VIII JULII
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édifient beaucoup par leus vertus vraiment apostoliques. Ils se proposent de retourner à Macao dans quelque temps. Nous aurons soin de pourvoir à tout, rien ne leur manquera. »
Les Lazaristes dépensèrent à cette occasion, plus de 2.5oo taëls ( lettres des missionsétrangères, p. 209).
Les rapports que M. Raux était obligé d'avoir avec la cour, ne lui firent oublier ni les missions, ni les chrétiens. Plus de 3.ooo baptêmes d'adultes furent donnés sous son administration. Les offices solennels et les processions se faisaient avec grande pompe au Pé-t'ang, et étaient très suivis. Non seulement il prêchait les dimanches et les fêtes, mais il donnait encore des retraites qui faisaient grand bien aux âmes. Il fit construire des chapelles spéciales pour les chrétiennes, qui purent ainsi assister aux cérémonies de l'Eglise. Il fonda des écoles et un séminaire qu'il confia à son confrère M. Ghislain, et d'où sortirent de bons prêtres indigènes, entre autres MM. Sue et Han qui rendirent les plus grands services.
M. Raux mourut le 16 novembre 1801, muni des sacrements de l'Eglise. Il avait 48 ans d'âge, dont dix-huit années passées en Chine. L'empereur contribua aux frais de ses funérailles, selon l'usage établi pour les hauts mandarins du tribunal d'astronomie. Les / chrétiens, venus en grand nombre, purent profiter de la liberté qui leur était accordée e de mm ùevaut < à pékingi pour accompagner publiquement le
cercueil jusqu'au cimetière français, où il repose sous un modeste monument.
Après la mort de M. Raux, le supérieur de la mission française fut M. Ghislain, qui avait d'abord été chargé de former à l'état ecclésiastique, les élèves chinois du séminaire établi dans la capitale. Il s'occupait en même temps des fonctions
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