TA-KAO-T1EN
de son règne ; on y adorait dans les premiers temps le Ciel et la Terre ; mais il ne fut bientôt consacré qu'au < i 1 seul. L'empereur K' ien-loung l'a orné et réparé complètement la 1 Ne année de son règne.
Plusieurs enceintes divisent ce grand emplacement ; on le visitait facilement il y a quelques années, moyennant une petite redevance donnée à chaque porte ; aujourd'hui on n'y pénètre plus même à prix d'argent ; des trois esplanades rondes en
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l'Okl'E U ENTREE DU TEMPLE DU CIEE.
marbre blanc, élevées de 14 marches et entourées de balustrades bien travaillées, la première mesure 250 pieds, la deuxième 232, la troisième 216 seulement : le grand temple entouré de nouvelles balustrades se nomme Tsi-nien tien; il est circulaire et couronné de trois toitures superposées, en tuiles bleues ; une boule dorée les surmonte ; son diamètre est de 70 pieds à la base. On y voit des colonnes magnifiques, et peintes ainsi que les poutres qui apparaissent, car il n'y a aucun plafond ; au milieu est placé un trône pour l'empereur;iln'y a pas d'idoles, mais, quand on doit faire les cérémonies, on y transporte la tablette du Ciel qui est conservée dans un autre local. Près du temple sont disposées plusieursfournaises
où l'on brûle du papier, des holocaustes : cerfs, bœufs et autres animaux offerts au Ciel. L'une de ces fournaises est en maçonnerie, cinq sont en fer, ressemblant à d immenses braseros. L'empereur se rend au temple trois fois l'an, pour adorer le Ciel et lui rendre compte de son administration ; il fait trois génuflexions et neuf adorations sur la grande esplanade décorée pour la cérémonie ; cinq de ses principaux ancêtres y assistent (en effigie) ainsi que les princes et les hauts mandarins.
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FOURNEAUX OL' SONT IiRULÉES LES OFFRANDES.
PEKING
La première cérémonie, nommée Kiaofien, se fait à l'entrée de l'hiver, pour rendre compte. La seconde, Teu-sin, à la première lune, pour recevoir la mission de o-ouverner durant un an. La troisième, Ta-iu, vers la fin du printemps, pour demander la pluie et une bonne récolte. N'oublions pas que l'empereur se dit fils
du Ciel ; ce titre explique toutes les cérémonies qu'il fait dans ce temple.
En 1889, la foudre consuma ce magnifique monument; les Chinois racontent qu'un mille-pieds (kou-oung) ayant eu l'audace de monter jusqu'à la boule, le tonnerre l'avait foudroyé! Depuis lors, on s'occupe de reconstruire les coupoles ; comme les colonnes et les charpentes étaient faites d'un bois spécial, probablement de châtaignier, il s'agissait, par respect pour la tradition, d'en trouver de semblable ; c'était impossible. Après de longues hésitations, on s'est décidé à employer le pin de l'Orégon ; la dépense sera énorme, on parle de vingt à trente millions, et les travaux ne seront point terminés avant dix ans!