LAMA EX HABIT DE CHŒUR
PEKING
Rien ne rappelle mieux l'entrée du grand-prêtre des juifs dans le Saint des saints. Lorsqu'ils voient le Bouddha-vivant entrer dans la pagode, les diables commencent à se remuer encore davantage, puis se réunissent tous dans la grande cour et font une ronde infernale, vociférant et poussant des hurlements affreux ; le peuple crie, fuit, revient ; les gens du commun, très nombreux, se joignent aux diables masqués, et
bousculent les femmes et les enfants ; enfin subitement, sans qu'on puisse voir aucun truc, les diables s'évanouissent, disparaissent on ne sait comment, soi-disant chassés par les prières du Hmio-Fo ; ainsi finit la cérémonie. Alors, leBouddha-vivantremonte dans sa chaise jaune et retourne chez lui, escorté de nombreux lamas à cheval et en voiture; le peuple se disperse peu à peu et tout rentre dans le calme.
5° KOUANG-MING- TIEN. — Dans l'intérieur de la ville impériale, près de la porte de l'ouest (Sihoa-men),on voit la pagode Koiiavg-ming-tien ; elle est facile àdistinguerdu Temple du ciel, car elle n'a que deux toitures rondes superposées, tandis que le Tienl'an en a trois.
Le Kouang-ming-tien a été bâti en la 36e année du règne de Kia-king des Ming, et les empereurs de la dynastie actuelle y ont fait quelques réparations.
Ce temple est desservi par des Taoche qui vivent déesse kouan un sur les feuilles du lotus (kircher). ensemble sous la conduite
d'une espèce d'abbé ; c'est un semblant de monastère ; l'empereur donne une pension à ces Tao-che, qui du reste ne sont pas en très grand nombre. La double coupole est couverte en tuiles bleues, les cours dallées de marbre, et deux escaliers magnifiques conduisent à la plate-forme du temple. On n'y adore pas Fo comme chez les Bouddhistes, mais J u-Hoang, T'ai ki et d'autres divinités de la secte Lao-tse.
6" FA-YUEN-SSE. — Ce temple, situé dans bipartie ouest de la ville chinoise, est un des plus anciens cL Péking ; il date des T'ang. Sous cette dynastie on l'appe-