manière de voir au sujet de ce qu'on a appelé les rites chinois, était différente de celle de son prédécesseur le P. Ricci. D'après le conseil du P. Pasio, visiteur du Japon, qui lui avait écrit que les Jésuites de ce pays n'approuvaient pas les rites, Longobardi étudia la question plus à fond, et ces rites lui parurent entachés d'idolâtrie. En conséquence, il les interdit rigoureusement aux chrétiens ; leur défendant de plus, de se servir des
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