‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 220 sur 239 · VASE K'ANG-SI · texte numérisé non relu

VASE K'ANG-SI

ces sont tellement rares que c'est presque un miracle de les découvrir.

Sous Young-tckeng, successeur de Ivaug-si,

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la teinte générale des porcelaines fut sensiblement modifiée ; les couleurs devinrent un peu nébuleuses, les bleus surtout furent plus légers et un peu baveux. A leur teinte indécise, à un certain flou spécial, il est très facile de distinguer les pièces de Young-tcheng, quoique elles portent presque toujours la marque de Kang-si ; du reste, leur exécution est parfaite, les pâtes sont sans défaut et les dessins très soignés. Cette époque préparait pour ainsi dire la suivante, pendant laquelle la céramique chinoise atteignit son apogée, sinon pour les émaux, du moins pour la perfection des formes et du dessin.

K'icn-loung, artiste et amateur, donna un nouvel essor à la fabrication de la porcelaine, en s'inspirant quelquefois des idées et des procédés européens. C'est sous son règne qu'apparut pour la première fois dans les décors la vraie couleur rose, non point ce rose lie de vin déjà connu sous Ivaiig-si, mais le rose clair, le rose du Barry, qui fut, dit-on, importé de France par les missionnaires. Ce

PEKING

qu'il y a d'absolument certain, c'est que dans aucune pièce précédant JFCien-loung on ne trouvera ce rose, et que dans toutes celles de ce règne on en rencontrera toujours plus ou moins. C'est une marque infaillible pour distinguer les vases ICienloung des vases K'ang-si et Young-tcheng. Parmi les plus beaux spécimens de cette

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