‹ PékingChapitre 65 sur 224 · FIN DE LA DYNASTIE DES MING · texte numérisé non relu

FIN DE LA DYNASTIE DES MING

rendus à la Chine, leur offrit de riches présents et les invita à regagner leur pays, ne voulant pas abuser plus longtemps de leur bonne volonté. Les Tartares lui firent observer que l'empire était encore bien troublé, et lui conseillèrent de poursuivre

Anciennes armes.

les rebelles dans le Chen-si avec ses troupes, auxquelles ils ajouteraient quelques régiments tartares; eux, pendant ce temps, pacifieraient les provinces voisines de Péking. Ou-san-koui dut accepter leur proposition, sans probablement se faire illusion sur les desseins que cachait une politique aussi courtoise. Bientôt, plus de 100.000 cavaliers arrivés de toutes les provinces tartares envahirent le Pé-tche-ly . Ils entrèrent en masse dans Péking ; c'était fini, l'empire leur appartenait. Leur premier empereur fut Choun-tche, fils de Tientsoung ; il n'avait que six ans. Le plus âgé de ses oncles, A-ma-ouang, fut nommé tuteur et régent de l'empire. C'était un prince d'une prudence consommée, un général habile et courageux, équitable dans ses jugements et bon envers tous. Ces qualités remarquables, jointes à un dévouement sans bornes aux intérêts de son neveu, ne tardèrent pas à affermir la puissance du nouvel empereur. Pour gagner à la dynastie le général Ou-san-koui, qui pouvait devenir encore fort redoutable, on lui offrit, avec le titre de pacificateur de l'Occident, la vice-royauté de Si-ngan-fou dans le Chen-si. Le fidèle serviteur des Ming accepta, se réservant l'avenir. Les mandarins des divers tribunaux, les généraux chinois euxmêmes vinrent féliciter le nouveau souverain ; le peuple cria « Ouan-soui, Ouan-soui», et la dynastie des Ts'ing fut fondée par acclamation ! ( 1644. )

PKKING.

■pL. 13

I. Dynastie des ts'ing. choun-tche. a-ma-ouang. joun-liè. l'impératrice hélène. — II. Décret en faveur du p. adam schall. construction de l'église du nan-t'ang.

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