‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 13 sur 239 · YAO. — YU · texte numérisé non relu

YAO. — YU

(Confucius.) — « Sous Yao, l'emnire n'était pas formé; les eaux stagnantes couvraient

» de tous côtés la campagne. » ( Moung-tse.) Ces passages se rapprochent d'une

façon très remarquable du texte mosaïque ; leurs auteurs, qui vivaient 500

ans avant notre ère, avaient eu sans

doute quelques relations avec le peuple

Juif, comme nous le verrons plus loin.

L'empereur Yao est mieux connu

que ses prédécesseurs. On peut dire

que les temps historiques commencent

à partir de son règne ; les livres sacrés

des Chinois le nomment dès la première page. Il arriva jusque dans la

province du Pc-tche-ly, et vint habiter T ang-sien, près de Pao-ting-fou. i ao

associa à l'empire son gendre Choiin, et celui-ci. après être monté sur le trône, s'adjoignit Yu, appelé par tous les auteurs « le Grand Yu ». C'est à ce dernier que revient ia gloire d'avoir fait écouler les eaux et desséché les vallées, au moins dans le nord de la Chine. Yu n'était encore que le ministre de Choun quand il commença ses travaux d'assèchement. Il parait probable que la plaine de Yen-king, où l'on entre par Tcka-tao au nordouest de Péking après avoir passé la première chaîne de montagnes, était sous l'eau ; ce pays en effet forme cuvette, et c'était là que venaient se déverser, sans aucune issue, les eaux du fleuve Houn-ho et d<= ses affluents. D'après la tradition, Yu rit percer montagne qui se trouve au nord-ouest de H roc '•-lac -sien, et ouvrit ainsi un passage aux eaux. Ce lieu est fort intéressant, on le nomme Tchoukoung-ho ; tout y accuse un travail de main d'homme. La rivière se précipite, en mugissant, au travers des montagnes par des trouées sauvages ; elle redescend jusqu au superbe pont de Lou-keou-k 'iao, pour aller se jeter dans le Pého, puis se perdre définitivement dans le golfe du Pé-iche-ly.

Le P. Ko, dans sa liste des dynasties, omet les deux premières, en disant que « la durée et le nombre des empereurs de ces dynasties n'ont rien de clair ni de certain ». Passons donc de suite à celle des Tchcou, qui compte trente-cinq empereurs.

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