‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 12 sur 239 · HOANG TI COMBATTANT TCHE-IOU. (TEMPS FABULEUX · texte numérisé non relu

HOANG TI COMBATTANT TCHE-IOU. (TEMPS FABULEUX

Fou-si ont été princes ou chefs des Chinois, mais dans le voyage des environs de Babylone ou autres pays voisins de la Chine. » (mém., t. xvi, p. 28 1.) Hoang-ti, pendant son très long règne, s'avança, croit-on, assez loin dans l'est, et son fils étant mort, il laissa le trône à son petit-fils Tchouan-su. Ce nouveau chef arriva jusqu'aux monts T'ien-c/ian et au Kou-kou-noor. Le nom de T ' ac-ynen-fou (première origine), donné à la capitale du C/ian-si. semble indiquer que la colonisation commença par cette province. A Tchouan-su succédèrent Ti-k'ou et Ti-tche, dont il est peu parlé. Pendant toute cette période, les empereurs n'étaient que des chefs de colonnes,

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s'avançant peu à peu vers l'est sans créer aucun royaume. Leur marche était difficile, les eaux couvraient encore de vastes régions. L'auteur déjà cité, le P. Ko, a écrit sur cette époque deux articles dont l'un est intitulé : « Tout ce qu'on raconte » sur les temps qui ont précédé Yao, n'est qu'un amas de fables et de tradi-

» tions obscures qui ne méritent aucune » croyance. » Le second a pour titre : « A en juger par ce qu'on sait d'authen- » tique sur Yao, Choun et Yn, l'origine » de la nation chinoise ne peut remonter » que d'une ou deux générations avant » Yao. » (mém., t. i, pp. 113 et 149.)

On rencontre cependant dans les ouvrages des anciens auteurs chinois, certains textes relatifs à la création du monde et de l'homme, au paradis terrestre, à la chute d'Adam, au déluge et aux autres événements des âges primordiaux. En voici quelques intéressants exemples :

Création du monde : « Celui qui est

ui-même son principe et sa fin a créé

le ciel et la terre. » ( Tchouang-tse.) —

« Il y a une vie qui n'a pas reçu la vie. »

(Lié-tsc.)

Création de l'homme : « Quand le » ciel et la terre furent créés, il n'y avait » ni homme ni femme ; Nu-koa pétrit » de l'argile pour en faire un homme : » c'est lavraie origine du genre humain. » (Toung-fou-t'oimç.) — « Il n'y avait » d'abord que le ciel et la terre ; enfin un » homme et une femme. » (Confucius.)

Paradis terrestre : « Au sommet .» de la montagne K'oun-loun est un jardin où un doux zéphir souffle sans cesse. Ce jardin est placé près de la porte fermée du ciel. » ( Hoc-nan-tse.) — L'homme habitait alors au milieu des bêtes : l'univers n'était qu'une famille ; on cultivait la vertu ; rien ne pouvait donner la mort. »

( TcJiouang-tse.)

Chute d'Adam : « Le désir » immodéré de la science a perdu le genre humain » (Hoè-nan-tse.) — « La » gourmandise a perdu le monde ; il ne faut pas écouter les paroles de la femme. » (Lopi.)

Déluge : « Les eaux immenses se sont répandues et ont submergé toutes choses. »

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