‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 147 sur 239 · HAN-SIANG-TSE ET LAN-TS'AI-HO (IMMORTELS). TEMPLE DES TAO-CHE · texte numérisé non relu

HAN-SIANG-TSE ET LAN-TS'AI-HO (IMMORTELS). TEMPLE DES TAO-CHE

grands pavillons nommés : Si-fang-ki-locke-kiè, Nço-mi-to-fo, Ngan-yang-tao-ckang. Enfin on arrive à la tour, près de laquelle l'eau d'une source très abondante s'écoule avec violence ; cette source jointe à d'autres alimente les lacs, les maisons de plaisance et les palais impériaux.

ii° YU-TS'IUEN-CHAN. — ■ Une belle route réservée au souverain unit ce temple au précédent, dont il n'est pas très éloigné ; on peut aller en une heure de l'un à l'autre. Sous la dynastie des Hfing, l'empereur Tchang-tsoung construisit sur cette montagne un palais nommé Fou-joun-kien ; il fit disposer des jardins, des

PEKING

grottes d'où sortaient des eaux magnifiques. Les Ming augmentèrent encore les constructions ; K'ang-si les termina définitivement et nomma ce palais King mingyuen, puis il construisit plusieurs pagodes, dont voici la nomenclature : i° Chengyen-sse, où Fo est adoré ; 2° Jen yu-kottng, où l'on vénère l'esprit de la montagne ; 3° Y a tchengpao tien, confié aux Tao-che qui y adorent leur fameux Yuhoang ; enfin

4° Taè-kiun-leou, pavillon très élevé à plusieurs étages. C'est après ce dernier monument que commence la route dallée qui conduit à Pi-yiinssc. Dans ces lieux s'élèvent trois charmantes tours, l'une en briques grises, l'autre en pierre, la troisième en briques vernissées du travail le plus soigné ; la photographie seule peut donner une idée de cette si élégante tour encore bien conservée.

Une fontaine des plus abondantes jaillit à environ 4c centimètres audessus du sol ; ses eaux se mêlent, au sortir de la pagode, avec celles de la source dont il a été parlé précédemment, puis se divisent en deux ruisseaux limpides, dont l'un coule vers le sud-est, l'autre, vers le sud-ouest. Cette eau alimentait les jeux hydrauliques du Yuen-mingvucu ; elle alimente encore aujourd'hui les lacs des palais impériaux hors de la ville, puis, arrivée à la porte Sitche-men, entre dansPéking, I remplit les rizières et lacs du Che- \ kiahaè, pénètre dans les lacs des San-kaè et va se jeter dans les fossés au sud des murailles ; quand l'eau est trop abondante, le surplus se déverse dans le petit canal qui vase joindre au Pè-ko, près de la ville de T'oung-tchcou. Il faudrait bien peu de travail pour utiliser ces eaux ) excellentes et doter Péking de bornes-fontaines ; personne ne s'en occupe, l'on continue à boire en ville l'eau des puits, eau saumâtre, nitreuse et très nuisible à la santé. Ajoutons que, le peuple chinois ne buvant que du thé, l'eau est toujours bouillie, et par là moins malsaine.

12° OUO-FO SSE, le fo couché. ■ — Au nord-ouest de Piyiin sse, à environ S kilomètres, une belle pagode a été construite sous les T'ang ; on l'appelait alors Touo-cfiom-vnao, et la montagne elle-même Kiu-pao-chan. Les T'ang}- avaient placé une statue couchée du dieu Fo, en bois de Siang-fan ; mais elle fut remplacée par

Page 1