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CIMETIÈRE DE CHA-LA-EUL

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( Voir la légende ci-contre. )

DYN. DES Ts'lNG. MORT DE MSr PIRES

i Mathieu Ricci, jésuite, 1610.

2 Jean Terenz, jésuite, iG3o.

3 Jacques Rho, jésuite, 1 638.

4 Christophorus (chinois), F« coadj. jésuite, 1640.

5 F. Mendez (chinois), frère coadj. jésuite, 1640.

6 Nicolas Longobardi, jésuite, i654.

7 Dominique Coronatus, dominicain, 1666.

8 Jean Adam Schall, jésuite, 1666.

9 Emmanuel de Sequeira ( chinois ), jésuite, 1673.

10 Gabriel de Magalhaes, jésuite, 1677.

11 Louis Buglio, jésuite, 1682.

12 Ferdinand Verbiest, jésuite, 1688.

i3 François Simois, jésuite, 1694.

14 Caries Dolzé, jésuite, 1701.

i5 Louis Pernon, jésuite, 1702.

16 Pierre Frapperie, frère coadj. jésuite, 1703.

17 Charles de Boissia, jésuite, 1704.

18 Thomas Pereyra, jésuite , 1708.

19 Antoine Thomas, jésuite, 1709.

20 Gaspar Castner, jésuite, 1709.

21 Léopold Liebstein, jésuite, 171 1.

22 Philippe Grimalvi, jésuite, 171 2.

23 Cresc. ab Eporedia, franciscain, 1712.

24 Guillaume Bonjour, augustin, 1714.

25 Bernard Rhodes, frère coadj. jésuite, 171 5.

26 François Tii.lisch, jésuite, 1716.

27 Jacques Brocard, frère coadj. jésuite, 1718.

28 Joseph Baudino, frère coadj. jésuite, 1718.

29 Killianus Stumpf, jésuite, 1720.

30 Pierre Jartoux, jésuite, 1720.

3i François Cardoso, jésuite, 1723.

32 Pierre du Tartre, jésuite, 1724.

33 Paul de Mesquita, jésuite, 1729.

34 Antoine de Magalhaes, jésuite, 1735.

35 Charles Slaviszek, jésuite, 1735.

36 François Calado ( macaiste ), jésuite, ijî'?.

37 Eusèbe Acifiadeila, franciscain, 1735.

38 Rosario ( chinois ), frère coadj. jésuite, 1736.

39 Joseph Suarez, jésuite, 1736.

40 Jacques Anton i n i, jésu ite, iy3g.

41 François Stadlin, frère coadj. jésuite, 1740.

42 André Pereyra, jésuite, 1743.-

43 Ehrenbert Fridelli, jésuite, 1743.

44 Ignace Kogler, jésuite, 1746.

45 Caries de Rezende, jésuite, 1746.

46 Joseph da Costa, frère coadj. jésuite, 1747-

47 Dominique Pinheyro, jésuite, 1748.

48 Antoine Gomez, jésuite, ijS 1.

49 Joseph de Aguiar ( chinois ), jésuite, iy5i.

50 Ignace Francesco, jésuite, i-jbz.

5i Paulus Cruce ( chinois ), jésuite, 1753.

52 Ignace Sichelbarthes, jésuite, 1753.

53 Louis Fan ( chinois ), jésuite, 1753.

54 Joseph de Almeida, jésuite, i-ïS.

55 Polycarpe de Souza, frère coadj. jésuite, i~i~.

56 Jean Walter, jésuite, 1759.

57 Emmanuel de Mattos, frère coadj. jésuite, 1764.

58 Joseph Castiglione, frère coadj. jésuite, 1766.

59 Florianus Baher, jésuite, 1771.

60 Antoine Gogeisl, jésuite, 1771.

61 Paul Kia (chinois), frère coadj. jésuite, 1771.

62 Augustin de Hallerstein, jésuite, 1774.

63 Jean Régis ( chinois ), jésuite, 1776.

64 Ferdinand Moggi, frère coadj. jésuite, 1777.

65 Félix da Rocha, jésuite, 1781.

66 Franc. MagidaDERvio, frère coadj. franciscain, 1 78?.

67 Jean de Seixas, jésuite, 1785.

68 Jean Simonelli, jésuite, 1785.

69 Joseph d'Espinha, jésuite, 1788.

70 Paul Lieou ( chinois }, jésuite, 1791.

71 Barthélémy de Azevedo, jésuite, 1792.

72 André Rodriguez, jésuite, 1796.

73 Gregorius a Cruce ( macaiste ), jésuite, 1799.

74 Antoine Duarte ( chinois ), jésuite, 1799.

7-5 Antonius a Purifications, franciscain, 1800. j6 Alexandre de Gouvéa, évêque, franciscain, 1S0S.

77 Domin. Joachim Ferre yra, lazariste, 1824.

78 Joseph Ribeiro, lazariste, 1826.

79 Cajetan Pires, évêque, lazariste, i838

80 Joannes a Remediis ( macaiste ), jésuite.

81 Joseph Seraiva ( chinois ), jésuite.

82 Ignace Hou ( chinois ), jésuite.

83 Jean Hou (chinois ), frère coadj. jésuite.

84 Sans épitaphe.

85 Sans épitaphe.

86 Sans épitaphe.

87 Sans épitaphe.

88 Paul Loefro ( chinois ), frère coadj. jésuite.

se racheter. La paix fut conclue le 29 août, ratifiée en septembre, et les Chinois payèrent encore une indemnité de 21.000.000 de piastres. — En 1843, Ki-ing, commissaire impérial, chargé de la ratification du traité de Nanking avec sir Henry, solda enfin en décembre 6.000.000 de piastres pour l'opium détenu jadis par le vice-roi Lin.

Deux ans après, des traités de commerce furent conclus entre la Chine d'une part, l'Angleterre, l'Amérique et la France de l'autre ; le plénipotentiaire français, M . de Lagrenée, obtint alors ledit de tolérance religieuse suivant :

« Ki-ing, grand commissaire impérial et vice-roi des deux provinces de Kouang-toung et de Kouang-si, présente respectueusement ce mémoire.

« Après un examen approfondi, j'ai reconnu que la religion du Seigneur du ciel est celle que vénèrent et professent toutes les nations de l'Occident. Son but principal est d'exhorter au bien et de réprimer le mal. Anciennement, elle a pénétré, sous la dynastie des Ming, dans le royaume du Milieu (la Chine), et à cette époque, elle n'a point été prohibée...

« Sous le règne de Kiak'ing, on commença à établir un article spécial du code pénal pour punir ceux qui abusaient de la religion pour faire le mal. Au fond, c'était pour empêcher les chinois chrétiens de faire le mal, mais nullement pour prohiber la religion que vénèrent et professent les nations étrangères de l'Occident.

Le vice-roi Lin

DYN. DES TS ING.-

TRAITE LAGRENEE

«Aujourd'hui, comme l'ambassadeur français La-ko-niè ( Lagrenée ) demande qu'on exempte de châtiments les chrétiens chinois qui pratiquent le bien, cela me paraît juste et convenable.

« J'ose, en conséquence, supplier Votre Majesté de daigner, à l'avenir, exempter de tous châtiments les chinois comme les étrangers qui professent la religion chrétienne et qui, en même temps, ne se rendent coupables d'aucun désordre ni délit.

« Quant aux Français et autres étrangers qui professent la religion chrétienne, on leur a permis seulement d'élever des églises et des chapelles dans le territoire des cinq ports ouverts au commerce ( Canton, Hong-kong, Ning-po, Amoy et Chang-hai); ils ne pourront prendre la liberté d'entrer dans l'intérieur de l'empire pour prêcher la religion. Si quelqu'un, au mépris de cette défense, dépasse les limites fixées et fait des excursions téméraires, les autorités locales, aussitôt après l'avoir saisi, le livreront au consul de sa nation, afin qu'il puisse le contenir dans le devoir et le punir. On ne devra pas le châtier précipitamment ou le met tre à mort.

« Par là, Votre Majesté montrera sa bienveillance et son affection pour les hommes vertueux ; l'ivraie ne sera point confondue avec le bon grain, et vos sentiments et la justice des lois éclateront au grand jour.

« Suppliant Votre Majesté d'exempter de tout châtiment les chrétiens qui tiennent une conduite honnête et vertueuse, j'ose lui présenter humblement cette requête,

Le commissaire Y-tchang.

afin que sa bonté auguste daigne approuver ma demande et en ordonner l'exécution.

« Requête respectueuse. »

APPROBATION DE l'eMPEREUR.

« Le dix-neuvième jour de la onzième lune de la vingtquatrième année Tao-kouang (1844), j'ai reçu ces mots écrits en vermillon :

« J'acquiesce à la requête.

— Respectez ceci. »

Conformément à cette approbation, il y eut plus tard un édit impérial, adressé à tous les vice-rois et gouverneurs de province, faisant l'éloge de la religion chrétienne et défendant à tous les tribunaux, grands et petits, de poursuivre à l'avenir les chinois chrétiens pour cause de religion.

Voici cet édit :

«Déjà auparavant, Ki et d'autres m'avaient adressé des lettres dans lesquelles ils attestaient la bonne conduite des chrétiens, me priaient de lever les peines portées contre eux, et disaient qu'il ne fallait pas les rechercher, ni les empêcher de bâtir des églises, Le vice-roi Ki-ing. de s'y réunir pour les céré-

monies du culte, d'exposer des croix et des images, de réciter des prières, d'expliquer la doctrine chrétienne. Leurs demandes ont été pleinement accordées.

« La religion chrétienne ayant pour but d'exciter les hommes à la vertu, est fort

DYN. DES Ts'lNG. ÉDIT IMPÉRIAL (1846).

différente des sectes perverses ; déjà j'ai supprimé les enquêtes et les interdictions auxquelles elle était soumise. Ce qu'on demande cette fois, doit aussi être entièrement accordé.

« Au sujet des établissements religieux qui ont été fondés autrefois sous K'ang-si dans diverses provinces, excepté ceux qui ont été changés en pagodes ou en habitations particulières, et dont il ne doit pas être question, j'accorde que tous les bâtiments qu'il constera avoir appartenu à ces établissements, soient rendus aux chrétiens de la localité où ils se trouvent.

« Quand dans chaque province les autorités locales auront reçu cet édit, si quelque officier se permet de rechercher et d'arrêter des hommes qui sont vraiment chrétiens et n'ont fait aucun mal, il devra être mis en jugement, en vertu du présent décret.

« Mais ceux qui sous couleur de religion feraient le mal, attireraient et réuniraient des hommes de pays éloignés, les engageraient dans une cabale et les exciteraient à une mauvaise action ; de même les malfaiteurs qui, appartenant à une autre société, se couvriraient du nom de chrétiens et chercheraient à susciter des affaires ; tous les coupables de ce genre doivent être jugés et punis selon les lois.

D'après les règlements actuels, aucun étranger n'est autorisé à pénétrer dans l'intérieur des terres pour propager sa doctrine ; ce qui met une différence entre les Chinois et les étrangers. Qu'on fasse connaître partout cet édit. »

« Respect a cet ordre. »

L'édit impérial fut promulgué et affiché dans les cinq ports ouverts au commerce européen. M. de Lagrenée demanda qu'il fût également publié dans l'intérieur de l'empire ; on le lui promit, mais on se garda bien d'en rien faire, et les persécutions locales continuèrent.

Cependant le traité Lagrenée fut un grand succès, et, si les chrétiens demeurèrent encore longtemps sous la verge des mandarins, du moins les missionnaires cachés dans l'intérieur de l'empire ne coururent plus le risque d'être décapités.

Le Souverain-Pontife voulut alors ériger en vicariat apostolique l'ancien diocèse de Péking, que M. de Castro, grand vicaire, administrait depuis la mort de Mgr Pires, et confier le poste à cet excellent missionnaire. Mais M. de Castro, se croyant lié vis-à-vis du roi de Portugal son souverain, ne voulut point accepter. Dans ces con-

Pie IX.

PKKING.

jonctures. la cour de Rome prescrivit à Mgr Mouly de ne rien négliger pour faire revenir M. de Castro sur sa décision ; ajoutant que si ce missionnaire persistait dans son refus, elle nommait, par le fait même, Mgr Mouly administrateur du diocèse de Pcking. Ce dernier alla voir M. de Castro à Hou-lin-tien, village situé à neuf lieues de Péking, vers le sud. Il passa toute une nuit à l'exhorter, il se mit même à genoux pour le supplier d'accepter l'épiscopat, sans pouvoir rien obtenir. M. de Castro adressa alors un mandement aux missionnaires et aux chrétiens pour les mettre sous l'obéissance de Mgr Mouly, puis il partit pour le Portugal où il fut nommé évêque de Porto, et mourut saintement en 1869. La mission entière de Péking passait aux mains des Français, par le bref donnant l'administration de ce diocèse à Mgr Mouly, que plus tard le pape Pie IX nomma vicaire apostolique du Tche-ly. Mgr Mouly avait choisi pour coadjuteur de la Mongolie, M. Florent Daguin, qui fut sacré le 25 juillet 1848.

(''est vers cette époque que les douze premières Filles de la Charité débarquaient en Chine.

fL. 10.

Phototypie i Royer, Nancy.

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