N° 13. — VASE K'ANG-SI
époque, citons d'abord les grands vases aux cent cerfs (pl-lou-ping-tse), qui ne mesurent guère moins d'un mètre de circonférence et atteignent un grand prix lorsqu'ils sont authentiques. On en a fait de nombreuses imitations qui n'ont aucune valeur et sont faciles à distinguer, car elles n'ont ni le grand cachet Kien-loung, ni la finesse des vraies pièces, ni l'éclat des émaux. Notons aussi les grands vases pansus, ornés des pêches de la longévité, ou des dragons impériaux à couleurs variées.
CERAMIQUE CHINOISE.
Une des spécialités de cette époque, ce sont les vases et théières à médaillons fond blanc, décorés soit de paysages, soit surtout de groupes d'enfants faisant la procession du dragon ou manœuvrant des barques de plaisir. Dans ces pièces, les médaillons sont entourés d'un fond lie de vin violacé, orné d'arabesques polychromes. Citons enfin des vases fond vert à dessins noirs ; des jaunes soufre à dessins biens, beaucoup moins vigoureux, du reste, que ceux de K'ang-si ; des vases monochromes comprenant toute l'échelle des rouges, depuis le lang-yao jusqu'au rose le plus tendre en passant par les teintes connues en Europe sous le nom de « peau de pêche» et « fraise écrasée ».
Quelques-uns de ces vases ont une valeur fort exagérée et que l'engouement seul peut expliquer. Cette époque K'icn-loung, dont les produits rentrent dans ce qu'on appelle communément la famille rose, nom inconnu du reste en Chine, offre des spécimensadmirables; mais, pour les vrais collectionneurs,elle n'atteindra jamais la rareté, la richesse, l'éclat et la perfection des émaux de l'époque K'ang-si. Nous ne dirons rien des règnes suivants, pendant lesquels les fabricants de porcelaine se sont contentés d'imiter plus ou moins mal des chefsd'œuvre deleurs devanciers.
Cependant, depuis quelques années, on est arrivé à don-