‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 204 sur 239 · CHEMINS DE FER · texte numérisé non relu

CHEMINS DE FER

ordinaire est de 120 kilos; très souvent on la force et le pauvre animal plie sous le faix; il est tout écorché, maigre et semble prêt à rendre le dernier soupir; mais si on le nourrit bien, il repart bravement. Jamais le Chinois ne maltraite les animaux comme fait parfois l'Européen ; avant d'aller prendre son thé, le conducteur, exténué lui-même, desselle, bouchonne et nourrit ses bêtes ; c'est après cela seulement qu'il pense à lui-même. — Le baudet aussi est précieux ; il porte, proportion gardée, plus que le mulet ; comme lui, il va partout et toujours.

Pour les charrois, il y a de grands attelages composés de trois à huit bêtes, traînant d'immenses charrettes ; on y empile des sacs de grains, du charbon, des bonbonnes d'eau-de-vie, jusqu'à concurrence de 1800 kilos. — Il y a deux sortes de brouettes, la grande et la petite. La première, attelée d'un ou deux mulets, est conduite par un homme qui soutient le brancard et par deux autres qui maintiennent l'équilibre ; elle porte plus de Soo kilos. La seconde est simplement poussée par un homme et traînée par un autre. La roue des brouettes est au milieu, jamais à l'avant : ainsi, la charge ne pèse pas sur le conducteur, elle se répartit de chaque côté et le centre de gravité reste toujours au milieu.

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