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RUINES DU PALAIS D'ÉTÉ (yuen-ming-yuen) COTÉ NORD

I. L'empereur sien-foung. la croix du nan-t'ang abattue, mort de m. chapdelaine.

EXPÉDITION DE 1 858. II. EXPÉDITION DE l8ÔO. TA-KOU. TCHANG-KIA-OUAN . TOUNG-

TCHEOU. PA-LI-KIAO. PALAIS d'ÉTÉ. FUITE DE l'eMPEREUR. LE PRINCE KOUNG. TRAITÉ SIGNÉ A PÉKING.

IEN-FOUNG fut le successeur de Tao-kouang qui mourut à Péking le 20 février iS5o, après un règne de 3o ans. Le nouvel empereur se montra dès l'abord fort opposé au christianisme et à tout ce qui était européen ; il destitua les mandarins qui avaient signé des traités avec les Anglais et les Français, par ledit suivant : « Les deux mandarins Niou et Ki qui ont adopté les idées des Barbares de l'Occident, ont trompé mon père en lui faisant accepter des traités ; qu'ils soient dégradés comme traîtres et criminels au premier chef. » Sienfoung n'avait que 19 ans ; à peine sur le trône, il eut à dominer la révolte des Tchang-mao ( rebelles aux longs cheveux) qui dévastaient ies provinces du sud ; un missionnaire français, M. Montels, lazariste, fut massacré par eux. Cette rébellion qui menaça Péking même, ne fut éteinte que grâce au secours des étrangers. Quoiqu'il n'y eût aucun chrétien parmi les rebelles, ceux-ci dans l'espoir d'être aidés par les Européens, arborèrent souvent la croix sur leurs étendards, et brûlèrent les pagodes, aussi bien que les

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temples de Confucius ; de là, soupçon de pacte avec les chrétiens, et persécution

plus violente. Le icr juillet i853, parut un décret impérial ordonnant au préfet de la

ville de Péking d'avoir à abattre la croix qui surmontait l'église du Nan-t'ang ; ce qui

tut exécuté. Un courrier de Mgr Mouly fut arrêté le i5 août 1854 et mis en prison :

ce fait compromettait la chrétienté ; pour la sauver, Mgr Mouly se livra lui-même

aux mandarins. D'après le traité Lagre-

née, on dut le reconduire à Chang-haè,

avec une escorte d'honneur ; il y arriva

sans difficulté, et regagna peu après son

vicariat où il demeura caché, tout en

continuant son administration. A cette

époque, la nomination définitive de Mgr

Mouly, comme vicaire apostolique de

Péking, arriva de Rome ; on lui donnait

pour coadjuteur Mgr Anouilh.

Kn i853, les rebelles prirent Nan- Icing, et le 29 mars de Tannée suivante, Chang-haè tombait en leur pouvoir. Au mois de janvier i855, les troupes chinoises, aidées parles Français, attaquèrent cette ville qui ne fut prise que le 17 juillet suivant. Un missionnaire français, M. Chapdelaine, du diocèse de Coutances, fut dénoncé et arrêté au Koiiang-si, le 25 février 1 856. Le mandarin Tchang, après lui avoir fait donner

trois cents COUpS de bambou et trois L'empereur Sien-foung.

cents soufflets, lui fit offrir la liberté s'il voulait donner 5oo taëls, mais M. Chapdelaine répondit: «Allez et dites au mandarin que je ne donnerai pas même une sapèque. Il peut faire de moi ce qu'il voudra. » Le 27 février, il fut condamné au supplice de la cage, et expira le même jour.

Ce meurtre, violation flagrante des Traités, ne pouvait rester impuni, et la France prit la résolution de se joindre à l'Angleterre qui, ayant aussi à se plaindre de la Chine, venait de faire bombarder Canton et brûler le tribunal du vice-roi Yè.

Il devenait nécessaire de réviser les Traités de 1842. Lord Elgin pour l'Angleterre et le baron Gros pour la France, furent nommés plénipotentiaires à cet effet, et

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