GRANDE POTICHE MING MUSÉE DU LOIN M
PEKING
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vercle arrondi. Malgré la perfection que devait acquérir plus tard la porcelaine, il semble que les Ming aient atteint le maximum par l'intensité des couleurs, excepté pour le vert, où K'ang-si les a surpassés.
A l'avènement de la dynastie mantchoue, pendant près de cinquante années, la Chine fut en guerre et en révolution ; l'art du porcelainier ne dut point, pendant ce temps, faire de notables progrès ; cependant sous le règne de Choun-tche, premier empereur tartare, il put y avoir des artistes chercheurs qui améliorèrent, au point de vue des dessins et des émaux verts, la fabrication des Ming. Ce fut comme une époque de transition et c'est, ce semble, pour cette raison qu'on rencontre aujourd'hui dans la capitale une quantité notable de potiches à couvercle, qu'il est fort difficile d'attribuer aux Ming, à cause de leurs dessins plus corrects et presque impossible d'accepter pourduÀ"a;^- 57, à cause des rouges et des bleus qui sont évidemment de la dynastie précédente. K'angsi arriva enfin:
aimant les arts et les artistes, il favorisa l'industrie de la porcelaine, qui pendant les 60 années de son règne fit un pas de géant. Les porcelaines de K'angsi sont tout ce qu'on peut voir de plus beau en fait d'émail ; aux couleurs déjà trouvées sous les Ming, il ajouta le grand vert intense, communément appelé grand vert K'ang-si ; ce vert épais, vitreux, presque translucide, a fait donner aux vases K'angsi le nom de « Vases de la famille verte ».
Cette dénomination ne semble point exacte et les Chinois ne la connaissent pas. Sous K'ang-si en effet, on inventa bien autre chose que le vert; les violets, les noirs furent employés dans la décoration des vases, et quant à la forme, elle varia à l'infini. Parmi les plus belles pièces, citons d'abord les
CERAMIQUE CHINOISE.
vases carrés fond noir ornés sur chaque face des lleurs particulières aux quatre saisons de l'année : ils sont splendides, mais aujourd'hui presque introuvables à Péking, ayant tous été achetés pour les collections d'Europe. Citons encore ces mêmes vases carrés à fond vert clair ou jaune citron, plus rares peutêtre que les précédents.
Viennent ensuite les vases arrondis appelés pang- tsc-pi ;ng ; ceux-ci, ou bien sont décorés sur tout leur pourtour de grands motifs guerriers, ou bien sont à médaillons ; cette dernière espèce porte deux, quatre, six et même quelquefois huit médaillons à fond blanc, ornés des émaux les plus remarquables ; l'entou-