OUEN-HOA-T1EN, SALLE DE L'AUDIENCE
Che-ki-tan ; enfin au devant du Ou mai ont été placés des cadrans solaires et autres instruments.
30 NEE-TCH'ENG. — Cette ville tartare a 41 // 26 de tour, ou 23.720 mètres; les murs ont 4 1 pieds de haut sur une épaisseur de 62 à la base et 50 au sommet; ils sont percés de neuf portes, dont voici les noms : Au sud, Tcheng-yâng-men ou Tsien-men faisant face au palais, Tchoung-ouen-men ou Hata-men, Suen ou-men ou Choun-tche-men ; au nord Ngan-ting-mcn et 7 ' cu-chcng-men ; à l'est, Tclîao-yangmen ou Ts i-hoa-men et Toung-ie-men : à l'ouest, Fou-tcK eng-men ou P'ing-tse-men et Si-tche-men. Chaque porte est flanquée d'une demi-lune, comprenant une grande avant-porte en maçonnerie percée de meurtrières pour les canons, et de deux petites portes de côté; celles-ci en cas de guerre sont fermées par une énorme grille en fer
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cachée dans la construction qui les surmonte et qu'on laisse tomber en guillotine. Les avant-portes se nomment Tien-leou, la demi-lune Ync-tchaig, les portes de côté Yuè-tckeng-men ; il est évident que du temps où elles ont été construites, ces fortifications étaient très respectables; aujourd'hui elles n'arrêteraient pas l'ennemi, quelques obus feraient tout sauter.
4° NAN-TCH'ENG. — Cette ville a été construite et entourée de murs bien après la ville tartare, la 23e année de l'empereur Kia-king des Ming. Ses murailles ont 2S li de tour, soit 15.900 mètres ; elles sont percées de sept portes : au sud, Young-ting-men, centrale ; Tsouo-ngan-men ou Kiang-tsa-men à gauche ; Yo-nganmai ou Nan-si niai à droite ; à l'est, Kouang kiu mai ou Cha-ouo-men et Tonngpiaiiuai ; à l'ouest Kouang- m ng r mai ou Tchang-i-men et Si pien-men. Ses murs ont 20 pieds d'épaisseur à la base et 14 au sommet, sur 25 pieds de haut. Comme dans la ville tartare, les quatre angles portent de grands pavillons en briques, nommés Kiao leou ; enfin la ville chinoise a aussi ses avant-portes et sa demi-lune mais sans portes de côté.
D'après la croyance chinoise, les bons esprits traversant l'espace à 100 pieds de haut, aucun monument ne doit atteindre cette hauteur, pour ne pas les gêner ; aussi les édifices les plus élevés, comme les pavillons surmontant les portes, ont tous 99 pieds, soit environ 33 mètres. De chaque côté des portes sont dressées cinq mâts pour suspendre les étendards. De l'intérieur on peut facilement monter sur les murailles par des chemins en pente douce, en donnant une légère gratification aux gardiens. De là, on domine toute la ville, et la promenade de la porte Ha-ta -nien à la porte Choun-tclie-mai, sur les remparts, n'est pas sans intérêt : au nord on voit la ville tartare qui ressemble à une vaste forêt, car les arbres y sont à profusion : au sud on a sous les yeux la ville chinoise, et, si l'on s'arrête à la parte Tsien-men, le palais s'aperçoit en entier à quelques centaines de mètres.
Lis jardins de plaisance de l'empereur et des impératrices sont situés au nord et à l'ouest du palais impérial.
i° MEE-CHAN. — En sortant du palais parla porte du nord C/een-ou-men, on a devant soi une charmante montagne réservée à l'empereur ; elle se nomme Kingc/ian ou ( hiansoi/ir/ian, plus connue sous le nom de Mée-chan (montagne de charbon).
On dit en effet qu'un amas de charbon y est préparé pour les cas de siège. Cette montagne artificielle a 210 pieds de haut en suivant la pente et deux //de tour, soit 1 1 50 mètres. Au bas se trouve un palais appelé Tsi-ouang-lcou, puis un chemin pour monter au cinq kiosques qui la dominent. Elle date des Yuen, mais c'est l'empereur Kia-king des Ming qui a fait construire les pavillons. Celui du milieu, le plus élevé, est carré et couvert de tuiles jaunes vernissées;les deux suivants de droite etde gauche sont hexagones, couverts de tuiles jaunes et vertes mélangées; les deux derniers près dis précédents, sont ronds et couverts de tuiles d'un vert bleuâtre à couleur irisée, fort agréable. Chacun de ces pavillons est placé sur un tertre, de telle sorte que la montagne forme cinq élévations couvertes d'arbres. Derrière la montagne, au nord, faisant face à la porte Heou-men de la ville impériale, on a construit un palais nommé Cheou-hoang-tien, qui a plus de 33 mètres de long ; c'est là que le cercueil de l'empereur est déposé après sa mort, avant d'être porté aux sépultures des souverains ; on y honore tout particulièrement l'image de l'empereur K'ang-si qui y
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est placée. Dans les cinq kiosques sont des statues de Fo, auxquelles l'empereur rend un culte quand reviennent certaines époques de l'année.
VUE DU MEECHAN.
On voit encore dans l'enceinte du Mée-chan l'arbre où l'empereur Tch oung-tchen s'est pendu : c'est une espèce d'acacia (hoc-c/iou), il se trouve sur la partie nord-est