‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 162 sur 239 · FUSILIER · texte numérisé non relu

FUSILIER

PEKING

de pièces inférieures en bronze achetées à l'étranger et fort mal entretenues. Chaque pièce avec son caisson est traînée par quatre chevaux mongols, dont le harnachement laisse beaucoup à désirer. Lorsque les chefs sont arrivés, toutecette troupe prend son rang et fait des exercices où il est difficile de comprendre quelque chose ; marche, contre-marche, volteface, simulacre de fuite, retour offensif, tout est mêlé d'après une règle qu'on ne s'explique pas, et qui date de plusieurs siècles. Les drapeaux, toujours en très grand nombre, s'agitent de tous côtés ; on fait beaucoup de bruit, une énorme consommation de poudre, et tout semble confirmer cette parole du P. Hue: « Les Chinois sont plutôt artificiers qu'artilleurs!»

Outre cette armée toute dévouée à l'empereur, puisque, selon l'expression chinoise, « elle le mange », la Chine comprend encore de nombreuses troupes composées de Chinois, mais dont les chefs

ESPINGOLIERS.

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