V.— LA CAPITALE DES YUEN
En 1271, cette nouvelle capitale fut nommée Ta-tou (grande capitale), en mongol Kambalick (ville du grand kan). Le Je-sia (Chap. xxx et suiv.) nous apprend que le pa-
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TA-TOU jf
(Kambalick)
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Echelle deilixli chinois.
1. K'ioung-hoa-tao. — 2. Kou-lo: Tour du tambour. — 3. Tchoung-lo: Tour de la cloche. — 4. Chouangt'a-sse.— 5. San-li-ho.— 6. Kouang-si-men.— 7. Tch'oung-jen-men. — 8. Ts'i-hoa-men. — 9. Ouen-mingmen.— 10. Li-tcheng-men. — 11. Choun-tche-men. — 12. P'ing-tse-men. — i3. Ho-y-men.— 14. Sou-ts'ing-
„lellm— i5. Teu-cheng-men. — it">. Ngan-ting-men. — 17. Porte selon Marco-Polo et Odoric. — 18. Observatoire des Yuen. — A A' Canal des Kin séparant Tchoung-tou de Kambalick.
PEiCING.
Anciens murs en terre de Kambalick, capitale des Tuen. ( î>' après une photographie. )
lais des empereurs mongols occupait à peu près la même place que le palais impérial actuel. Il ajoute qu'en 1272, la tour de la cloche et celle du tambour furent bâties au milieu de la capitale. La tour du tambour n'a pas été détruite, mais celle de la cloche est récente, et l'ancienne se trouvait un peu plus à l'est, à l'endroit occupé maintenant par le temple Ouan-ning-sse . Les ouvrages chinois assignent ordinairement à Kambalick 60 H de circuit; d'après Marco-Polo, elle était carrée et avait 6 milles de chaque côté. Le Yuen-che donne les noms des onze portes de la ville, mais Marco-Polo et Odoric parlent de douze. Le Tch'oung-ming-moung-yii-lou dit que l'observatoire construit par les Mongols, se trouvait à l'angle sud-est de la ville. Nous lisons dans le Je-sia ( Chap. xxxviii ') que la muraille méridionale de Kambalick fut élevée à trente pou ( pas ) au sud du temple K'ing-cheou-sse, aujourd'hui Chouang-i'a-sse, c'est-à-dire à 1 li 3o plus au nord que le mur sud de Péking actuel. Il ajoute que Houng-ou, trouvant la capitale mongole trop grande, donna l'ordre de la diminuer de 5 li, en reportant la muraille septentrionale jusqu'au petit fleuve Kao-lèang-ho. On voit encore à 5 li nord de cette rivière, les anciens murs en terre de Kambalick, avec deux ouvertures nommées Toung-siao-kouan tt Si-siao-kouan, évidemment à l'endroit où se trouvaient les anciennes portes. On admet généralement que les murailles orientale et occidentale de Kambalick étaient au même endroit que celles de la ville actuelle.
Sur ces données, on peut calculer exactement le périmètre de la capitale mongole : en effet, le mur septentrional de Péking actuel ayant été construit à 5 // plus au sud, et le mur méridional à 1 li 3o également plus au sud que celui de Kambalick, ceci donne pour le périmètre total 10 li en plus et 2,60 en moins, soit 7 li 40 en faveur de la capitale mongole. Or, Péking ayant aujourd'hui 41 li 26, Kambalick devait avoir 48 // 66 (V. le plan). Si au contraire on veut retrouver à peu près le périmètre indiqué par les livres chinois, il faudrait adopter l'opinion de quelques auteurs qui pensent que les restes d'un mur en terre, courant à plus de 2 li parallèlement au mur Est de la ville actuelle, depuis le canal de T'oung-tcheou jusqu'à la porte Ts'i-hoa-men, faisaient partie du mur oriental de Kambalick.
INTRODUCTION
En i36S, la dynastie chinoise des Ming chassa les Mongols qui s'en retournèrent dans la terre des herbes, où ils reprirent leur vie nomade. Houng-ou ( 1 368-1 3gg i changea d'abord le nom de Tatou en celui de Pé-p'ing-fou. En 1409, Young-lo quitta définitivement Nan-king pour venir se fixer à Pé-p'ing-fou qui s'appela désormais
[. Kao-lèang-ho. — i.Teu-cheung-men. — 3. Ngan-ting-men. — 4. Toung-tche-men. — 5. Ts'i-hoamen. — 6. Ha-ta-men. — 7. Ts'ien-men. — 8. Choun-tche-men. — 9. P'ing-tse-men. — 10. Si-tche-
men. — 11. Tchoung-lo : Tour de la cloche. — 12. Kou-lo : Tour du tambour. — i3. Ki-choui-t'an. — 14. Si-ngan-men. — i5. Toung-ngan-men. — 16. Chouang-t'a-sse. — 17. Observatoire. — 18. Canal de T'oung-tcheou. — uj. Ancien mur Est de Kamhalick? — 20 et 21. Anciens remparts des Léao. — 22. l'éyun-kouan. — 23. T'ien-ning-sse. — 24. Si-pien-men. — 25. T'ou-ti-miao. — 26. Tchang-i-men. — 27. Fa-yuen-sse. — 28. Hée-oua-iao. — 29. Lêou-li-tch'ang. — 3o. Temple de l'Agriculture. — 3i. Temple du Ciel. — 32. Fa-t'a-sse. — 33. Toung-pien-men. — 34. Cha-ouo-men. — 35. Kiangts'e-men. — 36. Young-ting-men. — 37. Nan-si-men.
Pé-king, la capitale du nord. Ce n'est qu'en 1437 que les murs, jusque-là en terre battue comme ceux de Kambalick, furent revêtus d'un parement de briques; c'est ce qu'on nomme aujourd'hui la ville tartare qui renferme la ville impériale Haangtch'eng et le palais impérial Tseu-kin-tch'eng. Les murailles avec leurs créneaux ont quarante et un pieds de haut ; leur épaisseur est de soixante pieds à la base et de cinquante au sommet. Voici les mesures prises avec le plus grand soin par MM. Fleuriais et Lapied, officiers de la marine française, venus à Péking en 1874, pour observer le passage de Vénus.
Mur du Sud, 6.690 mètres ; soit 1 1 //' 64.
Mur du Nord, 6.790 mètres ; soit 11 //' 81.
Mur de l'Est, 5.33o mètres ; soit 9 li 27.
Mur de l'Ouest, 4.910 mètres; soit 8 li 54. Au total 23.720 mètres; soit 41 li 26. La ville chinoise située au sud de la précédente et appelée Xan-ich'eng, ville du sud. fut construite en 024 par Léou-pè-ouen, grand ministre de l'Empire, et entourée de murs en 1564.
Foung-hoang.