‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 27 sur 239 · TCHOU-KO-LÉANG · texte numérisé non relu

TCHOU-KO-LÉANG

PEKING

On lit dans du Halde (t. ni, p. 66) : « Le fameux Kouang-yang-ichang, qui vivait au commencement du IIe siècle, connaissait certainement Jésus-Christ, comme en font foi les monuments écrits de sa main et gravés ensuite sur la pierre. On en a tiré

des copies qui sont répandues de tous côtés, mais qu'il est impossible d'expliquer si l'on n'est pas chrétien, parce que Kouang yangtchang y parle de la naissance du Sauveur dans une grotte exposée à tous les vents ; de sa mort, de sa résurrection, de son ascension et desvestiges de ses pieds sacrés; mystères qui sont autant d'énigmes pour les infidèles. » L'auteur ne nous dit pas où il a trouvé ces précieux documents, mais il est impossible de supposer que du Halde ait affirmé si fortement un fait de cette importance sans en avoir en mains toutes les preuves.

Ouang-kia, qui vivait en l'année 265, est l'auteur du Che-y-ki, où nous trouvons ce passage : « A la naissance de Confucius, le Ciel fit descendre la mélodieuse musique céleste et dans les airs une voix disait: Le Ciel tressaille et engendre un fils saint ; c'est pourquoi se font entendre les sons harmonieux des flûtes et des cloches, musique bien différente de celle de la terre...; cinq vieillards se rangent autour de son appartement et cinq étoiles sont descendues sur sa maison...» Ces détails sont presque copiés dans le NouveauTestament et s'appliqueraient bien mieux à la naissance du Sauveur qu'à celle de Confucius.

Evidemment Ouang-kia ne pouvait les tenir des Juifs; aurait-il donc connu la religion chrétienne?

L'empire romain est désigné dans les Annales par trois dénominations différentes : Li kien, Ta-tsin et Foulïn, ce dernier nom s'appliquant plus spécialement à Constantinople. Ces Annales ont du reste le soin d'avertir que ces trois pays n'en font qu'un sous le nom général de Ta-ts'in. « Dès l'année 97 après Jésus-Christ, l'empereur Ho-ti envoya son lieutenant Kan-iin comme ambassadeur dans le Ta-tsin. — En 166,

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