‹ PékingChapitre 9 sur 224 · CAPITALE · texte numérisé non relu

CAPITALE

I. La mythologie: p'an-kcu, les san-hoang, fou-si, nu-koa. les premières origines du peuple chinois: hoang-ti, yao, choun, yu.— II. La dynastie des tcheou : ouenouang, ou-ouang, kiang-t aè-koung, tcheou-koung. manifestation de bouddha, si-ouang-mou.— III. Les grands philosophes: lao-tse, confucius, moung-tse.

père de l'Univers, dit la mythologie chinoise, fut P'ankon. Ce personnage se métamorphosa : « sa tête forma «les montagnes; ses yeux, les astres; ses cheveux, les « arbres ; ses veines, les rivières, « et c'est ainsi que fut créé le mon- « de. » On le représente ordinairement vêtu de roseaux, travaillant dans les rochers, ou tenant en main le soleil et la lune.

A P'cn-hou succédèrent les trois rois ( San-hoang) : celui du

ciel, celui de la terre et celui des hommes. Comme leurs

noms l'indiquent, chacun a une fonction spéciale.

Après les trois rois, parait Fou-si; sa mère, dit l'auteur du

Li-ki, fut Hoa-su; de son épouse JSu-koa naquirent deux fils :

Hoang-ti et Chen-noun. t>an-kou. (ùSpré, u e»i-u. )

C'était 1 âge d'or; « dans les tours du palais impérial, le Founghoang (Phénix) « faisait son nid; le K'i-lin couvert d'écaillés, se promenait dans les jardins. »

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PKKING.

Fou-si inventa les Fa-koua, figures numériques qui servaient, dit-on, à computer le cours des astres. On lui attribue aussi les deux instruments de musique nommés K'in,

si fort en honneur autrefois parmi les Chinois.

Malgré la légende qui place son tombeau dans le Ho-nan, près de K'aè-foung-fou, Fou-si ne peut pas être venu en Chine. Ni les King ( livres sacrés), ni Confucius, ne font mention des générations qui précédèrent Yao. Les noms de Fou-si et de Chen-noung, son prétendu suc- ^ cesseur, se trouvent, il est vrai, dans l'appendice du Y-king, mais Confucius ne dit nulle part qu'ils aient > réîrné en Chine. Comment admettre que ce philosophe eut passe sous silence un fait aussi important, s'il p'an-kou. l'avait cru authentique ? L'historien

Sse-ma-ts'ien, que l'on a surnommé l'Hérodote de laChine, ne parle point du règne supposé de Fou-si, et commence sa grande histoire par celui de Hoang-ti. Enfin, l'empereur K'ang-si lui-même, dans son commentaire du Y-king, en présence de toutes les fables débitées sur Fou-si, a pensé devoir se taire sur ce personnage.

« Fou-si a été plus heureux en Euro- « pe que chez nous, dit le P. K'o, jé- « suite chinois, on le regarde au-delà « des mers comme le fondateur de notre « monarchie, au lieu que nos historiens « ont affecté de n'en pas parler, et que « ceux qui en parlent, ne le font entrer « dans nos annales que par manière de « supplément et uniquement pour en • « dire quelque chose. » (mémoires sur les 'nIm^ J « chinois, t. i, p. 1 3 1 . ) "%^

Le roi du ciel. ( Eui-ia. ) Faut-il regarder P'an-kou, les trois Le roi de la ierre- (Eui-ia.j rois, Fou-si, comme de pures fictions ? C'est à la critique qu'il appartient de ré-

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