‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 200 sur 239 · CHAISE A PORTEURS AVEC LES PORTEURS DE RECHANGE · texte numérisé non relu

CHAISE A PORTEURS AVEC LES PORTEURS DE RECHANGE

CHAISE A PORTEURS. — Dans les villes du sud, on trouve partout des chaises à porteurs, légères et peu coûteuses ; à Péking, il n'y en a pas, les princes et les grands mandarins seuls sortent en chaise à quatre porteurs, accompagnés de quatre autres de rechange montés dans une voiture ; les chaises sont vertes ou bleues selon le grade. Les ministres, leur premier secrétaire et l'évêque ont droit à la chaise verte, mais le plus souvent ils se contentent, comme du reste bon nombre de mandarins, d'une voiture ou d'un cheval. On loue une chaise et des porteurs de profession quand on n'a pas les siens, mais à des prix très élevés. Pour les longs voyages presque personne n'emploie la chaise, à moins d'être vice-roi ou gouverneur. Enfin, dans les montagnes on se procure des chaises plus petites, que de vigoureux piaysans emportent rapidement, et à bas prix. Bref, dans le nord de la Chine, la chaise n'est pas, pour ainsi dire, un moyen de transport ; il y en a heureusement d'autres plus pratiques.

PALANQUIN A MULES. — On peut louer à Péking, et même à Tien-tsin, des palanquins de montagnes à deux mulets, conduits ordinairement par des Chinois mahométans. Ces palanquins sont commodes, deux personnes à la rigueur y trouvent place, et si l'on est seul, on peut y mettre 50 kilos de bagage. Il y a quelques personnes qui craignent ce mode de transport, le palanquin leur donne le mal de mer :

Page 1