VOITURE DE VOYAGE A DEUX MULES
PEKING
ou noir, garnie de coussins tout en soie, et le cocher monte rarement sur le brancard, par respect pour le voyageur. Les voitures de louage à Péking sont en général peu propres ; cependant, en y mettant le prix, on a une voiture très convenable ; la mule, le cheval ou lane traînent ces voitures. On rencontre souvent des mules superbes et d'un très haut prix ; une particularité assez curieuse est que les eunuques seuls se servent de voitures traînées par des chevaux blancs et qu'ils vont toujours aussi vite que possible. Pour les voyages, la voiture est grande, sale, mais à l'épreuve des cahots ; deux mulets attelés en flèche, font 50 kilomètres par jour ; ces bêtes-là sont infatigables, comme leur conducteur, et pourvu qu'on les nourrisse bien, elles peuvent marcher nuit et joui sans jamais s'arrêter. Pour être passablement installé dans ces véhicules, on y place un matelas, des oreillers, enfin tout ce qui peut amortir les épouvantables secousses provenant des routes toujours défoncées. Quelques Européens ont disposé un caisson pour y mettre les jambes, et un bon coussin à ressorts dans la voiture ; avec ces perfectionnements, on est presque bien, seulement jamais un Chinois ne voudrait s'en servir, le progrès n'est pas apprécié dans ces contrées.